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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 22:23

bandeauequateur

Profil du trek

 

L'équateur : un petit pays d'amérique du Sud riche en diversité. Un formidable kaléidoscope de paysages et de cultures.

Un trek de trois semaines du 25 octobre au 15 novembre  pour parcourir l'allée des volcans au coeur de la magnifique sierra andine et faire une petite percée dans la jungle équatorienne en compagnie de la tribu des Huaoranis.

 

La première semaine est classée sous le signe de l'acclimatation à la haute altitude : l'occasion de belles randonnées dans la province de l'Imbaburra : laguna, plateaux d'altitude, paysages de cultures rurales, de grands espaces qui offrent aux yeux une grande diversité végétale. L'occasion également de rencontrer des indiens Quechua de la communauté de San Clemente (tourisme solidaire), ou de parcourir les fabuleux marchés colorés d'Otavalo ou de Saquisili.

 

Le deuxième semaine est beaucoup plus sportive : pas moins de 5 ascensions au delà de 4000 m à fortes dénivelées: le Fuya fuya (4263m), le Guagua Pchincha (4794m), L'iliniza Nord (5130m), le Cotopaxi : le plus haut volcan actif du monde (5897m), Les aiguilles de Whymper (5400m) du géant de l'équateur : le Chimborazo. Grandiose !

L'occasion également de silloner la cordillère occidentale et de traverser quelques villages quechuas de Quilotoa en passsant par Chugchilan jusqu'à Insilivi en pleine période de la fête des morts. Inoubliable !

 

La troisième semaine est beaucoup plus tranquille : L'objectif est de profiter des sources chaudes et des activités de loisirs de la station thermale de Baños et de s'enfoncer au coeur de la forêt amazonienne quelque part entre Puyo et Tena dans la province de NAPO là où vivent les Huaoranis. Dépaysement total !

 

Accès à tous les albums photos du trek

 

Hommes, femmes et enfants d'équateur : Equateur---portraits Equateur---portraits

Cuicocha, San clemente, Zuleta, San Pablo : Equateur---acclimatation Equateur---acclimatation

Le marché d'Otavalo : Equateur---Marche-Otavalo Equateur---Marche-Otavalo

L'ascension du Fuya Fuya : Equateur---Fuya-Fuya Equateur---Fuya-Fuya

L'ascension du Guagua Pichincha : Equateur---Guagua-Pichincha Equateur---Guagua-Pichincha

De Quilotoa à Insilivi : Equateur---Quilotoa-a-Insilivi Equateur---Quilotoa-a-Insilivi

L'asccension de L'Iliniza Nord : Equateur---Iliniza Equateur---Iliniza

L'ascension du Cotopaxi : Equateur---Cotopaxi Equateur---Cotopaxi

Le parc du Chimborazo : Equateur---Chimborazo Equateur---Chimborazo

Banos : Equateur---Banos Equateur---Banos

La forêt amazonienne : Equateur---Amazonie Equateur---Amazonie

 

Semaine 1 : l'acclimatation

 

Inutile d'aller au devant du soroche, la première semaine du trek se veut avant tout être une période d'acclimatation en douceur aux hautes altitudes. Nous parcourons durant cette semaine la province de L'Imbabura. 

 

L'arrivée à Quito et la visite de la ville

 

Le 25/11, 3h15 du matin : Je renonce à fermer les yeux. Allongé de tout mon long sur trois sièges de l'aéroport d'Orly, j'observe le remue-ménage incéssent des ouvriers de nettoyage quadrillant l'aéroport au volant de leurs machines infernales. Un agent de sécurité d'Air France aligne de façon académique des piquets et tire des rubans pour délimiter les zones de files d'attente des comptoirs d'enregistrements.

Petit à petit, les passagers affluent et se massent dans les files d'attentes. C'est un peu avant 5h du matin que nous gagnons avec Céline le comptoir d'enregistrement.

Après une escale à Madrid et au total près de 15h de vol, nous atterrissons à Quito en plein coeur de la ville en passant à basse altitude au dessus des maisons. Impressionnant !

Quito est située à 2850m d'altitude. C'est une cuvette entourée de volcans. Il y a 7h de décalage horaire avec la France durant la période l'heure d'été.

Puis direction l'hôtel. Je n'ai pas bien supporté le voyage.J'ai une diahrée carabinée qui me cloue à la chambre d'hotel et me prive de dîner.

Après une nuit à l'hôtel, nous retrouvons Angele et Xavière, nos hôtes locaux, qui vont nous accompagner durant ce périple. Nous partons pour une visite de la ville et plus particulièrement son centre colonial.

De la Plaza de la Independancia, en passant par la cathédrale et le palais présidentiel, nous nous laissons éblouir par l'abondance d'or de la Iglesia de la Compania de Jesus : une église superlative, véritable monument de l'art jésuite colonial, nous admirons less trésors baroques de San Francisco et gagnons le Panecillo qui domine Quito et  qui est couronnée par une statue d'une viege ailée haute de 45m. Quito-017

Nous rejoignons ensuite le mitad del mundo situé sur la ligne de l'équateur pour un bisou historique, un pied ou une main dans chaque émisphère. L'occasion de vérifier que le GPS fonctionne parfaitement.

Nous prenons alors la direction de l'auberge du Mirador qui surplombe la laguna Cuicocha. Nous sommes à 3200m d'altitude.

Je ne dors quasiment pas de la nuit. Mon coeur s'emballe. J'ai de fortes palpitations et une sensation d'oppression.

 

Equateur---acclimatation Equateur---acclimatation  

 

La laguna Cuicocha

Acclimatation-010Levé 7h,

Installée dans le cratère du Cotacachi, la laguna Cuicocha est dans la brume. On distingue à peine les deux ilôts qu'elle abrite en son centre. Le volcan est dans les nuages.

Nous empruntons un petit sentier qui fait le tour du cratère. Cette première randonnée du trek nous permet de découvrir de nombreuses variétés de la flore locale. Angel notre guide nous présente chaque variété de fleurs ou plantes qui nichent sur les bords du sentier (Orchidées, Taxo, Main Puma, Candelilla, Achupalla, oreilles d'éléphants...).

Angel assure un rythme tranquille mais bien que le parcours ne soit pas très difficile, je souffre le martyr. Je peine à respirer... Je transpire à grosses gouttes, mes palpitations s'accentuent encore.

Au total nous effectuons une dizaine de kilomètres en 3h16 de déplacement et 1h d'arrêts cumulés.
Le point le plus haut de la rando culmine à 3488m. Nous avons effectué 646 m de dénivelée positive.

Après un passage rapide dans les villages de Cotacachi et de Péguche, nous nous dirigeons vers Ibarra.

Je vais de plus en plus mal. Nous prenons la décision de rejoindre une clinique privée pour effecuer un électro-cadiogramme. Verdict du cardiologue : diahrée, déshydratation et effets de l'altitude : Un petit traitement et une journée de repos me sont nécessaires avant de poursuivre le trek.

 

San Clemente

 

C'est à San Clemente que je vais ma journée de convalescence hébergé par nos hôtes : une famille Quechua composée de Maria et Juan et de leurs enfants Marisol, Geovani et Yesenia. Cette journée passée en leur compagnie m'a permis de découvir leur mode de vie et elle fut l'ocasion de beaux échanges.

Tout commence par une soirée festive dans une maison d'un villageois de la communauté qui nous accueille. Nous revêtons les habits locaux. Céline enfile sa jupe tissée main, son chemisier blanc richement décoré, son châle et son collier doré. Quant à moi, je m'essaie au chap (pantalon épais en peau de mouton) et enfile un poncho.

Un groupe musical joue des airs locaux et nous dansons.

Levé 6h30... céline m'abandonne. J'ai le coeur lourd.  Elle part avec une équipe de trekkeurs randonner sur les contreforts habités et cultivés de l'Imbabura et effectuer l'ascension du volcan Cubilche (3800m). Je reste dans ma famille d'accueil pour reprendre des forces.

Acclimatation-022Je me balade dans le village de San Clemente. J'accompagne Marisol et Geovani à l'école. En équateur, les cours ont lieu le matin de 7h30 à 13h. Je retrouve un peu plus tard Maria et Yesenia qui reviennent de la laiterie. Maria m'invite à rendre visite à Suzana pour lui remettre un seau de lait. Suzana fait partie de la communauté de familles d'acceuil de San Clémente. Elle est en train de cultiver la terre.

Après quelques minutes, je poursuis mon chemin sur la route pavée abrupte du village rural. Le sentier est jalonné d'abris bus.  Des poules, des cochons, des chiens se promènent ici ou là en liberté. Il règne entre les habitants une solidarité inégalable. Le respect de la nature est une des données essentielles de leur culture à travers le culte de la "Pachamama" la Terre-Mère. La communauté pratique encore la "Minga", le travail collectif dans les champs au moment des gros travaux saisonniers, ainsi que pour les travaux de voirie ou de construction de nouveaux bâtiments collectifs, école, cantine scolaire par exemple.

Je rencontre beaucoup de femmes sur mon chemin. Certaines s'adonnnent à leur lessive dans leur lavoir, certaines reviennent des champs, d'autres tissent ou brodent...

je passe l'après-midi à jouer avec les enfants en attendant le retour de ma Céline.

 

Région de Zuleta, San Pablo

 

Acclimatation-042Il fait très beau aujourd'hui et je me sens beaucoup mieux. Je rénoue avec la marche. Nous partons découvrir la région habitée par les indiens imbayos et cayambes.

Le sentier traverse des damiers de cultures dans un camaieu de couleurs verdoyantes. Nous observons le volcan Cayambe (le 3ème volvan d'équateur : 5785m) puis le volcan Imbabura (4609m)

Nous traversons une forêt d'Eucalyptus et en prenons plein les narines.

Nous rencontrons un fermier à qui nous partageons quelques fruits de notre pique-nique et discutons un peu plus loin avec deux ados. Après quelques discussions, les deux jeunes filles acceptent d'être prises en photo en compagnie de Céline.

Nous terminons la randonnée en empruntant un chemin quelque peu marécageux. Nous contournons non sans mal certaines parties impratiquables du chemin. Nous terminons la balade en passant par le cimetière de San Pablo. Au total : 17,7 kms de marche en 4h58.

Nous rejoignons Otavalo en bus pour profiter le lendemain Samedi du marché le plus célèbre d'Amérique latine.

 

Le marché d'Otavalo

 

Equateur---Marche-Otavalo Equateur---Marche-Otavalo 

Oavalo1-007Le marché d'Otavalo est un lieu incontournable d'Equateur.Le samedi, il recouvre la quasi totalité des rues d'otavalo.

Nous nous levons tôt pour profiter du marchés aux bestiaux qui démarre dès 5h du matin à Otavalo.

La foire aux bestiaux qui se trouve un peu à l'écart de la ville est un spectacle hors du temps haut en couleurs. Une ambiance particulière, ennivrante, sans agitation, sans cris (hormis ceux des cochons !).
Les cochons, cochons de lait, boeufs, veaux, sont mêlés à la foule, juste tenus par des cordes. Parfois, une personne s'arrête, lance un coup d'oeil avisé, repart, revient,  puis s'arrête à nouveau. Des discussions s'engagent ici ou là... des cordes changent de mains.
Ce marché, c'est un formidable voyage dans l'Equateur typique, avec ses femmes en costumes traditionnels, son mode de vie ancestral, qu'on pourrait imaginer presque imperméable à l'avancée du temps.
Nous continuons avec le marché alimentaire. Là, il faut avoir le coeur bien accroché. Les étals dégoulinent de monceaux de viande, tripes, abats, qui sont soigneusement débités par les bouchères. Les cochons grillés entiers trônent au milieu de tout ça, et des petits  bouis-bouis de fortune servent des assiettes de cochons grillés ou poulets avec du riz et de la salade.

Puis viennent les étals de fruits et de légumes....

Nous terminons par la place des ponchos et le marché touristique : tapis, couvertures, ponchos, pulls, écharpes en alpagas, sacs, panamas, bijoux, poteries et autres bibelots s'étalent dans un feu d'artifice de couleurs vives et font la joie des touristes.

 

La balade du lechero

 

Acclimatation-055Après le marché du matin, nous partons pour une petite balade dans les hauteurs d'Otavalo. Nous rejoignons l'arbre du Lechero (plante sacrée des indigènes). Nous nous arrêtons quelques instants pour partager nos premières journées de trek avec un couple de trekkeurs rencontrés sur le chemin.

Juste le temps pour quelques clichés de céline sur l'abre sacré et nous reprenons le sentier jusqu'à la cascade de Péguche.

Nous terminons la balade en dégustant quelques empanadas achetés au bord du chemin et assistons à une fête locale. un mas de cocagne a été érrigé et deux ééquipes s'affrontent pour récolter les cadeaux qui culminent en haut du mas... Moments de Joie et de frissons garantis.

Une belle balade de 10kms500, avec 322 m de dénivelée.

 

Semaine 2 : Aux sommets des Andes equatoriennes

 

L'acclimation est faite. nous pouvons maintenant attaquer les choses plus sérieuses . Une semaine de haute montagne, de dépassement de sio, d'efforts. Nous allons être confronter à cette nature immense qui accueille et domine dans l'euphorie des cimes

 

L'ascension du Fuya Fuya (4263m)

 

Figureslocales-006DTôt le matin, nous partons en direction de la laguna Mojanda (3700m), lieu de départ de notre trek du jour.

De là nous attaquons l'ascension du Fuya Fuya (4263m).

Le temps est dégagé.

Le petit sentier s'élève d'abord doucement dans l'herbe de la pampa juste au dessus de la laguna. La cime du Fuya Fuya qui se dresse devant nous paraît très proche, à portée de main.

Le rythme bien cadencé d'Angel nous mène sans trop de difficultés au sommet du volcan malgré la raideur du sentier sur les derniers mètres.

Nous sommes en haut. Et un premier 4000 ! Je suis content. 

Nous ne pouvons malheureusement pas profiter du panorama. Les nuages recouvrent maintenant  l'horizon et nous avons bien du mal à distinguer au loin.

La descente du Fuya et très abrupte... Nous utilisons la technique des petits pas, pour descendre rapidement en toute sécurité.

J'ai  mal aux cuisses. Nous rejoignons très vite la laguna et nous pique-niquons au bord du lac.

Au total 513 m de dénivelée positive pour atteindre le sommet.

Equateur---Fuya-Fuya Equateur---Fuya-Fuya

 

L'ascension du volcan actif : le Guagua Pichincha

 

Pinchincha-040Levé 6h pour rejoindre le Guagua Pichincha. Ce volcan actif qui culmine à 4794m domine Quito et est connu pour ses manifestations, qui ont parfois empli le ciel de nuages de cendres et dont le cratère présente en permanence d’indéniables signes d’activité : fumerolles, dépôts de soufre, eau bouillonnante.

Au départ, nous retrouvons une équipe de trekkeurs de plusieurs nationalités. Nous sommes à 3710m. Au loin, le cône parfait du Cotopaxi se détache dans les nuages.

L'ascension débute par un large chemin qui monte en lacets jusqu'au refuge.

La troupe monte en ordre dispercé, chacun à son rythme, et s'étale très vite sur plusieurs centaines de mètres.

A l'altitude 4129m après 1h09 d'effort, je ressens quelques vertiges... Une sensation bizarre. Je m'alimente rapidement : deux barres de céréales, une banane, des raisons secs, du chocolat... il me faut du sucre...

Je repars doucement, seul, en me concentrant sur chacun de mes pas, en essayant d'oublier ces étourdissements.

2h08 de marche (et 13' d'arrêts cumulés), à environ 300m/heure , j'atteins le refuge en compagnie de Céline. D'autres sont déjà là depuis au moins 1/4 d'heure.

Je m'alimente de nouveau... Les vertiges ont disparus... Je suis rassuré. J'ai bien cru devoir abandonner.

Il fait déjà beaucoup plus froid ici. Il est temps de s'habiller plus chaudement pour la partie finale de l'ascension. Veste goretex trois couches, bonnet, gants et c'est parti !

Cette fois, une petite équipe se ressoude derrière Angel dans une file indienne et avance au même rythme comme un seul être. Nous sommes beaux. Notre chenille humaine se dirige à petits pas vers la cime.

Quelques vapeurs de souffre envahissent nos narines. Nous poursuivons par un chemin caillouteux et atteignoins un premier sommet en 2h51 de marche (au total). Nous sommes situé à 4781m d'altitude. Céline sort la photo de son tonton Jean-claude décédé juste avant notre départ et pose pour une photo en hommage à son oncle. Elle est ferment décidé à l'emmener avec elle au plus haut. Je sens ma gorge se nouer et je verse une larme d'émotion au moment de déclencher.

Nous laissons nos sacs à dos ici et poursuivons l'ascension en escaladant une paroi rocheuse jusqu'au sommet. L'altimètre de mon GPS indique 4803m et 1038 m de dénivelée positive depuis le départ.

Le spectacle est grandiose. Nous sommes au dessus des nuages. Céline ne résiste pas.  Elle effectue une roue devant l'objectif de mon réflex. De grands moments de bonheur. Je prends une grande bouffée d'air et profite de ces moments de plénitude. Nous prenons du temps pour savourer et fêter notre réussite. j'immortalise l'événement.

Le reste du groupe ou plutôt  ce qu'il en reste, arrive à son tour au sommet. Ils savourent à leur tour leur succès. D'autres ont dû abandonner bien plus bas.

Il est maintenant temps de redescendre. La première partie de la descente est impressionnante. Nous progressons dans la poussière de lave. A certains endroits, on s'enfonce comme dans du sable. D'autres endroits sont plus glissants.. Nous prenons quelques gamelles.

La seconde partie de la descente s'effectue au milieu de la végétation andine. Nous dévalons la pente entre les chiguirahua et les architectes. Céline, toujours dynamique et amuseuse de galerie, s'allonge dans les achicorias. et clic dans la boite.

Je ne me lasse pas de photographier ses pitreries. Ca donne une sacrée fraicheur de vie.

Après 4h21 de déplacement (et 1h18 d'arrêts cumulés), nous rejoignons le campement de l'équipe d'andiniste à l'altitude 4145m et nous partageons sous une tente messe un délicieux poulet et de succulents granadillla.

Nous rejoignons notre bus à 3700m d'altitude et partons pour la ville de MACHACH dans la province du COTOPAXI.

Equateur---Guagua-Pichincha Equateur---Guagua-Pichincha

 

 

Randonnées entre la laguna Quilotoa et Insilivi

 

Quilotoa-041Un trek itinérant de deux jours à près de 4000m d'altitude qui va nous mener de la laguna Quilotoa au village de Chugchilan puis le lendemain au village de Insilivi.

L'occasion de découvrir la magnifique région de la cordillière occidentale. Nous partrons admirer des paysages andins étonnants et de toute beauté, des pentes de montagnes agrémentées de petites parcelles de culture, la plaine semi-désertique parsemée de moutons et sillonnée d'un grand canyon.

Après avoir rencontré une indienne qui vit à flanc de volcan dans son habitation locale : la chozas : un hutte bien étroite composée essentiellement d'un lit et d'un espace pour les cochons d'inde, nous rejoignons la laguna Quilotoa.

La laguna Quilotoa perchée à 3880m d'altitude est un grand lac vert qui occupe le fond d'un cratère parfait.

Nous commençons par emprunter le sentier qui fait le tour de la laguna, nous alternons descentes et montées jusqu'à atteindre un beau point de vue sur le lac où nous pique-niquons.

Nous quittons alors la laguna par un sentier qui descend fortement dans un dédale de poussière. Nous marchons dans du sable, de la poussière de lave.

Nous rejoignons assez vite le village de GuayamaSan Pedro. Le village est très animé. Il faut dire qu'on est en pleine fête des morts. les Quechuas se réunissent dans le cimetière pour partager leur nourriture avec leurs morts...Les guagaua de pan (petits pains en forme de bonhomme) fleurissent partout.

Après 7kms340 de marche en 1h58 de déplacement, nous atteignons le bord d'un canyon que nous allons devoir traverser pour rejoindre de l'autre côté, le village de Chugchilan.

Beaicoup de poussière et de denivelée plus tard, nous atteignons le village de Chugchilan accueillis par la fanfare. Le village est en fête... une fête qui durera très tard dans la nuit.

Au total 11kms700, 3h07 de marche (+1h18 d'arrêts cumulés) pour une dénivelée négative de 1050m et positive de 482m.

Le lendemain matin, nous repartons dès 9h, en direction du canyon.

Sur le chemin, nous admitons quelques fleurs : la floripondio réputée pour son côté psychotropes (drogue du viol), et cette fleur parasite qui envahit les arbres pour y puiser la sève.

3kms 600 et 45' de marche : Une nouvelle descente vertigineuse dans le canyon dans un nuage de poussière.

4kms490, 59' de marche, nous venons de descendre 400m de dénivelée et nous atteignons le village fantôme de Poalo.

Nous empruntons un petit sentier à droite après le village pour atteindre le fond du canyon et la rivière Toachi.

On longe la rivière et nous la traversons un peu plus loin (6kms300 1h26 de marche) en empruntant un par un, un pont de singe.

Nous attaquons alors l'ascension de l'autre versant du canyon.

8kms500 2h11 de marche : au milieu de nulle part, une petite maison se dresse au bord du chemin. Deux enfants observent notre passage. Nous nous arrêtons quelques instants et nous leur distribuons quelques gâteaux.

Après 11kms700 et 2h54 de marche (+2h d'arrêt pique-nique compris), nous atteignons par une dernière montée le village d'Insilivi où nous passerons la nuit.

Au total 12kms500, 3h11 de marche (+2h07 d'arrêts) avec une dénivelée positive de 625m et négative de 900m.

Equateur---Quilotoa-a-Insilivi Equateur---Quilotoa-a-Insilivi

 

L'ascension de l'Iliniza Nord

 

IlinizaNorte-027Levé 4h du mat., petit dej à 4h30 

Départ à l'aube  pour un bel objectif : l'ascension de L'iliniza Nord, un sommet rocheux qui culmine à 5130m

Nous rejoignons en 4x4 le point de départ de l'ascension situé à 3980m.

Il fait froid, le sol est gelé. Nous enfilons tout notre attirail. Au loin, le jour se lève... l'aurore fait son apparition derrière le Cotopaxi.

Xavière et un autre guide nous rejoignent dans cette ascension.

Une petite photo de l'équipe et nous débutons l'ascension en marchant sur le paramo encore gelé.

Après 35' de marche, le soleil commence à nous chauffer. Ca fait du bien ! Une petite pause pour se dévêtir et s"alimenter...

La pente est assez douce jusqu'à l'altitude de 4413m que nous atteignons au bout d'1h30 (+10'49 d'arrêts cumulés). Nous avons déjà effectué 363m de dénivelée.

La pente se durcit alors notamment lorsque nous atteignons la dernière moraine qui doit nous mener au refuge. Mais Angel, comme à son habitude, cadence la montée dans un rythme tranquille et tout se déroule parfaitement.

Nous atteignons le refuge des deux Ilinizas situé à 4749m en 2h26 de marche (15' d'arrêts cumulés). Déjà 647m de dénivelée positive.

Nous reprenons quelques forces à l'intéieur du refuge. J'avale deux grands mugs d'infusions de maté de coca et plusieurs barres de céréales pour ne pas connaître une défaillance similaire à l'ascension du Guagua Pichincha.

On s'habille chaudement et on enfile un casque. A partir du refuge, l'ascension se fait plus difficile. L'iliniza est hérissé de sombres pitons de lave (necks). A certains endroits il faut mettre les mains et les chutes de pierres ne sont pas rares.

Nous passons une première barre rocheuse..

2h58 de marche (+1h d'arrêts cumulés). Nous sommes à 4894 m d'altitude. Nous avons une très belle vue sur le sommet enneigé de  l'Iliniza sud, sommet technique réservé aux andinistes aguérris. Même Whymper n'a pas réussi à le gravir.

En bas, nous observons un petit lac d'une couleur verte presque irréelle que je baptise laguna Celina.

3h27 de marche (+1h17 d'arrêts cumulés). Nous sommes à 5034m. Céline ramasse un peu de terre de l'Iliniza.

Nous empruntons le fameux "paso de la muerte" pas si difficile que ça en l'absence de neige. Les quarante derniers mètres de l'ascension ressemblent à de l'escalade. Nous atteignons enfin le sommet après 3h43 de marche et 1h44 d'arrêts cumulés.

Quel bonheur d'avoir réussi. Nous sommes maintenant dans la brume mais la joie se devine sur tous les visages.

Céline pose à nouveau avec la photo de son oncle. Alltitude : 5130m.

La descente se veut épique, glissante, de nombreuses pierres dévalent sous nos pas.. Je prends peur lors d'une glissade. Je rejoins Angel pour former une cordée.

Je commence à sentir mes forces faiblir. J'ai du mal à profiter de la descente entre l'appréhension de la chute et la faim qui se fait sentir.

Nous pique-niquons un peu plus bas et terminons la descente en 45 minutes après le déjeuner.

Au total 5h23 de déplacement (+3h02 d'arrêts cumulés), 11kms200 et 1137m de dénivelée pour une journée de trek bien remplie

Equateur---Iliniza Equateur---Iliniza

 

L'ascension du Cotopaxi

 

Cotopaxi-026Nous prenons deux jours pour réussir l'ascension du Cotopaxi. J'ai fait le choix de ne pas prendre mon reflex, trop lourd. Je veux mettre toute les chances de mon côté pour réussir ce pari.

La première journée ne présente de difficultés majeures. Nous partons du parking situé à 4500m pour rejoindre le refuge du Cotopaxi à 4850m avec tout notre matériel.

Nous atteignons le refuge assez rapidement. Notre équipe d'Andiniste se forme. Nous nous retrouvons pour nous rappeler les rudiments de la marche avec crampons et piolet et nous nous partager queleques règles de sécurité.

Je suis subitement arrosé de flash. Quatre jeunes équatoriennes me prennent pour un acteur connu. Après quelques minutes et quelques échanges de mots en anglais, je me transforme pour quelques instants en Jason Statham (le transporteur) et participe joyeusement à une séance photo encadré de mes fans.

Le repas est servi à 17h30.Nous faisons la connaissance de nos guides de cordées respectifs.

19h au lit pour une nuit on ne peut plus agitée. Entre les vapeurs de mazout du générateur électrique et le bruit incessant des acolytes andins qui toussent, ronflent, ont froid, se retournent ou vont aux toilettes, l'appréhension aussi sans doute de cette journée historique d'ascension qui nous attend, la nuit est un peu courte.

Minuit, le réveil sonne trop tôt. Je venais à peine de m'endormir. il faut s'habiller dans l'ombre et aller vite profiler du petit déjeuner qui est servi.

L'ascension du Cotopaxi démarre à 1 heure du matin. Elle s'effectue de nuit pour éviter la fonte des glaces qui se produit en journée et qui peut entraîner des détachements de blocs. Les visages sont tendus. Un petit coup d'oeil au ciel noir et étoilé. Aucun nuage menaçant. Mal réveillé, et pas lavé, frissonnant dans la nuit froide, la lampe frontale fixée sur la tête, le sac au dos, j'empoigne fermement mon piolet et mon courage à deux mains. Cette fois, c'est parti... c'était la dernière hésitation.

Les premiers pas sont difficiles. Je titube sur le sentier mal tracé, butant sur le sol irrégulier que j'ai du mal à distinguer malgré le faisceau de ma lampe. Plus loin, plus haut déjà, d'autres loupiotes vacillent dans la nuit et se confondent avec les étoiles. Jorge qui mène les cinq cordées de la troupe a promis. Nous irons au bout tous ensemble. mais je sais bien qu'il ne faut pas être décroché sous peine de sanction immédiate.

Après 1h45 de marche, nous atteignons le glacier qui culmine à 5200m. la marche d'approche s'est bien déroulée. Mais l'ascension prend maintenant une tout autre forme. Il faut mettre les crampons avec les doigts gelés, former les cordées. Jose notre guide prend les choses en main. Céline suivra son pas, je ferme la marche. Je m'alimente rapidement et boit quelques gorgées d'eau de ma poche à eau.

La marche peut reprendre. Jorge a été clair, nous nous arrêtons toutes les heures deux à trois minutes pas plus pour ne pas se refroidir. Il faudra penser à s'alimenter.

Le crissement des pointes sur la neige rythme la lente ascension. Le sang bat à grands coups dans mes tempes

Malgré la nuit, je distingue des paysages qui se dessinnent : les premières crevasses, les premiers séracs. J'alterne les différentes techniques de marche selon la difficulté de la pente qui dépasse souvent les 45°.

5400m : ma poche à eau est gelée. Je n'arrive plus à boire. Heureusement, j'ai une boueille de gatorade dans mon sac à dos. J'engloutis un gel coup de fouet pour me donner plus de pêche.

5600m : céline qui se pleignait de nausées depuis quelques minutes vomit son gatorade. C'est difficile mais tout le monde s'accroche. Ca deguele de visages étourdis.

5700 : Nous nous arrêtons au pied de yanasacha (la roche noire). il s’agit d’une partie de la cheminée trop chaude et trop verticale pour permettre à la glace de se former. D’ailleurs, quelques fumerolles s’en échappent. L'aube se lève. Nous éteignons nos lampes frontales.

Les deux cents derniers mètres de dénivelées sont interminables et destructeurs. Nous ne voyons pas le bout. Mais je sais maintenant que j'irai jusqu'en haut. J'ai les doigts de pieds gelés. Je me force à les bouger pour les réchauffer.

Nous escaladons un mur de glace pour rejoindre après 6h15 d'ascension le sommet du Cotopaxi : le plus haut volcan actif du monde, haut de 5897m.

L'émotion est forte. Je pleure à chaudes larmes. Une sensation d'euphorie, de joie intense, une récompense immense !

Je cherche les bras de Céline pour fêter la réussite de notre entreprise. José, notre guide, me félicite dans une étreinte. Nous passons alors de bras en bras. Nous sommes arrivés en haut, enveloppés dans cette v"éritable euphorie des cimes.

Nous posons pour quelques photos à côté du cratère parfait du cotopaxi et savourons la beauté du lieu. Nous survolons littéralement les nuages. Céline sort la photo se son oncle. elle l'a emmené au plus haut. Je pense à ma famille qui doit être réunie en ce jour pour les 71 ans de papa. A ma façon je m'associe à la fête.

Mais l'euphorie ne dure qu'un petit 1/4 d'heuere. Il faut vite redescendre. On se demande d'ailleurs comment on va y arriver. Est-ce qu'il nous reste assez d'énergie ?

Je prends cette fois la tête de la cordée, Céline au milieu, José ferme la marche. Il nous faudra un peu plus de 2h pour rejoindre le refuge.

Equateur---Cotopaxi Equateur---Cotopaxi

 

L'ascension vers les aiguilles de Whymper sur le géant de l'équateur : le Chimborazo

 

Chimborazo-018

Direction : le parc du Chimborazo : le géant de l'équateur (6310m)  pour cette dernière journée d'ascension de volcans.

Le parc du Chimborazo s'étend sur plus de 50000 hectares. Des alpagas, des vigognes vivent ici en toute liberté. Nous allons à la rencontre d'un troupeau de vigognes qui s'écartent à notre approche. Trois vigognes se détachent du reste de la meute et avancent face au Chimborazo, qui dresse son cône géant coiffé de glace et de neige au-dessus du paramo. Clic : une belle photo.

Nous prenons la direction du premier refuge situé à 4800m d'altitude.

Le paysage est très différent du parc du Cotopaxi... Ici de gros cailloux, projetés jadis lors de la dernière éruption du Chimbo, parsèment le sol.

Au loin, le Sangay dans la brume, lâche un petit pet fumant...

Du premier refuge, nous gagnons le refuge Whymper que nous atteignons au bout de 27' de marche. Nous sommes à 5040m d'altitude. Le refuge porte le nom d'Edouard Whymper, premier européen à avoir réussi l'ascension du géant de l'équateur en janvier 1880.

Si le "toit du monde" désigne le mont Everest, pourtant, le sommet le plus éloigné du centre de la Terre est celui du Chimborazo,  En effet, à cause de la forme ellipsoïde de la Planète (aplatie aux pôles), il est plus éloigné de 2,2 km du centre de la Terre que l'Everest, qui culmine pourtant à 8848 mètres.

Nous nous dirigeons vers les aiguilles de Whymper en empruntant un sentier caillouteux. Nous atteignons les aiguilles après 1h12 de marche depuis le premier refuge. L'altimètre indique 5296m. Nous poussons encore un peu la marche jusqu'à atteindre en 1h32 l'altitude 5425. Nous sommes au pied du glacier. Nous avons effectué 526m de dénivelée. Le paysage est idyllique : le bleu du ciel contraste avec la terre rouge volcanique du Chimbo. Je suis bien, si détendu.

Nous regagnons le refuge de Whymper. La descente est périlleuse... les cailloux glissent sous nos godillots.

Nous faisons tamponner notre passeport et rédigeons un petit mot sur un cahier présent dans le refuge.

 

Equateur---Chimborazo Equateur---Chimborazo

 

Semaine 3 : De Banos à la forêt amazonienne

Banos-022

 

Equateur---Banos Equateur---Banos

 

Banos est une station thermale situé au pied du volcan Tungurahua.

Après une balade matinale sur les hauteurs de Banos, par le sentier Bella Vista, puis le sentier de la vierge, nous partons l'après midi pour une petite séance de canyoning sur la rivière Rio Blanco.

Céline en profite pour effectuer un saut à l'elastique sous l'admiration de tous.

Nous profitons également des sources chaudes qui se jettent du ventre du volcan Tungurahua. Nous alternons entre les bains froids et les bains chauds qui montent jusqu'à 50°

Le lendemain, nous partons pour une balade dans l'allée des cascades. Nous empruntons la tarabita san pedro (nacelle) pour parcourir le "sendero ecologico"... Et la nature devient jardin : goaviers, bananiers, tomates arborés, avocatiers, mandariniers, orangers, citronier... le sentier regorgent de délices. Un petit arrêt pour savourer un délicieux jus d'orange pressé devant nos yeux.

Nous partons ensuite adminrer "le pailon del diablo". qui porte bien son nom.

 

Amazonie-053F

 

Equateur---Amazonie Equateur---Amazonie

 

 Nous rejoignons après 2 heures de pistes le territoire des Huaorani, une tribu indigène située dans la région de Napo quelque part entre Puyo et Tena.

Chaleur mouate, mygale, tarentule, bruits incesant des insectes, trombes d'eau... le décor est vite planté. Nous sommes au coeur de la forêt amazonienne. Tout est dans la démesure : les arbres, les feuilles, les plantes, les insectes...

Pirahua dans sa tenue locale (totalement nu), muni de sa sarbacane nous mène à travers la jungle.

Chaussés de bottes, protégés par nos capes de pluie, nous avons grand peine à le suivre. Ce petit bonhomme est dans son élément et pieds nus, il trace à travers la jungle. Il s'arrête brusquement et réalise en puisant ses matières premières dans la nature, un sac à main en feuilles de palmier qu'il offre à Céline. Un petit peu plus loin, il lui confectionne un bracelet, puis un abri pour se protéger de la pluie... il va bientôt la demander en mariage...Lol...

Pirahua extrait d'une liane une substance qu'il nous demande de mettre sous la langue... Il explique alors à notre guide qu'il s'agit du curare et se met à sourire de la bouffonerie qu'il vient de nous faire... Nous voilà en train de cracher le poison.

L'aventure se poursuit. Nous traversons quelques rivières. L'eau s'engouffre dans nos bottes.. Splash Splash.... Me voilà bouffé au sensues. Beurk.

Nous avalons un peu plus loin quelques fourmis très goutues au léger goût de citron. Pirahua s'attache alors les pieds et monte rapidement à un arbre pour nous montrer sa technique de chasse. Impressionnant. Céline qui tente de l'imiter à bien du mal à décoller.

Nous terminons la balade dans son village ou nous passerons quelques nuits. Un dépaysement total !

 

 

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commentaires

Chris G. 03/12/2010 13:35


Bonjour,
Tout d'abord un grand bravo pour la qualité des récits et des photographies présentes sur l'ensemble de votre site.
Je suis directeur artistique d'un magazine de trek/outdoor. Nous allons prochainement publié un sujet sur l'équateur. Certaines de vos photographies m'intéressent et pourraient figurer, si vous en
êtes d'accord, dans notre magazine.
Je vous invite à me contacter via l'adresse mail indiquée dans ce commentaire.
A très bientôt.
Cordialement