Samedi 15 août 2009
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22:00
Nous embarquons ce matin à la gare maritime de Port Maria à bord du Locmaria 56
pour rejoindre Le palais à Belle île en mer.Le locmaria assure juste une liaison passagers mais il a l'avantage dêtre rapide (jusqu'à 32 noeuds). Nous atteignons Le palais en une vingtaine de minutes.
J'ai prévu de suivre le sentier côtier pédestre de la citadelle Vauban jusqu'à la pointe de poulains soit environ 23 kms.
Je loue deux vélos pour Manon et Morgane qui préfèrent suivre les pistes cyclables. Nous planifions plusieurs points de rencontres : Citadelle vauban - Pointe de Taillefer - Port fouquet - Pointe de Kerzo - Sauzon où nous déjeunerons, puis la pointe des poulains.
Vauban est l'un des grands génies militaires français : il a vécu sous le règne de Louis XIV, passant son existence entière à améliorer le système de défense du Royaume. Nous commençons notre périple par la visite de la citadelle vauban de belle ile qui dresse fièrement sa silhouette au dessus du port du Palais. Une bonne partie de la citadelle est aujourd'hui occupé par un hotel restaurant de charme.
J'abandonne les filles à la sortie se la citadelle. Je prends le chemin du sentier côtier (GR340), elles prennent la direction des l'itinéraire cyclable pour éviter les grandes voies de circulation très passagères en été dans l'île.
le sentier côtier s'ouvre à moi en descendant par un petit escalier.Les landes sont fleuries et parfumées, l'eau est aussi bleue que le ciel qui s'y reflète. C'est la plus belle journée de la semaine.
Je rejoins assez rapidement la pointe de Taillefer, identifiable par son ancien sémaphore. Les sémaphores sont des postes de signalisation établi sur une côte qui communiquent par signaux optiques avec les navires en vue. Celui de la pointe de Taillefer n'est plus en fonction.
Manon et Morgane m'attendent à côté des restes de fortifications. Nous profitons du panorama pour effectuer quelques photos. Elles me suivent quelques mètrres sur le sentier côtier mais reprennent très vite la piste cyclable beaucoup plus adapté à leur moyen de locomotion. Prochain RDV au parking de port Fouquet.
le sentier bordé de landes et de cultures est entaillé par quatre petits vallons de fougères, j'accède à l'anse de Port-Fouquet. Manon et Morgane sont là sur la plage du petit port, nous partageons un peu d'eau et reprenons notre chevauchée.
Je poursuis jusqu'à Port-Jean. Le terrain y est varié ; je rejoins la crique de Port-Poyet. Le sentier, après avoir contourné une propriété, émerge sur une superbe pointe rocheuse. je suis à la pointe de Kerzo. Les filles sont là. Elles commençaient à trouver le temps long. Les roches chutent de façon vertigineuses dans une eau turquoise. Quelques pêcheurs s'adonnent à leur sport favori. Je prends quelques photos des filles en haut du rocher qui surplombe l'océan.
Il fait chaud... j'ai oublié ma casquette à Quiberon... les rayons du soleil chauffent mon pauvre câne dégarni. Il est tentant d'aller tremper ses pieds dans l'eau decette petite crique qui se dessine en bas... mais il ne faut pas perdre trop de de temps, la pointe des poulains est encore à 15 kms. je reprends la direction du GR. la sente est pentue. Deux valons aux reliefs accidentés entaillent le plateau, je débouche sur la crique de Port blanc sur le versant est du port de Sauzon.
Manon me joint par phone. elles sont déjà à Sauzon. Elles ont elles-aussi soufferts du relief pentue. Elles m'avouent être déscendues de vélo à maintes reprises dans les montées. J'accélère encore le rythme et j'atteinds Sauzon 25 minutes après le coup de fil.
Nous déjeunons à Sauzon quelques sandwichs et quelques patisseries achetés à la boulangerie du coin. Nous vidons une bouteille d'eau et prenons la direction de la pointe des poulains, terminus de notre périple. Encore 11 kms à parcourir. Je sais déjà qu'il me sera impossible de refaire le parcours retour à pieds si on ne veut pas rater le bateau. Heureusement, on a deux vélos.
Manon et Morgane entame une pente raide tandis que je longe les quais jusqu'au fond du port de plaisance puis je remonte vers la pointe du Cardinal. Je passe par la petite plage de Port Puns. La landes est aussi omniprésente.
Viens alors une pente très abrupte. le sentier suit les sinuosités, plonge vers un promontoire pour descendre 200 m plus loin sur la plage de Port-Deuborh. Je suis creuvé, mon crâne me chauffe, je n'ai même pas un mouchoir pour me faire un chapeau.
Heureusement, le terrain devient peu accidenté, je passe à proximité d'une propriété bordée d'hotensias bleus.. Sur ma droite, un menhir et une croix trournée vers le large.
J'arrive enfin à la pointe des poulains où les filles m'attendent une nouvelle fois. Leur parcours n'a pas été de tout repos non plus mais les efforts sont récompensés par la beauté de ce panorama grandiose.
Escarpée, sauvage, Belle île tient toutes ses promesses. Lorqu'on arrive à la pointe des poulains, on sait que Belle île n'a pas volé son nom.
De la villa lysianne que Sarah Bernhardt a fait constuire pour y loger sa famille, nous suivons le sentier qui conduit jusqu'à la villa des cinq parties du monde, puis au fort de Sarah Bernhardt . Nous traversons une petit plage de galets blancs et remontons vers le phare sur l'îlot. Nous arpentons pendant plus d'une heure les sentiers de la pointe des poulains. Fabuleux !
Le vent semble nous porter l'écho de la voix de la tragédienne :
"Vous rêviez de sensations fortes,
de rochers noirs battus
par les vagues et les vents,
vous les aurez.
Vous aviez envie de pelouses fleuries
comme des jardins et
d'une tranquilité à peine troublée
par les cris des oiseaux de mer
vous les aurez aussi.
Ici, il faut aimer les contrastes,
même par temps calme
l'océan fait un bruit de tempête..."
Il est temps de regagner Le Palais si on ne veut pas louper le bateau.
Je prends en main un vélo, Morgane sur le porte bagage, et nous voilà partis vers le Palais.
Je peux coroborer ce que m'avaient dit les filles. Les pistes cyclables sont par moment bien pentues et la vue est bien moins spectaculaires que par le sentier côtier.
Nous arrivons à temps pour déguster une très bonne glace italienne faite maison et embarquons à bord du Bangor. Bien plus impressionnat que le locmaria, ce bateau peut embarquer 450 passagers et 32 véhicules mais il navigue qu'à 12 noeuds. La traversée vers quiberon durera cette fois 45 minutes.
Nous montons sur le pont supérieur pour profiter une dernière fois de la vue sur Belle-île... Un passager ce fait l'écho d'un proverbe breton dit "Qui voit Belle-Isle, voit son île".
Lien vers l'album photos
Par Philo
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Publié dans : Rando en Bretagne
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Après une petite escapade sur la presqu'ile de crozon, nous
mettons le cap sur celle de quiberon pour arpenter sa magnifique côte sauvage du château de Turpault jusqu'à la pointe de Beg en Aud.
Notre seconde randonnée en terre celte nous mène du cap
de la chèvre à la pointe de dinan.
Nous atteignons le parking beg penn ar roz (cap de la chèvre) où nous laissons notre voiture. Nous gagnons le mémorial de la marine aéronautique point de départ de notre randonnée du jour.
Le ciel et voilé, le vent souffle fort. Il fait bien frais en haut de la falaise, mais nous sommes bien équipés. Une bonne paire de chaussures aux pieds, un bon polaire et nous voilà parti à
l'assaut de ces magnifiques sentiers cotiers.
A peine 200 m parcouru, sur notre gauche, un chemin caillouteux creusé dans la roche nous invite au voyage. Une petite descente périlleuse qui vaut le détour : un point de vue remarquable au bas
de la falaise sur une crique battue par la mer d'iroise.
Rassasié par la beauté du lieu, nous revenons sur nos pas et poursuivons le sentier de GR.
Les chemins parfois escarpés offrent des vues imprenables sur des panoramas grandioses.
Au bout du cap de la chèvre, nous embrassons du regard la pointe de Pen-Hir facilement reconnaissable parce qu'elle est prolongée en mer par des rochers isolés que l''on appelle les Tas de Pois.
Morgane s'inquiète... "On va jusqu'à là bas ?"
1,2 kms : des randonneurs ont érigés des monticules de pierres aux abords du sentier pour marquer l'empreinte de leur passage et pour remercier la nature pour ce site prestigieux.
Des landes de bruyères et d'ajoncs s'étendent à perte de vue et forment un décor coloré de teintes jaunes et de violettes.
Quelques fougèrent et quelques pins maritimes se perdent ici où là au milieu de cette lande éclatante.
1,7 kms : Un amas rocheux qui surplombent une falaise impressionnante plongeant dans la mer nous offre un nouveau point de vue. Seuls les déclics des appareils photos rompent le silence
occasionné par la beauté du lieu.
2 kms : un écriteau nous indique le passage de Porzh Kreguen, nous continuons le sentier en direction de la pointe de Kerroux. Audrey aux anges, fredonne quelques airs celtiques qui portés par
les vents, font danser les coeurs de notre équipée de randonneurs.
2,8 kms : un nouvel arrêt en bord de falaise pour admirer le paysage toujours aussi grandiose et s'adonner à quelques prises de vues pour immortaliser ce spectacle. Manon demande à Alex de la
prendre en photo avec son téléphone portable en bord de falaise et s'empresse de l'envoyer en MMS à son petit copain. Le soleil pointe le bout se son nez.
5 kms : Nous gagnons Beg ar C'houvbez, puis traversons la grande plage de la Palue par les dunes
6kms : Au bout de la plage apparaissent des restes de bunkers creusés dans la roche
6,960 kms : Nous faisons la pose casse-croûte à flan de falaise au niveau de la pointe de Kerdra.
Après une petite halte de 40 minutes, nous reprenons la marche et passons la plage de Lostmarc'h, paradis des surfeurs et des naturistes. Mais où la baignade est interdite à cause de la présence
de courants forts de type baïnes.
7,500 kms : une pancarte indique la direction du gite d'étape de Kerlouanec.
Nous distinguons au loin quelques hameaux de jolies maisons en pierre traditionnelles.
En haut d'une falaise, le vestige d'une petite habitation donne l'impression d'un vieux camion citroën échoué.
8,450 kms : le ciel s'assombrit de nouveau, le vent nous ramène un relan d'océan. Morgane scrute l'horizon avec une paire de jumelles.
9 kms : Une petite crique à marée basse en bas de la falaise. Des enfants ont déssinés un coeur géant sur la plage et saluent notre passage.
9,350 kms : Petite pause à Porzh Mel... Le sentier est vallonné, Alex boite de plus en plus. Son pied le fait souffrir et lui rappelle la passerelle en inox qu'il a reçu sur la cheville il ya
deux mois.
Nous passons une petite plage de galets au niveau de la mer et remontons une forte pente qui s'élève à 56m en 350m.
10,200 kms : la pointe de dinan est proche, encore un petit effort pour découvrir cette véritable forteresse naturelle, à l'allure de donjon médiéval, avec son arche tel un pont-levis.. De
multiples légendes locales racontent que ce château naturel a servi de tombeaux pour des géants. ils abritent des grottes que les légends celtiques nomment «chambre des korrigans », « boudoir des
sirènes » ou encore « bouche de Gargantua ».
10,700 kms, 424 m de dénivelé positif, 2h54 de marche effective, 1h27 de pause pour profiter pleinement de ce bout du monde qui éveille tous les sens, ce territoire emprunt de mystères et de
légendes.
Il fait soif... nous manquons d'eau... Morgane est fatiguée, Alex a mal à la cheville. La voiture est au cap de la chèvre.
Je décide de faire le chemin de retour seul avec Manon. Nous irons chercher la voiture et retrouvons nos compères d'ici 2 heures.
Sans plus attendre, nous reprenons le sentier retour à un rythme de trek. Manon me suit sans sourciller. En quelques minutes, la brume surgit de l'océan et recouvre toute la côte... Nous n'y
voyons plus grand chose... le crachin se met à tomber. La pluie fine nous mouille durant tout le chemin du retour que nous bouclons en 1h36. Nous fonçons au parking et prenons la direction de la
pointe de Dinan pour aller rechercher Audrey, Alex et Morgane que nous avons abandonné sans eau et qui doivent eux aussi être bien trempés. Un petit coup de fil nous apprend qu'ils ont finalement
trouvés refuge au gite de Saint Hernot où une bonne âme les a déposé.
Je rejoins avec mes filles, Audrey et Alex au camping
du dossen. C'est là, à côté de santec que j'ai passé la quasi totalité de mes vacances d'été avec mes parents jusqu'à l'adolescence.