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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 10:23

voeuxespritrando2012

 

Refusons d'écouter ceux qui qui nous font peur avec la crise, l'apocalypse... Restons debout pour gravir notre Everest et trouver notre route...

Esprit rando vous souhaite de trouver ce chemin qui est le vôtre. Osez arpenter ce sentier pour vivre vos rêves et vibrer de plaisir.... Laissez éclore vos émotions positivves : la joie, le rire... pour qu'elles innondent le monde.

Très belle année à vous tous, amis randonneurs... Gardons les yeux et le coeur grands ouverts !

Par Philo - Publié dans : Divers
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 22:00

Népal-Thamel-002Népal-Bhaktapur-001Népal-Bhaktapur-044Népal-Patan-015Népal-Bodhnath-001

 

La vallée de Katmandou compte trois villes majeures : Katmandou, Bhaktapur et Patan... Les deux dernières étant classées au patrimoine mondiale de L'Unesco... Se balader dans la vallée de Katmandou, c'est comme déambuler dans un musée vivant de la culture népalaise : artisanats, architectures, temples, hindouisme, bouddhisme... Un dépaysement total : le choc est à la fois brutal et envoûtant.

 

Liens vers les albums photos :

Katmandou - Le quartier du Thamel Nepal---Thamel Nepal---Thamel

Bhaktapur - la merveilleuse cité médiévale : Nepal---Bhaktapur Nepal---Bhaktapur

Bodhnath et son gigantesque stupa : Nepal---Bodhnath Nepal---Bodhnath

Durba Square de Patan ; Nepal---Patan Nepal---Patan

La spiritualité Bouddhiste : Nepal--- spiritualité Bouddhiste Nepal--- spiritualité Bouddhiste

L'hindouisme : Nepal---Hindouisme Nepal---Hindouisme

Les népalais : Nepal---Figures-locales Nepal---Figures-locales

 

 

 

Katmandou et le quartier touristique du Thamel

Népal-Thamel-001Arrivé à Katmandou, le choc est un peu brutal.

Je suis vite saturé d'odeurs, de couleurs, de mouvements et de sons.

Des tas de détritus à ciel ouvert bordent les rues.. Les vaches sacrées, les chiens, les poules qui déambulent partout s'en donnent à coeur joie pour dénicher leur pitance. L'air est pollué, les habitants portent des masques sur le nez et la bouche pour mieux respirer.

Je suis aussi un peu surpris et écoeuré par l'attitude quasi unanime des népalais qui se raclent la gorge bryament pendant de longues secondes et crachent à tout va.

Des piétons, des hommes chargés comme des mulets, des femmes en sari aux couleurs chaudes, des rickshaws, motocyclettes, scooters, bus tata et autres véhicules se disputent les rues étroites et poussiéreuses dans un concert de klaxons et de chlochettes. Des maisons vétustes sont accrochées l'une après l'autre. Des amas de fils électriques s'entremêlent un peu partout... Je plains ceux qui entretienent le réseau.

Insalubre, vétuste, polluée, rythmée par de nombreuses coupures de courant, Katmandou réussi malgré tout à me conquérir. Je reste sous le charme de ses traditions fortement enracinées et admire l'hospitalité de sa population qui grouille de vie.

Je pars visiter le quartier touristique du Thamel. Les petites rues sont plus qu'encombrées mais regorgent de vie. Des boutiques de fringues techniques pour trekkeurs pullulent : North face, Mammut, Millet.. de grandes marques à tout petit prix qui ne laisse planer aucun doute... de la contrefçon. Hôtels, restaurants, cafés internet, bars, boutiques de toutes sortes, des commerçants prêt à négocier... Bref, on y trouve de tout  dans un capharnaüm gigantresque. Je termine la soirée dans le quartier du Thamel avec Patrice et Thia au bouddha bar en sirotant quelques Everest. L'occasion de discuter et d'échanger avec de nombreux jeunes népalais.

  Nepal---Thamel Nepal---Thamel

 

La cité médiévale et les petites rues de Bhaktapur

Népal-Bhaktapur-001Une cité médiévale à caractère rural splendide. La circulation automobile y est restreinte.

Une atmosphère particulière se dégage de Bhaktapur. Je suis très vite séduit par les étroites rues pavées qui serpentent entre les maisons de briques rouges percées de fenêtres en bois richement sculptées.

Au coeur de la ville, les récoltes sèchent au soleil. Des femmes vannent du riz et du blé à l'aide de panier en osier.

Les rues relient une série de places et de cours jalonnées de temples, de statues, de bassins et de puits. Chaque place est un musée à ciel ouvert... Je flâne de longues heures dans les ruelles de Bhaktapur...  Magique !

Bhaktapur est également la ville des artisans : tisseurs d'étoffes, sculpteurs de bois ou de métal, bronze, poteries... De nombreuses échoppes présentent leur travail.

Nepal---Bhaktapur Nepal---Bhaktapur

 

Le Stupa de Bodhnath

Népal-Bodhnath-002Bodhnath c'est un immense stupa au coeur de la ville d'une grâce et d'une pureté unique. De son dôme blanchi à la chaux à sa tour dorée ornée des yeux du bouddha, tout est parfaitement proportionné et chaque élément possède une signification religieuse bien précise.

Certains affirment même que Bodhnath contenant un fragment d'os provenant du squelette de Siddhartha Gautama, le bouddha historique.

Ce lieu pharaonique fourmille de vie. Des milliers de pèlerins se rassemblent ici chaque jour pour effectuer un parikrama : un circuit rituel dans le sens des aiguilles d'une montre autour du dôme, sous l'oeil vigilant de Bouddha qui les observe depuis la tour centrale dorée.

J'entre à mont tour dans la danse et entreprends la circonvolution, en tourannt ici et là des moulins à prières.  A côté d'un petit sanctuaire dédié à Ajima à l'extrémité nord du Stupa, je trouve une entrée qui me permet de monter sur le socle et j'observe le flot de fidèles qui déferlent autour du monument et qui se prosternent de tout leur long sur le sol de la cour.

Les allées qui entourent le stupa sont jalonnées de monastères et d'ateliers qui fabriquent des objets essentiels à la vie bouddhique comme des mandalas par exemple.

Nepal---Bodhnath Nepal---Bodhnath

Nepal--- spiritualité Bouddhiste Nepal--- spiritualité Bouddhiste

 

 

L'ensemble funéraire de Pashupatinath

Népal-Hindouisme-028Pashupatinath héberge le temple hindou le plus important du Népal. Il se dresse au bord des eaux sacrées de la Bagmati, au milieu d'étals vendant des oeillets d'inde, de l'encens, des perles rudraksha, des comques, des images de divinités et de temples hindous, de la poudre pour tika dans toutes les couleurs.

Je suis surpris par l'état de la rivière sacrée... engluée de détritus et noire de pollution .

 

Népal-Pashupatinath-001Népal-Hindouisme-030Népal-Hindouisme-029

Pashupatinath accueille également un ensemble funéraire.

Tout s'organise comme dans un spectacle. Nous sommes assis dans des gradins et observons plusieurs crémations qui se déroulent sous nos yeux. Les corps recouverts d'un linceul blanc sont déposés sur des bûchers érigés sur les ghats de crémations. L'incinération peut alors commencer. Les corps brûlent dans une épaisse fumée blanche qui se répand et nous traverse. Je mets inconsciemment la main devant mon nez et ma bouche... je me sens mal à l'aise. Je lutte même pour ne pas prendre mes jambes à mon cou. L'horreur est à son paroxysme quand le crâne explose. Cela marque la fin de la crémation ..les cendres sont alors jetées à la rivière... Dépaysant, Interpellant, Déroutant !!!

Nepal---Hindouisme Nepal---Hindouisme

 

Durba square de Patan

Népal-Patan-015Situé au sud de Katmandou, Patan que l'on surnommait jadis Lalitpur, la belle ville, est considérée comme le berceau des arts et de l'architecture newar. Patan est envahie de temples hindous et de stupas et temples bouddhistes éparpillés un peu partout dans la ville au milieu des habitations.

Nepal---Patan Nepal---Patan

 Nepal---Hindouisme Nepal---Hindouisme

Nepal---Figures-locales Nepal---Figures-locales

 

 

 

Lien vers le trek des Annapurnas

 

Népal : l'incontournable tour des Annapurnas

 

 

 

 

 

Par Philo - Publié dans : Rando à l'étranger
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 16:15

    J05-Chame-Pissang-020J05-Chame-Pissang-035J06-Pissang-Manang-016J08-Manang-Leder-020J10-Thorong Phedi-Muktinath-016

Le tour des Annapurnas est le plus beau trek que j'ai eu l'occasion de parcourir jusqu'à présent.

J'ai été enchanté par la beauté et la diversité de ses paysages : Camaîeu de rizières, champs en terrasses, forêts de connifères, hautes vallées dominées par les sentinelles du toit du monde : la magnifique chaîne des Annapurnas, et paysages plus arides comme le plateau de Jomsom...

J'ai ressenti un dépaysement total lors de la traversée de ses pittoresques villages. J'y ai vu  une myriade de cultures et d'ethnies. J'ai répété si souvent le salut local : "Namaste" et rencontré de nombreux locaux aux visages burinés, si souriants, si accueillants. J''ai apprécié le calme, la convivialité et le confort sommaire des lodges... J'ai pris des douches d'eau glacée et me suis entraîné chaque jour à répéter le geste "Tout schuss" dans le coin toilette.

J'ai été happé par la richesse spirituelle : J'ai vu le vent carresser une ribambelle de drapeaux de prières et disperser dans l'air jusqu'aux cieux, les mantras et les formules sacrées qui y sont imprimés. J'ai tourné des centaines de moulins à prière, médité très souvent. J'ai monté de nombreuses marches pour atteindre les temples bouddhistes. J'y ai été accueilli par des moines avec le thé ou le citron chaud et j'ai reçu maintes bénédictions.

J'ai marché, ennivré par l'altitude, au rythme des "zam zam" (Allez, allez...) et des"Resham Firiri". Udayra Jauki Dadama Vanjyang Resham Firiri... Et j'ai traversé le col en volant comme un coton léger pour rencontrer mon amour. Resham Firiri....J'ai ainsi pu fièrement passé le col du Thorung-la situé à 5416m d'altitude.

Je me suis délecté de Dhal Bat, de momos et de steak de yak. J'ai même consommé de l'Everest en bouteille.

Le soir, j'ai combattu le froid, blotti dans mon duvet, dès lors que le soleil se couhait derrière les montagnes...

Tout le long du chemin, j'ai rencontré des trekkeurs de toute nationalité, avec qui j'ai longuement échangé...

Bref, on ne revient pas indemne d'un voyage au Népal. Le retour fut brutal en terre de France et je me suis fait la promesse que je retournerai très vite en terre népalaise.

 

Données du trek :

Départ : Besi sahar

Arrivée : Jomsom

Distance : près de 200 kms

Altitude min.: 800 m

Altitude max: 5416m

Dénivelée positive : près de 6000m cumulée

 

Albums photos :

Album 1/3 : De Besi sahar à Pissang : Nepal-Annapurnas---Besi-sahar-a-Pissang Nepal-Annapurnas---Besi-sahar-a-Pissang

Album 2/3 : De Pissang à letdar : Nepal---Annapurnas---De-Pissang-a-Leder Nepal---Annapurnas---De-Pissang-a-Leder

Album 3/3 : De Letdar, Thorung à Jomsom : Nepal---Annapurnas---Leder-a-Jomosom Nepal---Annapurnas---Leder-a-Jomosom

 

Visages burinés rencontrées lors du trek : Nepal---Figures-locales Nepal---Figures-locales

 

Villages de montagnes... Quelques prises de vues : Nepal---Villages de montagne Nepal---Villages de montagne

 

Stupas, murs, drapeux, moulins à prière, temples.... Nombreux sont les signes qui poussent à la méditation et  à la spiritualité Bouddhiste : Nepal--- spiritualité Bouddhiste Nepal--- spiritualité Bouddhiste

 

L'hindouisme reste la religion favorite des népalais : Nepal---Hindouisme Nepal---Hindouisme

 

Pokhara : Nepal---Pokhara Nepal---Pokhara

 

 

J01-Besisahar-ngadi-002J02-ngadi-Jagat-011J03-Jagat-Dharapani-005J04-Dharapani-chame-015J05-Chame-Pissang-027

 

 Album 1/3 : De Besi sahar à Pissang : Nepal-Annapurnas---Besi-sahar-a-Pissang Nepal-Annapurnas---Besi-sahar-a-Pissang

 

Jour 1 : Katmandou - Besi sahar - Ngadi  

Près de 7h de route aujourd'hui en mini bus pour parcourir les 180 kms qui séparent Katmandou de Besi sahar (Point de départ du Trek). . Il faut d'abord sortir de Katmandou, et ce n'est pas chose facile ! Une cohorte de véhicules en tout genre : motocyclettes, scooters, rickshaws, voitures déglinguées, camions tatas parés de dessins aux couleurs flamboyantes, tente de se frayer un passage dans le désordre, soulevant sur son passage, des nuages de poussières. Je comprends mieux pourquoi tant de népalais portent des masques ou des foulards.

Ici, c'est le klaxon qui règle la circulation... "Attention, je suis là..." semble crier chaque véhicule dans ce capharnaum saturé de son.

Nous rejoignons enfin la nationale "Highway" qui s'avère plutôt ressembler à une routre départementale parsemée de trous béants. 5 à 6h de rodéo plus tard, nous arrivons à Durme. La route goudronnée se termine ici mais le mini bus poursuit sa route cette fois sur une piste carrossable... Je n'avais encore rien vu...La dernière heure de piste est particulièrement inconfortable et je suis bien heureux d'atteindre enfin Besi Sahar.

Besi Sahar (780 m daltitude) : Une horde d'équipes de trekkeurs de toutes nationalités se prépare ici à attaquer le trek des annapurnas. Je prépare mon sac à dos au près de mon équipe Thamserku Trekking. Notre sirdar donne les dernières recommandations à notre équipe de sept porteurs. Chacun d'entre eux va porter l'équivalent de 40 kilos sur le dos.

Maîté, notre guide népalais nous présente Parès et Angelsé, les deux sherpas qui vont le seconder et accompagner notre groupe tout au long du trek.

C'est parti ! Notre caravane se met en route. Nous laissons les derniers vrombissements des bus tata pour le tumulte régulier et rassurant de la rivière Marsyangdi qui va nous accomagner quasiment jusqu'au Thorung la. Nous rejoignons assez vite le village de Khudi où nous passons aux dessus des eaux bouillonnantes de la rivière en empruntant notre premier grand pont suspendus.

D'ici, nous dit Maïté, nous pouvons apercevoir par temps clair le Manaslu (8163m) et l'Himal Chuli (7893m)... Mais le temps est couvert, la brume qui baigne le paysage a engloutit les montagnes et nous empêche de distinguer ces sommets altiers.

    J01-Besisahar-ngadi-001Nous traversons des champs de rizières où des femmes s'affèrent à la récolte. Nous passons plusieurs villages,  riches en lodges pour atteindre en une petite heure trente de marche notre premier hébegement situé à Ngadi (950m). Un lodge sommaire mais confortable. Je partage la chambrée avec Patrice. Une première douche froide qui annonce la couleur (nous n'aurons pas d'eau chaude durant toute la durée le trek :-)). Un petit thé... Je pars à la découverte des quelques lodges du village avec ma lampe frontale. Je fais la rencontre de Gaël, un français suisse d'un groupe Terre d'aventure situé dans la lodge voisine. Après un bel échange, je rejoins mon groupe pour un très bon repas ponctué par des coupures régulières d'électricité, très courantes au Népal. Mais les locaux gardent le sourire. Des jeunes filles du village ont préparé une petite danse en signe d'accueil.

 

Jour 2 :  Ngadi - Jagat (1310m)

 

Le temps est très couvert aujourd'hui, il pleut même...Nous entâmons les choses sérieuses. Une rude montée jusqu'à Bahundanda (1300m) , la colline des brahmanes. Le paysage accueille de magnifiques espaces de cultures en terrasses. Le riz d'un magnifique jaune doré est prêt à être fauché.

Une petite halte à Bahundanda pour déguster un petit citron chaud et arrivent les premières rencontres avec les enfants puis les adultes locaux. Toujours de merveilleux moments.

Nepal---Figures-locales Nepal---Figures-locales

 

La piste descend alors brusquement sur lili bhir, puis continue à découvert jusqu'à Ghermu (1140m) ou nous déjeunons. Le trek des annapurnas est très fréquenté. De nombreux trekeurs attendent d'être servi. Mais notre sirdar, qui nous devance avec son équipe de porteur, fait bien les choses. A peine arrivée, déjà servis sous l'oeil étonné, voir révolté des autres trekeurs.

J02-ngadi-Jagat-008Le sentier descend alors à Syange (1080m) et passe sur la rive ouest de la Marsyangdi par un pont suspendu. Il monte alors en pente raide à flanc de falaise. Nous croisons de nombreux porteurs.

Sur le bord du chemin, des ouvriers attaquent la pierre à la baramine afin de déposer de la dynamite et poursuivre la piste.

Une trekkeuse du groupe Terre d'aventure qui regarde la scène chute lourdement et glisse de plus de cinq à six mètres de la falaise. Plusieurs guides se jettent à son secours. Plus de peur que de mal !

Nous atteignons le village de Jagat et notre lodge pour la nuit. Le village de Jagat est une moyenne bourgade. J'en fait le tour accompagné de Patrice et de Parès. De jeunes ados jouent leurs roupies aux dés. Le village est bondé de trekkeurs dispersés dans les diverses Guest house bigarrées.

 

Jour 3 : Jagat  - Dharapani (2000m)

J03-Jagat-Dharapani-035Zam zam... Nous suivons d'abord une piste qui grimpe à travers la forêt vers Chamje (1410m). Des sifflements stridents annoncent le passage d'un convoi de mules ornées de ponpons comme pour la parade. Il faut alors se frayer un chemin parmi cette cavalerie surchargée qui bouscule sans ménagement le trekkeur. Ces chassés-croisés avec les mules, parfois sur des sentiers très escarpés, vont se répéter souvent dans la journée et les journées suivantes tout au long du trek. J'en tire une expérience... Mieux vaut s'arrêter, se coller à la paroi rocheuse et laisser passer le cortège.

Un peu plus loin, de chaque côté du sentier, de vertes étendues de canabis poussent comme du chiendent. Les locaux récupèrent les graines pour la cuisine nous précise Maïté.

Nous franchissons encore un pont suspendu. Un embouteillage s'est formé pour laisser passer une file de mules. Nous suivons alors la vallée par un chemin qui grimpe vers Tal (1700m) pour nos premiers vertiges à flanc de coteau. Tal a des allures de bourg du Far West.

Le chemin devient plus escarpé... Taillé dans la roche.. Nous escaladons un escalier de pierre, traversons deux ou trois pont supendus. Nous marchons alors sous une cascade, à moins qu'il ne s'agisse des larmes d'une déesse, émerveillée par la beauté du lieu... Un bel effet brumisateur ! 

Un dernier pont supendu et nous gagnons lee village de Dharapani dont l'entrée est marquée par un chörten typique des villages d'influence tibétaine. Notre lodge se trouve au tout début du village.

  

Jour 4 : Dharapani - Chame (2700m)

J04-Dharapani-chame-013 

La brume a progressivement envahit toute la vallée cachant la majesteuse châine de montagnes. Le Lamjung Himal (6393m), L'Annapurna II (7939m) et le Manaslu (8163m) devraientt être en point de mire mais le ciel n'est que coton.

Après une heure de marche, nous arrivons au village de Bagarchap... Les moulins à prières, les murs de prières font maintenant leur apparition partout dans les villages. Nous faisons un bout de route avec trois charmantes danoises accompagnées d'un guide et de deux porteurs. Dans le village de Danaque, des enfants font tourner un gigantersque moulin à prières magnifiquement décoré. Je leur offre quelques gâteaux.. La nouvelle a vite fait de se répandre.. Tous les enfants du village rappliquent et se partagent le paquet.

Après Danaque, le sentier monte alors abruptement jusqu'à Timang puis traverse une pinède.Un porteur dévale la pente chargé de quatre énormes poutres. Impressionant !

Nous déjeunons au vllage traditionnel de  Thanchok... Accompagné de Christian, Je prends un peu d'avance sur le reste de mon groupe, et rejoint le groupe Terre d'aventure où je retrouve Gaël, accompagné de sa femme Myriam et d'Aurélie. Je prends des nouvelles de leur compagne de route qui a lourdement chutée il y a deux jours et nous partageons nos ressentis sur ce début de trek. Encore de précieux échanges.

J'attends un long moment le reste du groupe pour passer le check post avec le permis de trek et atteindre le grand village

de Chame, chef lieu du district de Manang. Notre lodge se trouve tout au bout du village en face d'un très beau pont suspendu.

Myriam et Gaël, que j'ai croisé plus haut dans le village, me proposent de les accompagner à la source chaude. A cet endroit, fracassante, la rivière Marsyangdi bouillonne dans un dédale de roches. Nous terminons la soirée en flânant dans les nombreuses boutiques du village. Je dégôte un bonnet qui sera fort utile pour les journées suivantes du trek.

 

Jour 5 : Chame - Pisang (3200m)

J05-Chame-Pissang-0275h45... Le réveil offre un spectacle époustoufflant annonciateur d'une journée enchanteresse. Le temps est découvert, on aperçoit le sommet enneigé du Manaslu... Au loin, se dessine la chaîne des Annapurnas qui pointe ses plus hauts sommets.

Nous passons à gauche d'un mur de mani comme le font les bouddhistes et quittons chame... Le sentier traverse alors une épaisse forêt, dans une vallée étroite et encaissée, dominée par des falaises impressionnantes. Le sentier continue de monter vers Dikhur Pokhari. Je fais la connaissance de quatre treekeuses allemandes, amatrices de photos. Je leur vante les bienfaits de mon harnais trekking qui m'évite bien des douleurs dans le cou. Elles sonst séduites par l'ingéniosité du harnais. Nous faisons un bout de chemin ensemble.

Nous gagnons finalement assez vite le village de Pissang. Il est encore tôt. Nous montons jusqu'à Upper pissang (le vieux village) pour aller admirer un édifice constitué de 152 moulins à prières.... Après une ascension de 200 m de dénivelée, nous atteignons le monastère bouddhiste... Le groupe d'Allemande est avec nous. Des moines nous offrent le citron chaud. La vue est magnifique... Les drapeaux de prières représentant les cinq éléments jaune (la terre), vert (le vent), rouge (le feu), blanc (l'eau), bleu (le ciel, l'univers) recouverts de mantras volent au vent et répandent dans l'air les paroles sacrées.

Fasciné par la spiritalité qui émane de ce lieu, Je promets d'y revenir le lendemain à l'Aube... Ce que je fais dès 5h30, je suis accueillis au sommet à 6h du mat par un moine qui m'offre le thé... Je profite avec un acolyte américain, passionné, lui aussi de photos, du levé du soleil sur Pissang.

 

J06-Pissang-Manang-030J07-Manang-004J07-Manang-014J07-Manang-023J08-Manang-Leder-021

 

 

Album 2/3 : De Pissang à Ledar  :Nepal---Annapurnas---De-Pissang-a-Leder Nepal---Annapurnas---De-Pissang-a-Leder

 

Jour 6 : Pisang - Manang (3540m)

J06-Pissang-Manang-036Maité nous a vanté cette journée comme l'une des plus longues et les plus belles du parcours et il n'a pas menti. Cette longue étape va tenir toutes ses promesses. Un panorama somptueux, exceptionnel tout au long de la journée : l'énorme barrière glaciaire des versants nord des Annapurnas IV, II, III, Gangapurna et Tarke Gyanks. Magique !

Nous prenons l'itinéraire Nord via Ghyary. Le sentier monte très vite en pente raide. Je suis en grande forme et j'avale la pente à grandes enjambées, accompagné de Dominique. Nous progressons rapidement comme dynamisé par le paysage somptueux... Annapurna Four, Annapuran Two, Annapurna Three, les mots résonnent dans nos têtes et dans nos coeurs.. et c'est au rythme des Resham Firiri que nous progressons comme un coton léger en doublant de nombreux groupes de trekkeurs dont certains sont à l'agonie.

Nous rencontrons nos premiers yaks en bord de sentier. Je m'approche pour prendre une photo tandis qu'un guide me met en garde. Attention, les yaks se mettent souvent à charger le trekkeur. L'une des bestioles qui nous barre maintenant le chemin, n'a en effet,  pas l'air commode.  Nous atteignons Ghyaru près de 3/4 d'heure avant les derniers de notre groupe. Je profite de ce temps d'attente pour effectuer de belles prises de vue du paysage. Je bouge pour ne pas trop me refroidir.

Un petit citron chaud partagé avec le groupe et nous continuons la route sur ce magnifique sentier blacon des Annapurnas. Nous déjeunons à Ngawal en intérieur. Il commence à faire très froid... Nous traversons le village de Mungji puis la piste atteint le pittoresque village de Bragha. Nous effectuons un détour par son non moins pittoresque gompa : Un monastère bouddhiste très différent de celui de Pissang. C'est littéralement épuisé par cette longue journée que nous arrivons à notre lodge située à Manang.

 

Jour 7 : Manang (3540m) - Praken Gompa (3960m)

 

J07-Manang-025Journée d'acclimatation à Manang. Dans les rues poussiéreuses, de nombreux trekkeurs désouevrés, errent mains dans les poches et bonnets vissés juqu'au yeux en attendant la mobilisation de leurs globles rouges. Les jambes habituées à leur 7 ou 8h de marche quotidiennes, ont un peu de mal a acceptées cette rupture de rythme et tournicotent le long des murs de pierres sèches. De grands panneaux invitent à rentrer dans des salles de projection où des sièges, recouverts de peau de yaks, sont disposés devant un écran qui diffuse aux candidats au col des joyaux cinématographiques tel qu'Into the wild ou Seven years in Tibet...

Nous partons pour une balade d'acclimatation à l'altitude afin de minimiser le risque de mal des montagnes. Nous grimpons jusqu'à 4000m en rejoignant le gompa de Praken. Là haut, un moine de 95 ans nous offre sa bénédiction et incante des prières afin que nous franchissions le col de Thorung La dans de bonnes conditions.

 

Jour 8 : Manang (3540m) - Letdar (4200m)

J08-Manang-Leder-024Les choses sérieuses commencent. Il faut faire ses adieux aux eaux perses de la Marsyangdi et s'engoufrer dans la vallée de la Jarsang Khola.. 2000m de dénivelée nous séparent encore du col.

Nous acceuillons à partir de maintenant un nouveau sherpa et une mule qui porte notre caisson hyperbare en cas de nécéssité.

La piste monte maintenant régulièrement. La végétation plus rase, se raréfie au fur et à mesure que l'on approche Yak Kharkhka (4020m) puis de letdar (4230m). Nous stoppons ici pour la nuit. Par souci d'acclimatation, nous montons 150 à 200m de dénivelée sur une colline au dessus de notre lodge. Il fait très froid. Le soleil se cache derrnière la montagne dès 16h et le froid glacial fait alors son apparition. Pas de chauffage dans la pière commune... Maîté nous fait une petite démonstration avec le caisson hyperbare. J'ai trop froid. Je n'ai qu'une envie, rejoindre au plus vite mon duvet et ne plus en bouger.

1h du mat, je me lève avec un sérieux mal de crâne. Je dois aller aux toilettes. Je dois faire un effort violent pour sortir de mon nid douillet, remettre mes pompes et me confronter au froid glacial de la nuit. Il gèle. Mon coeur palpite à grande vitesse.

 

J09-Leder-Thorong Phedi-059 J09-Leder-Thorong Phedi-075J09-Leder-Thorong Phedi-080J10-Thorong Phedi-Muktinath-018J10-Thorong Phedi-Muktinath-033

 

Album 3/3 DeLetdar à Jomsom : Nepal---Annapurnas---Leder-a-Jomosom Nepal---Annapurnas---Leder-a-Jomosom

 

Jour 9 : Letdar (4200m) - Thorung Phedi (4500m)

J09-Leder-Thorong Phedi-075La nuit à 4200m a laissé des traces.... Les organismes ont souffert. Tout le monde a la tête dans le sac ce matin.

Chacun pense au passage du col qui occupe de plus en plus les conversations. Pour ma part, j'ai un mal de crâne persistant qui résiste à l'aspirine. Pas d'autres symptômes inquiétants...

Je réalise d'un seul coup que nous avons tourné notre dernier mani korlo hier... Il n'y a plus de village désormais jusqu'au col, que des pentes bouclées d'argousiers et de bouleaux nains, des prairies alpines, de sombres ravins où des torrents glacés viennent faire des vocalises.

Maîté a prévenu.... Plusieurs personnes du groupe présentent des signes inquiétants. Inutile de courir après le mal des montagnes. L'étape sera très courte. Il préfère que nous passions la nuit à Thorong Phedi (4500m) plutôt qu'au High camp (4800)

L'étape est effectivement courte mais de toute beauté.

Nous laissons les derniers troupeaux de yaks, traversons un dernier pont suspendu face au Chulu west. Nous marchons désormais dans un paysage de haute montagne. La végétation a quasiment disparue. L'air est froid, le vent glacial souffle fort par endroit.

Nous franchissons une zone d'éboulis particulièrement dangereusese juste avant de rejoindre Thorung Phedi que nous atteignons à midi.

 

Jour 10: Thorung Phedi (4500m) - Thorung La (5416m) - Muktinath (3700m)

3h du matin.. C'est le jour J : le point d'orgue du trek : le passage du col deu Thorong La. La journée la plus longue du trek (8 à 9h de marche) L'objectif est d'atteindre le col en début de matinée pour rejoindre Muktinath en tout début d'après midi. Plus tard, le vent quotidien très violent rend la progression très pénible.

Mal réveillé et pas lavé, le coeur au bord des lèvres, frissonnant dans la nuit froide, la lampe frontale fixée sur le bonnet... Toute l'équipe est là... Maîté examine l'état des troupes et décide : Monique qui a de fortes palpitations fera l'ascension à dos de mule.

J10-Thorong Phedi-Muktinath-018Pour les autres, commence alors la rude ascension. Notre lente procession se met en marche, très vite suivie par d'autres groupes de trekkeurs. On titube sur le sentier en repérant le sol au faisceau de nos lampes. La nuit est belle, immense et calme. Les silhouettes des montagnes grandissent peu à peu. Un balet de loupiotes illumine le ciel... Les lampes frontales se mêlent aux étoiles et dansent au rythme de nos pas.  2h, 3h de marche... Le levé du soleil illumine bientôt la montagne et ses versants enneigés... J'accélère le pas, saoulé d'endorphines, ces délicieuses drogues endogènes...J'approche petit à petit de l'extase... Une pointe d'essouflement... Mais le col est à vue... Nous l'atteignons après 4h30 d'ascension. Une horde de trekkeurs joyeux se congratulent et entament ici ou là des danses et des cris de victoire. Les déclencheurs d'appareils photos crépitent.... Instants de pure émotion... Magique ! Je tiens la pose avec Patrice et l'une de trekkeuse allemande qui nous a rejoint pour l'occasion, puis avec Parès....

Mais il faut vite se reconcentrer sur l'étape qui est loin d'être terminée. Nous devons maintenant redescendre sur Muktinath. Une descente abrupte de 1700m de dénivelée... Une descente qui semble sans fin. Nous pénétrons dans le district du Mustang, l'ancien et mythique royaume de Lo. Une belle journée, particulièrement éprouvante...

 

 

Jour 11: Muktinath (3700m)  - Jomsom (2795m)

 

J11-Muktinath-Jomosom-015Le paysage a littéralement changé... Il est désormais totalement minéral, transhimalayen désertique jusqu'à Jharkhot (3500m). J'ai rejoint le groupe De terre d'av dans la descente. Je marche près d'une heure avec Myriam. J'improvise un petit cours sur l'imagerie numérique pour répondre à ses multiples questions.

Je retrouve mon groupe sur la large  piste un peu avant Khingar... Nous plongeons alors vers le village médiéval de Kagbeni (2840m). Nous parcourons ses charmantes ruelles.

Après le repas, nous gagnons la rivière Kali Gandaki que nous suivons jusqu'à Jomsom. Le fond de la vallée, large et pierreux, est balayé par un vent violent que nous fait face. Le port des lunettes et d'u maque ou d'un foulard est plus que recommandée... La progression est très pénible jusqu'à Jomsom.

 

 

 

Jour 12:  Jomsom (2795m) - Katmandou

 Retour via un Dornier 228, un petit bimoteur de 15 places de la compagnie Tara air jusqu'à Pokhara.... Une petite petite de Pokhara et le retour vers Katmandou via Yéti airlines

 

Lien Album photos pokhara :

  Nepal---Pokhara Nepal---Pokhara

 

Népal-Pokhara-012

Par Philo - Publié dans : Rando à l'étranger
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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 23:00

  LacBlanc-051LacBlanc-106LacBlanc-147LacBlanc-183LacBlanc-210

Données de la rando

Durée : environ 7h (dont 3h de montée, 2h de descente et 2h de balade sur le site du lac Blanc)

Altitude départ : 1417 m

Point culminant : 2352 m

Dénivelée : + 1216 m

Description : un itinéraire incontournable  de la vallée de Chamonix. Un panorama inoubliable sur la chaîne du Mont Blanc et sur le massif des Aiguilles rouges.

Accès : Depuis Chamonix, prendre la direction d'argentière. Après avoir dépassé le village, continuer la route jusqu'à dépasser Tré-le-Champ. Le parking se situe au début du col des Montets environ 500m après tré-le-Champ.

Difficulté : Difficile

Carte IGN : 3630 OT

Album photos de la rando :  Mont-Blanc---lac-blanc Mont-Blanc---lac-blanc

 

Fil de la rando

Nous stationnons à proximité du Chalet de la réserve naturelle des Aiguilles rouges et empruntons un petit sentier qui indique la direction Lac Blanc (3h). Le sentier semble débonnaire. Il traverse le jardin botanique. Des inscriptions nous renseignent sur quelques specimen de la flore locale... Mais très vite, le sentier s'élève... Ca monte, Ca monte raide. Le chemin enlace la pente, se blottit aux creux du ravin. L'asecnsion est rude mais la vue tellement incroyable qu'on en oublie presque la forte dénivelée. Face à la montagne des posettes, on découvre au nord les montagnes de Barberine et d'Emosson sous un grand soleil matinal. Au sud, l'imposante aiguille Verte et les Drus enneigés scintillent. Nous progressons doucement mais surement... L'ascension s'oriente maintenant au sud pour ouvrir la vue sur la vallée de Chamonix où le massif du Mont Blanc apparaît progressivement. Après une longue série de lacets, nous franchissons une zone plus escarpée faite de blocs de rochers et nous nous hissons sur un replat au pied d'une falaise. Nous foulons une belle prairie d'altitude qui a revêtit son habit d'automne. La montée se fait maintenant plus douce. Les aiguilles rouges apparaissent à notre droite. Le sentier poursuit et alterne montées et descentes douces jusqu'à atteindre les deux premiers lacs de Cheserys. Une nouvelle pente nous mène au lac supérieur de Cheserys qui offre une manifique vue sur la chaîne du Mont Blanc. Un groupe de randonneurs profite de cet endroit paisible pour pique-niquer aux abords du lac. Encore une centaine de mètres de dénivelée et pas les moindres... Nous franchissons un dédale de blocs pentus à l'aide d'une échelle metallique puis gravissons quelques dizaines de marches de bois. Le chalet du lac blanc est à vue.. Nous franchissons un dernier gros bloc rocheux et débouchons devant un petit refuge... Le lac apparaît, serti dans son écrin de roches. Niché dans le cirque de l'Aiguille de Belvédère et des aiguilles Crochues. Un véritable bijou ! Nous sommes maintenat au milieu de la carte postale... Nous dénichons un emplacement sur les hauteurs du lac pour nous détendre et découvrons qu'en réalité, le lac Blanc est constitué de deux lacs. La lumière est très forte, trop forte... Je n'arrête pourtant pasde déclencher l'obturateur... Le spectacle est fabuleux.. Mais je me jure de revenir un jour bivouaqué ici pour profiter de la lumière du levé et du couché ...

Nous partagerons notre pique-nique avec des chocards à bec jaune. Je laisse Benja se reposer une petite heure. Je pars sur un sentier disque jaune qui grimpe en direction des Aiguilles rouges et me promène au milieu d'un dédale pierreux pour rejoindre enfin Benjamine qui m'attend sur les hauteurs au dessus du Chalet du lac.

Après près de 2h magiques sur le site du lac Blanc, nous decidons de prendre le chemin du retour. Une longue descente qui mène à rude épreuve nos tendons. La descente est ponctuée par la rencontre de bouquetins peu craintifs.... une très belle journée. Nous regagnons notre bivouac.

Par Philo - Publié dans : Rando dans les Alpes
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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 23:55

 Prapators-006Prapators-021Prapators-022Prapators-030Prapators-047

Données de la rando

Durée : 3h15

Altitude départ : 1238 m

Point culminant : 1844 m

Dénivelée : + 650 m

Accès : Depuis Chamonix, rejoindre le hameau de Lavancher. Se garer au terminus de la route.

Description : Une belle boucle qui permet de découvrir de beaux points de vue sur les sommets de plus de 3000m de Chamonix et sur la mer de glace. 

Difficulté : Moyen

Carte IGN : 3630 OT

Album photos de la rando :  Mont-Blanc---Tete-des-Prapators Mont-Blanc---Tete-des-Prapators

 

Le fil de la rando

Du terminus de la route, nous suivons un sentier en forêt qui indique le Chapeau. Le sentier s'élève d'abord doucement puis un plus durement jusqu'à atteindre la buvette du Chapeau. De belles ouvertures nous laissent admirer la vallée de Chamonix et ses plus hauts sommets. La cascade du Chapeau apparaît soudain sous une pluie d'éclats cristallins.

Je motive Benja qui peine dans la pente... "Encore une centaine de mètres et je te paie un coca..".La buvette est fermée ! Tant pis pour la boisson fraîche.. Nous profitons des tables aménagées pour déguster notre pique-nique.

Après le repas, nous rejoignons le point de vue sur la mer de glace. De là, nous pouvons mieux admirer la Mer de Glace  et les stigmates laissés par le réchauffement climatique. Tout à fait en bas du couloir, deux petits lacs récents sont retenus par la moraine frontale.

Nous revenons sur nos pas afin de retrouver le sentier qui indique la direction des "Prapators par sentier escarpté". La tête des Prapators...  Allons-nous découvrir les vestiges d'un animal préhistorique retrouvé là naguère ou escalader une montagne à la forme du casque de Dark Vador ? Nous n'en savons rien mais le nom est prometteur et le sentier escarpé tient toutes ses promesses. Il monte raidement en lacets dans la combe du torrent du Chapeau. Après avoir passé une infrastructure bétonnée, le chemin s'élève encore un peu plus jusqu'à atteindre un câble et une petite échelle metallique facilitant un passage délicat. Quelques minutes plus tard, nous sommes au sommet de la tête des prapators. Au milieu de la forêt, un panneau indique fièrement 1844 m. Il n'y a pas grand chose à découvrir ici mis à part un gros tronc d'arbre mort sur lequel des randonneurs, et des amoureux ont gravés un signe de leur passage. Mais où est donc caché le prapator... Ce nom restera pour nous une énigme ;-D

De la tête, nous descendons dans la forêt et rejoigonons la montagne de la Pendant, puis plus bas, nous empruntons la direction du Lavancher. Une descente soutenue nous ramène au point de départ de la rando.

Par Philo - Publié dans : Rando dans les Alpes
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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 23:00

Peclerey-001Peclerey-006Peclerey-047Peclerey-084Peclerey-090

Données de la rando

Durée : 3h15

Altitude départ : 1386 m

Point culminant : 1967 m

Dénivelée : + 602 m

Accès : Depuis Chamonix, rejoindre le village d'Argentière, emprunter la route direction Montroc et le Tour, puis au croisement du petit tunnel sous la voie ferrée, prendre à droite la direction du hameau du Planet qui rejoint le parking.

Description : Coincée entre le glacier d'Argentière et le glacier du Tour, la montagne de Peclerey est un immense belvédère sur le massif des Aiguilles rouges et le grand balcon Nord de Chamonix.

Difficulté : Moyen

Carte IGN : 3630 OT

Album photos de la rando : MontBlanc---Montagne-de-Peclerey MontBlanc---Montagne-de-Peclerey

 

Le fil de la rando

Nous sommes partis de Troyes la veille au soir et sommes arrivés dans la nuit à Argentière où nous avons terminés la trop courte nuit dans la voiture. Réveillés à l'aube, nous prenons, la direction du parking du Planet, point de départ de la rando.

L'ancien Hôtel du planet a servi de décor au dernier film de Clint Eastwood : "Au delà"

Le temps est superbe en cette fin de mois de Septembre. Le ciel est bleu,l'air est doux et les couleurs chatoyantes de l'automne colorent ici où là la montagne... Bref, c'est l'été indien...

Du parking, nous prenons la direction du Tour suggéré par un panneau. Le sentier remonte la prairie puis s'engouffre assez vite dans une forêt de mélèzes, de sapins et de pins. Une trouée dans les arbres offre un très beau tableau du village du Tour en contrebas. A une intersection, nous laissons de côté le sentier qui mène au village du Tour pour un chemin panneauté "Le peclerey". Le chemin s'élève maintenant de façon plus abrupt dans la forêt. De très belles percées nous laissent entrevoir furtivement tantôt le massif des Aiguilles rouges, tantôt le massif du Mont Blanc. Ces fenêtres naturelles proposent chaque fois un spectacle étonnant, magique. Elles sont l'occasion de multiples arrêts et permettent de récupérer toute l'énergie que nous dépensons dans l'ascension des lacets en pente raides.

Après une petite heure de marche, la sente rejoint le sommet du Peclerey. Le Mont Blanc et l'imposante aiguille des grands Montets s'offrent à nous. Bien qu'elle ne culmine qu'à 3297 m d'altitdude, l'aiguille nous paraît, vue d'ici, bien plus haute que le Mont Blanc. Un bel effet d'optique !

Le sentier rejoint l'alpage de Peclerey et un petit abri de pierre. D'ici, le panorama est grandiose : Le massif des Aiguilles rouges, le massif de Perrons, la montagne des posettes, la montagne de Balme (frontière entre la France et la Suisse) et derrière au loin, les sommets Suisses : la tour Salière, Bel Oiseau, les Dents du Midi, le Luisin, la Croix de Fer. Notre oeil se perd à l'horizon pendant de longues minutes.

Nous poursuivons alors le sentier en direction du glacier du Tour. Le chemin progresse au milieu d'un tapis mordoré. Il fait bon déambuler au milieu de cet alpage aux tons d'automne enchanteurs. Le glacier du tour apporte à très beau contraste au paysage. Arrivés au pieds du glacier, nous descendons vers le village du Tour et rejoignons plus bas la forêt du grand Chantet qui nous reconduit à notre point de départ.

Il est à peine midi... nous reprenons la voiture et partons en direction du hameau du Lavancher pour entâmer une seconde randonnée : la tête des prapators.

 

 

 

Par Philo - Publié dans : Rando dans les Alpes
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Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 19:00

             Saolourenco103CaldeiroVerde002CaldeiroVerde143Levadadonorte134PicoRuivo-019

Climat subtropical, végétation luxuriante, littoral escarpé, précipices, pics altiers, vallées encaissées, chemins accidentés de montagne, levadas, Madère possède de nombreux atouts, des paysages sauvages diversifiés qui en font un véritable paradis terrestre pour le randonneur. Recouverte au deux tiers de forêts, elle ressemble à une montagne verte, un jardin qui flotte sur l'océan.

Je profite d'une semaine de congés avec mes filles : Manon et Morgane pour organiser un trek sur les sentiers de Madère et goûter aux multiples charmes de l'île.

Les premières étapes nous permettront de découvrir le littoral et ses hautes falaises qui se jettent à pics dans l'océan. Nous foulerons ensuite les sentiers de levadas. ces canaux d'irrigation de l'île offrent de magnifiques balades au travers de tunnels creusés dans la montagne. Nous terminerons enfin par deux étapes difficiles de hautes montagnes.

 

Albums photos

Pointe de Sâo Lourenço : Madere---Sao-Lourenco Madere---Sao-Lourenco

Levada de canciçal : Madere---levada-de-canical Madere---levada-de-canical

La caldeirao Verde : Madere---la-Caldeiro-Verde Madere---la-Caldeiro-Verde

La levada do Norte : Madere---levada-da-norte Madere---levada-da-norte

L'ascension du Pico Grande : Madere---Pico-Grande Madere---Pico-Grande

Le pico Ruivo par le pico Arieiro : Madere---Pico-Ruivo Madere---Pico-Ruivo

 

 Organisation, équipement

 

Pour préparer ce trek, j'ai utilisé les guides suivants :

  • ROTHER Guide de randonnées. Madère Les plus belles randonnées de levada et de montagne
  • SUNFLOWER BOOKS Madère randonnées et excursions
  • Le petit futé Madère
  • La carte Madeira Tour & Trail 1:40000 (New 6th Edition)
  • Internet pour m'inspirer des treks proposés par les principales agences de trekking et pour la recherche des hébergements
  • Les horaires de bus de la compagnie de transport SAM http://www.sam.pt/carreiras-regulares/horários.aspx
  • La compagnie aérienne Tap portugal http://www.flytap.com/France/fr/PageDAccueil

Concernant l'équipement, outre les habits classiques de randonnées :

  • De bonnes chaussures de marche notamment pour les sentiers de montagne très exigeants
  • Une lampe frontale est indispensable. Les levadas passent sous de nombreux tunnels dont certains font quelques centaines de mètres.
  • Une boussole
  • Une cape de pluie. Le temps peut changer très vite à Madère
  • Un coupe vent et une polaire pour la pointe de Sâo Lourenço exposée plein vent et pour les montagnes.

Le trek au fil des jours

 

Jour 1 : Un atterrissage impressionnant, une belle frayeur

Départ de Paris Orly terminal Ouest ( vol Tap Portugal TP443) à 10h35 à bord d'un A319. Atterrissage à Lisboa à 12:00 (heure de Lisbonne -1h00 par rapport à Paris)

Transfert au terminal 2 de Lisbonne et départ à 14:30 (vol Tap portugal TP1627) pour un atterrissge à 16:30 à l'aéroport international de Madère à proximité de Santa Cruz.

L'atterrissage est impressionnant. La courte piste est construite en partie sur la mer. L'avion réalise un premier passage ce qui nous laisse le temps d'admirer la minuscule piste d'atterrissage ainsi que la pointe de Sâo Lourenço. Il effectue alors un demi-tour pour s'aligner dans l'axe de la piste et là, on commence à avoir très peur... Le vent souffle fort ici. Les ailes quitte le plan horizontal et l'avion bascule de droite à gauche pendant toute l'approche... quelques rumeurs et petits cris se font entendre ajoutant un peu d'angoisse. Lorsqu'il est dans l'alignement de la piste, l'A319 entame une descente brutale vers la mer. Crispés, arnachés à nos accoudoires, le brouhaha devient encore plus inquiétant. Ma voisine fait un signe de croix... Ca y est, l'avion vient de toucher le sol, il freine brutalement... On voit passer l'aérogare sur le côté, puis plus rien, où du moins si de l'eau. Nous sommes sur le bout de piste sur pilotis.L'avion stoppe enfin... Le silence de mort fait place à un tonnerre d'applaudissements et d'acclamations. Ouf !! L'avion effectue un demi tour pour nous déposer à l'aérogare. Un beau moment de frayeur. Mieux vaut être prévenu à l'avance. L'atterrissage à Madère est considéré comme l'un des plus difficiles à cause du vent.

Après avoir récupéré nos bagages, nous louons les services d'un taxi qui nous mène à Machico (5 minutes de l'aéroport) pour rejoindre notre premier hébergement : Residencial AMPARO où nous resterons deux nuits.

 

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Jour 2 : La spectaculaire côte rocheuse de Sâo Lourenço

 

La pointe de Sâo Lourenço est une presqu'île située à l'extrème Est de l'île de Madère. Battue par un vent fort, quasiment dépourvue de végétation, elle semble désertique et contraste complètememt avec la majeure partie des sentiers de l'île si recouverts de verdure.

Départ : Baie d'Abra accessible via le bus n°113 en partance de Machico

Distance : 8,5 kms

Temps de marche : environ 3h

Dénivelée :  180m de dénivelée positive

Difficulté : Facile à moyen. Randonée sur des sentiers rocailleux. Les passages virtigeux sont sécurisés. Le vent souffle fort. Il faut avoir le pied sûr.  La montée est raide pour atteindre le pico do furado

Lien vers l'album photos : Madere---Sao-Lourenco Madere---Sao-Lourenco

Le fil de la rando :

Nous partons de notre hôtel situé à Machico à 8h30. Nous dégôtons un petit commerce à proximité, dans lequel nous achetons le necessaire pour notre pique-nique et rejoignons le terminal central des bus. A 9h20, nous montons dans le bus n°113 (1€30 le ticket) en direction de la Baie d'Abra.

A la descente de bus, nous constatons que ce parcours de randonnée est très prisée. le parking est rempli de voitures et de bus de tourisme. Une pancarte donne des informations sur l'itinéraire et sur les particularités de la presqu'île. Nous empruntons un peu plus loin le sentier PR8 en direction Cais do Sardinho. Le sentier descend dans la vallée et rejoint un chemin fait de madriers. Le ciel est très couvert. La brume nous recouvre d'un seul coup et une pluie fine nous asperge... Vite les kway !!

Nous distinguons la presqu'île tendue comme un doigt dans la mer. Au loin, un rocher percé au dessus des flots avec, le surplombant, le sommet de l'imposant pico do Furado (le "percé"). Le sentier rocailleux alterne entre montées et descentes avec des passages très exposés au vent. La pluie fine qui tombe fortement a vite fait de nous détremper. Au bout de 15 minutes de marche, nous croisons un autre sentier. Le chemin qui descend à droite, rejoint la plage pierreuse d'une baie. A gauche, il mène à une très belle vue panoramique de la côte déchiquetée. Nous rejoignons le sentier principal, débute alors une montée courrte mais raide. Nous évoluons maintenant sur une crête rocheuse sur un chemin pavé en escalier sécurié par une clôture et gagnons une nouvelle vue panormaique sur les rochers hippocampes et leurs teintes rouge pourpre qui contrastent avec les bleus de l'océan.

Nous atteigons assez vite le pont de terre, un étroit passage de quelques mètres de large seulement. Le rocher plongent de presque 100m à la verticale des deux côtés. Dans l'océan, une station piscicole circulaire flotte au large.

A un croisement, une pancarte d'informations nous renseigne sur les principaux points d'intérêt à ce niveau de l'ile. Je nomme ce pont le point A. Au loin, en face, la Casa do Sardinha, entourée  d'une palmeraie, fait figure d'oasis dans cet univers aride au couleurs rouille et jaune curry. Nous prenons le sentier à droite. Le soleil fait quelques percées et de belles parties de ciel bleu écartent maintenant les nuages. Nous faisons un petit détour par le Cais do Sardinha. le lieu est très prisé, une horde de baigneurs plonge ici dans l'océan. Un petit espace permet de planter deux ou trois toiles de tentes.

Après avoir rejoint la maison des gardiens (Casa do Sardinha), nous attaquons la difficile ascension du Pico do Furado. Le radillon est réservé aux randonneurs chevronnés. Des marches facilitent la rude ascension. Morgane souffre dans la montée mais le spectacle en haut, est comme toujours récompensé. Depuis le pic oriental, nous pouvons jouir d'une belle vue jusqu'au phare sur l'ilhéu do farol, le point le plus à l'est de Madère..

Nous regagnons la maison des gardiens et prenons le sentier à droite.On bascule dans un univers de roches colorées passant de l'ocre au rouge. Des strates se dessinent sur les falaises, les coulées de laves attestent que nous sommes bel et bien sur un volcan. Nous rejoignons le point A dénommé tout à l'heure. Le temps se dégrade à nouveau et c'est sous une pluie forte, mouillés des pieds à la tête, que nous regagnons la baie d'Abra.

Nous devions regagner Pedra do passaro à Caniçal par le bus 113 et rejoindre Machico à pieds par un chemin côtier. Mais le temps m'en dissuade. Nous renonçons. Nous ferons le trajet complet en bus jusqu'à Machico.

Nous dînons le soir  à l'hôtel. Un incontournable et succulent bola do caco, une soupe de tomate, une imposante brochette de boeuf accompagnée d'une myriade de légumes et une salade de fruits.

 

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Jour 3 : Machico - Pico Do Facho - Levada de Caniçal - Boca do risco - Maroços - Santana  

J'avais d'abord prévu de rejoindre Boca do risco en partant de Machico et d'emprunter le sentier vertigineux de la côte nord jusqu'à Porto da Cruz mais la personne de l'hôtel me signale que certaines parties du sentier ont carrément disparues en raison d'un glissement de terrrain. Le sentier est officiellement fermé. Nous devons changer nos plans. Nous empruntons finalement la levada de caniçal jusqu'à Maroços.

8h30, le taxi qui transporte nos bagages jusqu'à Santana et devait nous récupérer à 17h30 à l'église de Porto Da Cruz arrive. Il transporte toujours nos bagages jusqu'à Santana mais je lui demande de nous récupérer à 16h à Maroços au bout de la levada de caniçal. Le chauffeur parle très bien français. Tout va bien...

Départ : Centre de Machico

Distance : 17,5 kms

Temps de marche : 4h (+ 1h06 d'arrêts cumulés)

Dénivelée : 560 m positive

Difficulté : facile

Lien vers l'album photos : Madere---levada-de-canical Madere---levada-de-canical

Le fil de la rando :

9h30, après un passage chez l'épicier pour confectionner nos sandwichs, nous quittons MACHICO en montant par des petites rues en pentes raides en direction de l'école : le batiment le plus haut tout en longueur sous le pico do Facho. La dernière ruelle conduisant à l'école abrite une jolie petite maison au toit de chaume au début de la rue sur notre gauche. Arrivé à l'école, nous prenons l'escalier qui longe le mur à droite et entâmons ici le sentier qui monte en lacets jusqu'au mont Facho. Manon assure le train. Morgane a beaucoup de mal dans la montée. Je la motive. C'est la principale difficulté de ce parcours du jour. Le mont Facho et ses antennes n'est pas très esthétique mais il offre une très belle vue sur le village de Machico d'une part et sur la pointe de Sâo Lourenço d'autre part.

En haut du mont Facho, nous prenons la route goudronnée à gauche qui descend jusqu'au tunnel de caniçal. C'est là que débute la levada de caniçal. Nous la suivons à contre courant. Nous randonnons alors tranquillement pendant 3/4 d'heure sur un chemin de terre confortable bordé de mimosas. l'arbuste, très présent ici embaume notre promenade.

Nous débouchons sur de superbes jardins verdoyants. Aménagées en terrasses, soutenues par des murets de pierres sèches, les pentes accueillent toutes sortes de cultures favorisées par la terre volcanique très fertile et par la douceur du climat. J'aime contempler ses petits jardins de nature.

Une petite cabane de jardin en tôle rouge semble barrer le chemin. Une vingtaine de mètres après la maisonnette, un sentier indique à doite Vereda Boca do risco. Nous avons tout le temps d'effectuer l'ascension vers le col. Au bout de 30 minutes de montée, nous atteignons Boca do Risco. Le vent souffle fort sur le point culminant. Je réalise quelques photos de la côte Nord. Un groupe de trekkeurs compatriotes français (nous en avons croisé beaucoup pendant notre séjour à Madère) nous confirme que le sentier qui mène à Porto Da Cruz a disparu lors d'un glissement de terrain. Il serait kamikaze de le parcourir. Nous redescendons par le même chemin qu'à l'aller pour rejoindre la levada de caniçal. Nous traversons alors plusieurs vallées en alternant entre les terrres cultivées avec une population dense et les vallées calmes et profondes où la nature est encore vierge. Après la luxuriante vallée de Ribeira Seca, vient la reposante vallée de Ribeira Noa, puis la Ribeira Grande qui nous offre de belles vues sur Machico et sur le Pico do Facho que nous avons franchit le matin. Nous traversons alors un petit tunnel de 25m de long (nul besoin de lampe frontale pour celui-ci). L'ouvrage de l'agriculteur madèrois est de nouveau omni présent. Les palheiros parsèment le paysage et forment des petis îlots  qui se détachent sur le fond vert des vastes cuvettes.  Puis les zones habitées refont apparition. La levada passe à côté d'habitations aux jardins fleuris puis se perd sous des dalles de bétons. Nous arrivons au bout de la levada avec plus d'une heure d'avance sur l'heure de RDV. Un bar : le Calçadinha fait face à la levada. Nous nous installons en terrasse pour siroter deux sodas et une CORAL (bière locale) pour un total de moins de 3€ (le prix d'un grand café crème chez nous).

Le taxi est bien à l'heure et nous conduit à notre hôtel O COLMO à Santana. Nous y séjournerons deux nuits. Santana est réputé pour ces petites maisons traditionnelles au toits de roseaux. L'une de ces petites maisons pittoresques est construites au pied de l'hôtel.

Nous achetons de quoi confectionner nos sandwichs pour le lendemain.

Nous dînons à l'hôtel un très bon filet d'espada...des plats très et trop copieux... Une tradition à Madère. Il faut être un ogre pour finir les portions servies.

 

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Jour 4 : La caldeirao Verde : la nature luxuriante... Une ambiance "petite jungle"

Une randonnée spectaculaire. l'un de nos coups de coeur. L'eau a forgé au fil du temps des gorges impressionnantes et est aussi à l'origine de la végéttion luxuriante à feuilles persistantes, pareille à une jungle. La levada est en partie façonnée dans la paroi rocheuse.

Départ : Rancho Madeirens

Distance : 19 kms

Temps de marche : 4h (+ 1h49 d'arrêts cumulés)

Dénivelée : 196 m positive , 700m négative

Difficulté : Moyenne, passages étroits, humides et glissants. Lampe frontale obliatoire

Lien vers l'albulm photos : Madere---la-Caldeiro-Verde Madere---la-Caldeiro-Verde

Le fil de la rando :

8h30. Le taxi nous récupère à l'hôtel et nous dépose une vingtaine de minutes plus tard au parking de Rancho Madeirense.

Nous laissons à gauche la maisonnette de Santana au toit de roseaux. La brume qui enveloppait le paysage s'estompe petit à petit pour laisser apparaître un ciel dégagé. Morgane contemple le parcours qui nous attend sur le panneau d'affichage en début de circuit. Nous suivons la levada bordées de magniques hortensias jusqu'à la maison forestière de Queimadas. Un nouveau panneau d'indication nous informe sur le sentier PR9 que nous allons emprunter.

Le chemin se rétrécit maintenant. Des passages avec des pics allant jusqu'à 100 m borde la lévada mais la végétation très dense attenue l'effet de vertige. La paroi rocheuse où a été creusé la levada regorge d'arbres et d'arbustres qui ont réussi à s'agripper à la falaise. L'eau ruissèle sur la paroi rocheuse, suit les branches et nous asperge ici où là : un bel effet brumisateur. Un petit escalier se fait maintenant apercevoir sur la droite. Il faut imprérativement le prendre afin d'éviter une portion très glissante de la levada. Nous passons en dessous de ce passage délicat et rejoignons la levada au bout d'une cinquantaine de mètres. Celle-ci pénètre ensuite dans une vallée latérale et franchit une petite gorge par un pont. Une cascade se jette ici depuis une hauteur de 50m.

Un premier tunnel d'une dizaine de mètres de longueur marque le début d'une série de quatre  jusqu'à Caldeirao Verde. Si celui-ci ne demande pas de lampe frontale, il n'en est pas de même pour les suivants qui sont nettement plus longs et plus étroits.

Nous atteignons l'entrée du second tunnel. Juste avant, un croisement indique la direction de Ilha. C'est ce croisement que nous rejoindrons plus tard pour prendre la direction d'Ilha. Pour l'instant, nous continuons en direction de Caldeirao Verde.

La lampe frontale est indispendable. Le tunnel humide mesure près de 200m de long. Sans lampe, c'est le noir total. Nous suivons la levada, notre fil conducteur en évitant les flaques au sol. Aie !... le dessus de mon crâne vient de heurter violemment le haut du tunnel dont la hauteur vient de diminuer subitement. Nous poursuivons, le dos courbé, en priant de ne croiser personne.

A peine réhabitués à la lumière du jour, nous franchissons un troisième tunnel qui possède une entrée large mais qui s'avère vite étroit et bas. Heureusement qu'il ne pleut pas. Ce tunnel a une particularité désagréable. Il peut y avoir 10 cm d'eau au sol après de fortes précipitations. Après un 4ème tunnel court, la levada pénètre dans la gorge grandiose de Ribeira Grande. De belles percées dans la végétation offrent de superbes vues sur les montagnes. Une quinzaine de minutes après le dernier tunnel, nous quittons la levada pour un chemin rocailleux pour nous retrouver au milieu du chaudron vert : la calderirao verde : un cirque impressionnant aux parois montant à la verticale vers le ciel. Une cascade remplit un étang au pied de la falaise. Superbe ! Nous savourons seuls ce spectacle. Après une petit 1/4 d'arrêt en ce paradis, je propose à Manon et Morgane de poursuivre la rando jusqu'à Caldeirao Inferno : un parcours indiqué comme excitant et exigeant par tous les guides de randonnées de Madère. Un aller/retour de 2h. Je comprends assez vite que ce changement de programme de dernière minute ne leur sied guère. N'exigeons pas l'impossible ! Je m'incline. Nous prenons le chemin du retour pour rejoindre l'intersection vers Ilha que nous avions atteint plus tôt le matin. Le retour est plus délicat. Entièrement seuls à l'aller (nous étions partis tôt le matin), nous croisons énormément de groupes. portugais, français, américains... Pas facile de se croiser sur les étroits sentiers de levada, encore moins dans les tunnels. Il faut être un véritable acrobale pour ne pas finir les pieds dans l'eau.

De retour à l'intersection, nous prenons la direction du sentier de Ilha et 20m plus loin le sentier de randonnée PR11. On ressent maintenant la chaleur. C'est une belle journée, il fait chaud, mais dans la Caldeirao Verde, nous étions bien au frais. Nous nous arrêtons pique niquer à la croisée d'un chemin  indiquant posto florestal Vale da lapa. Après le déjeuner, nous laissons cette direction pour descendre tout droit sur Ilha (balisage rouge et jaune). Des marches fabriquées avec des rondins de bois apparaissent. Attention, le sentier est glissant. Le sentier devient une piste plus large. Dans une épingle vers la droite de la piste, nous quittons celle-ci pour un sentier qui descend vers la gauche. Nous croisons une autre piste. Nous continuons tout droit (panneau pico ruivo dans notre dos). Nous rejoignons encore une nouvelle piste qui plonge vers l'océan, puis une petite crête, pour reprendre un sentier qui descend en pente raide jusqu'à la route. Nous passons le Miradoura Cabeço do Resto d'où nous apercevons l'église d'Ilha. C'est là que se trouve l'arrêt du bus local que nous devons prendre pour nous ramener à Santana.

14h45, le bus de 14h30 n'est toujours pas passé. Je m'inquiète. Une habitante du village vient nous parler dans un anglais impeccable. Nous sommes le 15 Août. Il n'y a qu'un seul bus à 17h... Oups ! On crève de chaud. Nous n'attendrons pas 17h. Je remonte au bar du village. Un large sourire, quelques gestes pour compenser mon déficit dans la langue portugaise, la patronne du bar appelle un taxi qui nous cueille une vingtaine de minutes plus tard.

 

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Jour 5 : La levada do Norte

 Une petite randonnée aujourd'hui sans grande difficulté avant les deux prochaines journées de montagne. L'intérêt de cette lévada réside dans ces six tunnels dont quatre font plusieurs centaines de mètres avec des passages très étroits.

Départ : Pied de Bica da Cana

Distance : 18 kms

Temps de marche : 3h45 (+ 1h30 d'arrêts cumulés)

Dénivelée : 195 m positive

Difficulté : Moyenne, passages étroits dans six tunnels. Lampe frontale obliatoire

Lien vers l'album photos : Madere---levada-da-norte Madere---levada-da-norte

Le fil de la rando :

9h : Nous partageons notre transporteur avec un groupe de quatre américains que nous laissons à Boa Ventura. Plus d'une heure de route pour rejoindre le point de départ de la rando : le plateau de Paul da Serra.

Le taxi nous dépose tout près d'un champ d'éoliennes et va déposer nos bagages à l'hôtel Residencial Encumeada, terme de notre randonnée du jour.

Nous franchissons une chaîne qui barre le passage pour monter au belvédère de Bica da Cana situé à 1620m d'altitude et pour profiter de la vue sur le massif central. Nous sommes au dessus des nuages. Nous redescendons du belvédère pour prendre à droite de la chaîne un petit sentier qui nous mène dix minutes plus tard et plus bas à une intersection. Nous prenons à gauche la direction Nord-Ouest. Le sentier est balisé blanc et rouge. C'est le chemin des papillons s'exclame Manon. Il est vrai qu'une multitude de papillons virevoltent autour de nous et accompagnent notre descente. Le petit sentier se déverse sur une large piste rocailleuse. Nous sommes à 1300 m d'altitude. Le chemin monotone s'avère très glissant. Nous progressons au prix de nombreux dérapages plus ou moins contrôlés. Manon chute en fin de piste et s'abîme l'avant bras et la cuisse. Je sors la trousse de secours pour nettoyer les plaies. Au bout d'1h33 de marche (6kms770), nous rejoignons une maison au toit vert située à 1028m d'altitude qui marque le début de la levada do Norte. Le chemin devient beaucoup plus intéressant. Nous suivons la levada sur notre droite sur un chemin de 40 à 50 cm. A gauche : le vide. Mieux vaut ne pas avoir le vertige. A un petit tunnel, succèdent ensuite 5 autres tunnels dont quatre très impréssionnants qui font plusieurs centaines de mètres de longs. Je suis impressionné par le génie des hommes qui ont réussi à batir ici de tels ouvrages. Le sol est glissant. Par endroit, nous marchons dans des flaques.. Certains passages sont très étroits : nos deux pieds tiennent à peine sur l'étroit sentier et il faut faire preuve de beaucoup de concentration pour ne pas chuter dans la levada. Pour compliquer un peu le tout dans le 4ème tunnel, nous sommes aspergé d'eau froide qui s'écoule de la paroi. Dans le sixième et dernier tunnel, l'eau passe à main gauche. A sa sortie la levada do Norte s'arrête, un chemin à gauche descend vers la route qui rejoint à droite notre hôtel. Il est encore tôt, je décide de poursuivre la balade en empruntant la levada de rabaças. Un panneau indicateur attire notre attention sur les chutes de pierres fréquentes à cet endroit. Une petite heure trente en aller/retour avant de rejoindre l'immense residential d'Encumeada où nous dînerons et dormirons cette nuit.

 

 

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Jour 6 : De boca da Corrida au Pico Grande jusau'a Curral das Freiras

Une randonnée grandiose à caractère alpin. Le pico Grande fait partie des dix sommets les plus élevés de Madère, mais sur le plan du degré de difficulté de l'ascension et de la qualité du panorama, il est certainement l'un des plus intéressants.

Nous l'avons effectué par temps ensoleillé avec une très grosse chaleur.

Départ : Parking de la maison forestière de Boca da Corrida

Distance : 9kms500 kms

Temps de marche : 3h (+ 1h02 d'arrêts cumulés)

Dénivelée : 680 m positive et plus de 1000 m à la descente

Difficulté : Difficile, expérience alpine requise, descente en pentes très raides vertigineuses

Lien vers l'album photos : Madere---Pico-Grande Madere---Pico-Grande

Le fil de la rando :

Départ 8h30 de Encumeada. Notre taxi nous dépose au parking de Boca da Corrida 35 minutes plus tard. Il déposera nos bagages à l'hôtel Residencial Do Vale à Funchal où nous séjournerons les deux dernières nuits.

Du parking de la maison forestière, nous suivons le chemin pavé montant vers la montagne. Nous continuons à mi droite par quelques marches raides. Nous avons déjà une très belle vue sur nos objectifs du jour. Devant nous, le pico Grande haut de ses 1655m tandis qu'en bas à droite, dans le cirque, se trouve le but de notre randonnée : Curral das freiras : la vallée des religieuses. Le chemin passe de l'autre côté de la crête, avec cette fois une vue sur le col d'Encumeada. Manon reconnait notre imposant hôtel de la nuit dernière. De retour sur le côté de Curral, nous passons à côté de l'embranchure de Boca dos Corgos et nous montons par le passo des ares. Au niveau de Boca do Ceiro, il faut faire attention de bien prendre le chemin qui se détache à droite sinon on part en direction de Encumeada. Quelques dizaines de mètres après avoir pris ce sentier, le chemin se divise. A gauche débute l'ascension du Pico Grande. A droite c'est la descente vers Curral. Nous prenons le chemin du Pico Grande et attaquons la rude ascension. Nous atteignons assez vite un passage très déliquat. Un câble mettalique fixé par un mousqueton signale le passage. Pendant près de 15m, nous gravissons un passage très exposé. Je surveille de près Morgane. Deux minutes plus tard, nous franchissons un autre passage difficile en empruntant des marches creusées dans la roche jusqu'à une plateforme panoramique. Le raidillon bifurque maintenant à gauche. Des cairns permettent de s'orienter mais le chemin se dégage nettement. La pente est raide. Morgane souffre énormément. Elle veut arrêter l'ascension. Elle a le souffle coupé. Nous nous arrêtons quelques instants. Je lui fait avaler un gel coup de fouet et l'accompagne dans les dernières pentes pendant que Manon file devant. Le sentier se dirige alors vers la forteresse rocheuse dentelée et rejoint des dalles rocheuses lisses. Encore un petit effort, il nous reste une centaine de mètres de dénivelée. Manon atteint une terrase située sous la tête rocheuse du Pico Grande. Elle lève les bras en signe de victoire. Nous la rejoignons une dizaine de minute plus tard à1635 m d'altitude... Morgane s'effrondre. Elle n''ira pas plus haut. Il nous reste 20 m d'ascension pour atteindre le sommet et pas les moindres. Les derniers mètres s'apparentent à de l'escalade. Un câble mettalique sur la droite nous permet de franchir un couloir d'environ 6m de long. Je range l'appareil photos dans mon sac à dos pour terminer l'escalade et gagner le sommet du pico Grande à 1654m. Manon et moi avons atteint le sommet après 1h35 de marche (+35 minutes d'arrêts cumulés). Un petit signe à Morgane plus bas qui se détend et reprend des forces en avalant une barre de céréales.

Après une descente héroïque par le même chemin qu'à la montée, nous regagnons le croisement plus bas et prenons cette fois la direction de Curral. S'en suit une descente infernale, perilleuse, vertigineuse, glissante à flanc de montagne. 45 minutes pendant lesquels nos réflexes et nos quadriceps sont mis à rude épreuve. En plus, il fait très chaud, on dégouline de partout.

Nous venons finalement à bout de cette descente et gagnons le hameau fajas das cardos. Il est près de 14h. L'arrêt de bus indique les prochains passages de bus pour Funchal à 14h30 ou 16h15. Nous attendons le bus en plein cagnard. 14h45, toujours rien... Les filles s'impatientent. Nous croisons enfin un être humain. Une femme qui parle portugais. Je prends un papier et un crayon pour communiquer... Je comprends que le bus part de Curral à 14h30 , fait un petit tour et revient là où nous sommes vers 15h. nous patientons. 15h05, le bus arrive à grande allure. Je fais un signe de la main pour l'arrêter. Près de 3€ le ticket, de nombreux virages plus bas et près d'1h15 plus tard nous gagnons Funchal, la capitale de Madère. Nous descendons au terminus des bus et devons maintenant trouver notre hôtel. Il est un peu décentrer et il nous faut près d'1/2 heure pour le rejoindre en sillonnant des ruelles à pentes raides. Les esprits s'échauffent un peu. On en a tous plein les pattes. Une bonne douche va faire du bien à tout le monde.

Nous dînons le soir au centre de Funchal au restaurant A PIPA  rue da queimada à proximité de la cathédrale. Raisonnable.

 

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Jour 7 : Du Pico do Arieiro vers le Pico Ruivo et le retour par Curral

Une randonnée royale sur le toit de Madère. Le sentier relie les trois sommets les plus élevés de l'île. Pour cette randonnée, mieux vaut se lever tôt, car souvent les nuages entourent les cimes dans du coton dès le milieu d'après midi.

Départ : Parking du Pico Arieiro

Distance : 16 kms

Temps de marche : 3h45 (+ 2h07 d'arrêts cumulés)

Dénivelée : 900 m positive et plus de 1400 m à la descente

Difficulté : Difficile, Les montées en pentes raides demandent une bonne condition physique.

Lien vers l'album photos : Madere---Pico-Ruivo Madere---Pico-Ruivo

Le fil de la rando :

Nous rejoignons le parking du Pico Arieiro en taxi.

Il fait frais. Nous montons d'abord au sommet du pico Arieiro (1818m) par un chemin pavé. Des nappes de nuages recouvrent les cimes des montagnes. Nous effectuons la première partie du circuit au coeur de la brume. Le miradoura Ninho da manta qui offre normalement une vue plongeante grandiose sur la vallée ne nous laisse entrevoir qu'une épaisse couche de coton. Par moment la brume se lève et nous laisse apercevoir le chemin entre deux ravins. Les montées et les descentes se succèdent jusqu'à atteindre une intersection proposant deux itinéraires. A gauche, l'itinéraire occidentale. A droite la route orientale plus longue. Nous optons pour la route orientale. Une montée très raide commence un peu plus loin. Le sentier en partie recouvert de marches, gravit pendant plus de 30 minutes le versant oriental du Pico das Torres. C'est certainement la partie la plus dure de l'ascension. Tout le monde souffre. Nous descendons alors par un sentier pierreux du Pico das Torres. La brume se lève enfin. Le ciel dégagé nous permet de distinguer le sentier au loin jusqu'au Pico Ruivo. Nous contournons plusieurs failles et croisons le tunnel où débouche la route occidentale. Nous sommes à 1590 m d'altitude. Nous prenons à droite et commençons l'ascension du Pico Ruivo. La pente est bien moins rude que le Pico das Torres et nous rejoignons en une trentaine de minutes de montée le refuge du Pico Ruivo. Morgane en a plein les jambes. Elle a mal au ventre. Elle ne souhaite pas poursuivre la dernière étape vers le sommet. Nous la laissons au refuge et entâmons avec Manon les derniers mètres qui nous mènent en une dizaine de minutes au sommet du pico Ruivo (1862m). Trois plateformes reliées par des chemins en madriers permettent une vue panoramique dans toutes les directions. mais les nuages situés en dessous de nous ne nous permettent pas vraiment d'en profiter. Nous redescendons au refuge pour retrouver Morgane et pour pique niquer.

Nous remontons ensuite quelques mètres en direction du sommet du Pico Ruivo pour rejoindre le sentier qui part à l'ouest en direction de Encuemada. Le paysage change complètement. La forêt qui peuplait les pentes des montagnes fait place à un véritable cimetière d'arbres carbonisés... les stigmates du terrible incendie de l'été 2010. Au loin, nous reconnaissons le pico Grande que nous avons gravit hier et qui sort maintenant des nuages.

Nous poursuivons le sentier qui descend d'abord puis remonte pour atteindre le niveau du pico das Eirinhas (1649m). Un peu plus loin, nous empruntons le premier sentier à gauche pour descendre sur Curral das Freiras. Attention ! Ce sentier comporte des passsages très dangereux, impraticables en cas de pluie. Il existe un autre sentier un peu plus loin qui rejoint ce premier en évitant les passages délicats. Nous nous lançons dans cette descente périlleuse en faisant extrèmement attention. Le sol est très glissant. Les passages délicats passés, nous perdons assez vite de l'altitude. Nous accélérons même le pas dans le but de choper le même bus que la veille à 15h. Mais la descente périlleuse et la chute de Morgane nous pousse à ralentir et à redevenir plus raisonnable. Nous traversons maintenant une forêt d'eucalyptus... Hummm..

15h05... Encore quelques mètres à travers les jardins cultivés pour rejoindre le pont du hameau de Faja dos Cardos. Le bus déboule alors que nous sommes au début du pont. Je jette mon chapeau de rage à terre. On va devoir attendre le prochain bus qui passe dans 1h45. Raté de cinq minutes... C'est toujours pareil !!  Nous rejoignons la route. A droite, le bus est stoppé à l'arrêt. Un grand groupe est en train de monter et a immobilisé le car plus longtemps que prévu. Nous reprenons espoir et dans une course folle attrapons in extrémis le bus. Soulagement.... Nous regagnons Funchal à bord d'un bus complètement bondé.

Manon nous dégôte pour le soir un petit restaurant au cadre intérieur séduisant (une terrasse au milieu d'un jardin) pas très cher et très bon (7€ le plat) : le Jardim da Carreira. Nous dégustons des bola do caco et un succulent filet d'espada à la banane.

La semaine est passée très vite. Demain, nous reprenons la route vers la France.

Par Philo - Publié dans : Rando à l'étranger
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 23:50

Brehat-032Lien vers l'album photos : Cotes d'Armor - ile de Brehat Cotes d'Armor - ile de Brehat

(Photos (c) 2011 - Caroline et Philo)

 

Nous terminons notre séjour en côte d'Armor par une randonnée sur l'île de Bréhat.

9h30... Ce matin, la chance nous sourit... la marée est haute... . Nous embarquons in extrémis et rejoignons après 10 minutes de traversée le débarcadère de Port Clos, début de notre aventure et défi du jour. Nous allons sillonner l'île de Bréhat jusqu'à 15h00.

Ici, la voiture est proscrite, on déambule à pied où on circule à vélo. Les ruelles qui sillonnent l'île sont un véritable enchantement. Nous sommes surpris par ce paradis de nature. L'île aux fleurs mérite son nom.  Les végétaux profitent  sans vergogne du micro climat de l'île bercée par le Gulf Stream : eucalyptus, fushias, aloés, bruyères, géraniums, mimosa, hortensias, palmiers... Stupéfiant !

Nous gagnons assez vite le bourg et prenons la direction du nord de l'île vers la pointe du Paon : sans doute l'endroit le plus majestueux de l'île. Une atmosphère particulière s'en dégage ! Le phare s'érige au milieu d'un chaos de roches de granit rose. Ce lieu est tout simplement magique.

Nous continuons la balade en joignant les principaux autres points forts de l'île : le sémaphore, la chapelle Saint Michel, le fabuleux petit moulin à marée du Birlot, la verrerie... Autant de merveilles qui nous ravissent et que nous ne manquons pas de photographier.

L'heure avance, nous finissons la balade au pas de course. La marée est basse. Il nous faut près de 15 minutes pour traverser l'interminable jetée et rejoindre le quai marée basse de Port Clos. Encore une très belle journée.

Un seul regret : ne pas avoir pu s'arrêter un peu plus pour flâner sur l'île.

Par Philo - Publié dans : Rando en Bretagne
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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 23:00

Perros kerenoc-070Données de la rando :

Départ : Perros-Guirec, Plage de Trestraou

Arrivée : Kérénoc

Retour par la ligne de bus Tibus 15 (Landrellec carr. kérénoc jusqu'à la plage de Trestraou)

Carte IGN 1/25000 : 0714OT

Distance : 22 kms

Temps : 4h47 de marche effective + 1h27 d'arrêts cumulés

Déniveléé positive : 527m

 

 

Lien vers l'album photos de la rando :

GR34 - Perros - Poumanac'h - Kérenoc : Cote armor - Perros-guirec Cote armor - Perros-guirec

 

Le gouffre de Plougrescant : Cote d'armor gouffre-plougrescant Cote d'armor gouffre-plougrescant

 

 

Le fil de la rando :

 

Après un rapide détour vers Plougrescant pour aller admirrer la maison du littoral et le gouffre, nous prenons la direction de Perros Guirec et de sa plage de Trestraou, point de départ d'une grande journée de randonnée : une étape du GR34 sur la côte de granit rose.

Au bout de la plage de Trestraou, nous empruntons le sentier des douaniers qui surplombe les falaises et nous mène assez vite aux portes du chaos de rochers de ploumanac'h. Le château du Diable, un massif granitique imposant semblant vouloir s'engloutir dans les flots marque l'entrée de ce site remarquable.

Défiant le temps, après l'érosion provoqué par la mer et le vent qui souffle à tempête, de gros amas de granit rose aux formes insolites s'étendent ici ou là au milieu d'un jardin de bruyères. Nous déambulons dans les multiples allées du site de ploumanac'h, au milieu de cet amoncellement de formes plus surprenantes les unes que les autres.  Je distingue une bouteille de champagne quand Caroline y voit une tête d'un canard. Nos esprits vagabondent et imaginent toutes sortes de légendes associées à ces blocs.

Nous sommes sur la pointe de Squevel qui fait face aux sept îles. Je m'approche du bord de la falaise. Plus bas, La houle s'abat sur les rochers. Caroline, plus prudente m'attends sur un gros rocher qui borde le sentier. Elle réalise quelques prises de vue.

Nous regagnons le sentier des douaniers en direction de Porz kamor. Nous apercevons maintenant son phare qui est entièrement construit en granit rose. Il se fond complètement dans lé décor au milieu d'éboulis de rochers. Nos déclencheurs crépitent. Nous photographions le phare sur tous les angles de vue. Nous rejoignons la plateforme  en empruntant une passerrelle massive. Le site est fabuleux. Un petit escalier étroit descend en dessous de l'édifice. Nous empruntons ce petit passage et prenons encore quelques photos. Il est bien difficile de quitter cet endroit envoûtant mais la route vers Kerenoc est encore longue. Nous quittons le site de Ploumanac'h en contourannt son port. Nous passons à côté du moulin à marée situé sur la digue qui relie les communes de Perros Guirec et de Trégastel. Il nous faut mainteannt contourner la baie de Saint Anne, mais la marée est basse... Pour rattraper un peu le temps que vous avons perdu à flâner sur le site de Ploumanac'h, nous décidons de traverser la baie avec en point de mire le parking de la presqul'île Renote. Quelques passages vaseux sont un peu délicat, mais cette traversée donne un petit côté aventure à cette randonnée. Nous effectuons le tour de la presqu'île qui nous offre une très belle vue tantôt sur les sept iles, tantôt sur le phare de Ploumanac'h. Un petit passage sous les pins maritimes nous apporte un peu de fraicheur. Nous quittons la presqu'île et prenons la direction de la plage de la Grève Blanche. Encore l'occasion de très beaux points de vue.

Après avoir dépassé la plage, nous traversons une nouvelle fois une baie pour rejoindre la côte en face. Les derniers kilomètres qui nous mènent à Kerenoc sont plus communs. Nous les avalons à grandes foulées.

Il nous faut maintenant trouver l'arrêt de bus n°15 qui nous ramènera à Perros-Guirec. C'est chose faite. Il se situe à Landrellec au carrefour de Kerenoc. Il est 18h30. Nous avons une petite heure d'avance avant le tibus de 19h24. Nous partons à la recherche d'un pub. Caroline me paie une petite mousse. Une très belle étape du GR34, de très beaux points de vue. Une très belle tranche de vie partagée.

Par Philo - Publié dans : Rando en Bretagne
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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 22:00

Plouha-020Données de la balade


Départ : Plouha - la plage du Palus

Distance : 14 kms

Durée :3h30

Carte IGN  1/25000 : 0916OT

 

Lien vers l'album photos de la balade : Plouha Plouha

Photos (c)-2011  Caroline et Philo

 

Le fil de la balade

Avant de nous mesurer le lendemain une étape du GR34 entre Perros Guirec et Kerenoc, nous décidons ce vendredi après-midi de nous dégourdir les jambes sur un petit sentier côtier qui borde les plus hautes falaises de Bretagne.

La balade démarre de la plage du palus, une belle plage de galets située entre deux falaises. Nous montons à travers les buissons d'ajoncs. La végétation est dense. De hautes fougères se mêlent aux arbustes épineux, dépourvus de leurs fleurs en cette époque. Au printemps, la densité des fleurs jaunes de l'arbuste doit apporter un joli contraste avec le bleu du ciel.. Le spectacle doit être encore plus grandiose. Le sentier s'élève jusqu'à la pointe de Plouha culminant à 104 m.

Là haut, nous profitons d'un beau point de vue sur l'île de Bréhat que nous parcourerons Dimanche et sur le Cap Fréhel.

Après un passage dans le vallon de Kerjean, nous gagnons la pointe de Beg-Hastel. Au large, des oiseaux de mer nichent sur l'ilôt de la Mauve.

Après une descente abrupte et caillouteuse, nous rejoignons un point de vue sur le peit port de Gwin Zegal. Ce petit port traditionnel est l'un derniers mouillages d'Europe de ce type. Une quarantaine de bateaux est attachée à des pieux de chênes enfoncés dans le sable. Un petit raidillon et un escalier en bord de falaise nous mènent à la crique de galets.  Nous profitons de la marée basse pour fouler ce petit coin typique et ancestral. Cette pratique de mouillage remonte au moyen age.. Un très bon moment. Sans aucun doute, la plus belle partie de ce parcours.

 

 

 

Par Philo - Publié dans : Rando en Bretagne
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