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Rando à l'étranger

Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 22:00

Népal-Thamel-002Népal-Bhaktapur-001Népal-Bhaktapur-044Népal-Patan-015Népal-Bodhnath-001

 

La vallée de Katmandou compte trois villes majeures : Katmandou, Bhaktapur et Patan... Les deux dernières étant classées au patrimoine mondiale de L'Unesco... Se balader dans la vallée de Katmandou, c'est comme déambuler dans un musée vivant de la culture népalaise : artisanats, architectures, temples, hindouisme, bouddhisme... Un dépaysement total : le choc est à la fois brutal et envoûtant.

 

Liens vers les albums photos :

Katmandou - Le quartier du Thamel Nepal---Thamel Nepal---Thamel

Bhaktapur - la merveilleuse cité médiévale : Nepal---Bhaktapur Nepal---Bhaktapur

Bodhnath et son gigantesque stupa : Nepal---Bodhnath Nepal---Bodhnath

Durba Square de Patan ; Nepal---Patan Nepal---Patan

La spiritualité Bouddhiste : Nepal--- spiritualité Bouddhiste Nepal--- spiritualité Bouddhiste

L'hindouisme : Nepal---Hindouisme Nepal---Hindouisme

Les népalais : Nepal---Figures-locales Nepal---Figures-locales

 

 

 

Katmandou et le quartier touristique du Thamel

Népal-Thamel-001Arrivé à Katmandou, le choc est un peu brutal.

Je suis vite saturé d'odeurs, de couleurs, de mouvements et de sons.

Des tas de détritus à ciel ouvert bordent les rues.. Les vaches sacrées, les chiens, les poules qui déambulent partout s'en donnent à coeur joie pour dénicher leur pitance. L'air est pollué, les habitants portent des masques sur le nez et la bouche pour mieux respirer.

Je suis aussi un peu surpris et écoeuré par l'attitude quasi unanime des népalais qui se raclent la gorge bryament pendant de longues secondes et crachent à tout va.

Des piétons, des hommes chargés comme des mulets, des femmes en sari aux couleurs chaudes, des rickshaws, motocyclettes, scooters, bus tata et autres véhicules se disputent les rues étroites et poussiéreuses dans un concert de klaxons et de chlochettes. Des maisons vétustes sont accrochées l'une après l'autre. Des amas de fils électriques s'entremêlent un peu partout... Je plains ceux qui entretienent le réseau.

Insalubre, vétuste, polluée, rythmée par de nombreuses coupures de courant, Katmandou réussi malgré tout à me conquérir. Je reste sous le charme de ses traditions fortement enracinées et admire l'hospitalité de sa population qui grouille de vie.

Je pars visiter le quartier touristique du Thamel. Les petites rues sont plus qu'encombrées mais regorgent de vie. Des boutiques de fringues techniques pour trekkeurs pullulent : North face, Mammut, Millet.. de grandes marques à tout petit prix qui ne laisse planer aucun doute... de la contrefçon. Hôtels, restaurants, cafés internet, bars, boutiques de toutes sortes, des commerçants prêt à négocier... Bref, on y trouve de tout  dans un capharnaüm gigantresque. Je termine la soirée dans le quartier du Thamel avec Patrice et Thia au bouddha bar en sirotant quelques Everest. L'occasion de discuter et d'échanger avec de nombreux jeunes népalais.

  Nepal---Thamel Nepal---Thamel

 

La cité médiévale et les petites rues de Bhaktapur

Népal-Bhaktapur-001Une cité médiévale à caractère rural splendide. La circulation automobile y est restreinte.

Une atmosphère particulière se dégage de Bhaktapur. Je suis très vite séduit par les étroites rues pavées qui serpentent entre les maisons de briques rouges percées de fenêtres en bois richement sculptées.

Au coeur de la ville, les récoltes sèchent au soleil. Des femmes vannent du riz et du blé à l'aide de panier en osier.

Les rues relient une série de places et de cours jalonnées de temples, de statues, de bassins et de puits. Chaque place est un musée à ciel ouvert... Je flâne de longues heures dans les ruelles de Bhaktapur...  Magique !

Bhaktapur est également la ville des artisans : tisseurs d'étoffes, sculpteurs de bois ou de métal, bronze, poteries... De nombreuses échoppes présentent leur travail.

Nepal---Bhaktapur Nepal---Bhaktapur

 

Le Stupa de Bodhnath

Népal-Bodhnath-002Bodhnath c'est un immense stupa au coeur de la ville d'une grâce et d'une pureté unique. De son dôme blanchi à la chaux à sa tour dorée ornée des yeux du bouddha, tout est parfaitement proportionné et chaque élément possède une signification religieuse bien précise.

Certains affirment même que Bodhnath contenant un fragment d'os provenant du squelette de Siddhartha Gautama, le bouddha historique.

Ce lieu pharaonique fourmille de vie. Des milliers de pèlerins se rassemblent ici chaque jour pour effectuer un parikrama : un circuit rituel dans le sens des aiguilles d'une montre autour du dôme, sous l'oeil vigilant de Bouddha qui les observe depuis la tour centrale dorée.

J'entre à mont tour dans la danse et entreprends la circonvolution, en tourannt ici et là des moulins à prières.  A côté d'un petit sanctuaire dédié à Ajima à l'extrémité nord du Stupa, je trouve une entrée qui me permet de monter sur le socle et j'observe le flot de fidèles qui déferlent autour du monument et qui se prosternent de tout leur long sur le sol de la cour.

Les allées qui entourent le stupa sont jalonnées de monastères et d'ateliers qui fabriquent des objets essentiels à la vie bouddhique comme des mandalas par exemple.

Nepal---Bodhnath Nepal---Bodhnath

Nepal--- spiritualité Bouddhiste Nepal--- spiritualité Bouddhiste

 

 

L'ensemble funéraire de Pashupatinath

Népal-Hindouisme-028Pashupatinath héberge le temple hindou le plus important du Népal. Il se dresse au bord des eaux sacrées de la Bagmati, au milieu d'étals vendant des oeillets d'inde, de l'encens, des perles rudraksha, des comques, des images de divinités et de temples hindous, de la poudre pour tika dans toutes les couleurs.

Je suis surpris par l'état de la rivière sacrée... engluée de détritus et noire de pollution .

 

Népal-Pashupatinath-001Népal-Hindouisme-030Népal-Hindouisme-029

Pashupatinath accueille également un ensemble funéraire.

Tout s'organise comme dans un spectacle. Nous sommes assis dans des gradins et observons plusieurs crémations qui se déroulent sous nos yeux. Les corps recouverts d'un linceul blanc sont déposés sur des bûchers érigés sur les ghats de crémations. L'incinération peut alors commencer. Les corps brûlent dans une épaisse fumée blanche qui se répand et nous traverse. Je mets inconsciemment la main devant mon nez et ma bouche... je me sens mal à l'aise. Je lutte même pour ne pas prendre mes jambes à mon cou. L'horreur est à son paroxysme quand le crâne explose. Cela marque la fin de la crémation ..les cendres sont alors jetées à la rivière... Dépaysant, Interpellant, Déroutant !!!

Nepal---Hindouisme Nepal---Hindouisme

 

Durba square de Patan

Népal-Patan-015Situé au sud de Katmandou, Patan que l'on surnommait jadis Lalitpur, la belle ville, est considérée comme le berceau des arts et de l'architecture newar. Patan est envahie de temples hindous et de stupas et temples bouddhistes éparpillés un peu partout dans la ville au milieu des habitations.

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 Nepal---Hindouisme Nepal---Hindouisme

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Lien vers le trek des Annapurnas

 

Népal : l'incontournable tour des Annapurnas

 

 

 

 

 

Par Philo - Publié dans : Rando à l'étranger
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 16:15

    J05-Chame-Pissang-020J05-Chame-Pissang-035J06-Pissang-Manang-016J08-Manang-Leder-020J10-Thorong Phedi-Muktinath-016

Le tour des Annapurnas est le plus beau trek que j'ai eu l'occasion de parcourir jusqu'à présent.

J'ai été enchanté par la beauté et la diversité de ses paysages : Camaîeu de rizières, champs en terrasses, forêts de connifères, hautes vallées dominées par les sentinelles du toit du monde : la magnifique chaîne des Annapurnas, et paysages plus arides comme le plateau de Jomsom...

J'ai ressenti un dépaysement total lors de la traversée de ses pittoresques villages. J'y ai vu  une myriade de cultures et d'ethnies. J'ai répété si souvent le salut local : "Namaste" et rencontré de nombreux locaux aux visages burinés, si souriants, si accueillants. J''ai apprécié le calme, la convivialité et le confort sommaire des lodges... J'ai pris des douches d'eau glacée et me suis entraîné chaque jour à répéter le geste "Tout schuss" dans le coin toilette.

J'ai été happé par la richesse spirituelle : J'ai vu le vent carresser une ribambelle de drapeaux de prières et disperser dans l'air jusqu'aux cieux, les mantras et les formules sacrées qui y sont imprimés. J'ai tourné des centaines de moulins à prière, médité très souvent. J'ai monté de nombreuses marches pour atteindre les temples bouddhistes. J'y ai été accueilli par des moines avec le thé ou le citron chaud et j'ai reçu maintes bénédictions.

J'ai marché, ennivré par l'altitude, au rythme des "zam zam" (Allez, allez...) et des"Resham Firiri". Udayra Jauki Dadama Vanjyang Resham Firiri... Et j'ai traversé le col en volant comme un coton léger pour rencontrer mon amour. Resham Firiri....J'ai ainsi pu fièrement passé le col du Thorung-la situé à 5416m d'altitude.

Je me suis délecté de Dhal Bat, de momos et de steak de yak. J'ai même consommé de l'Everest en bouteille.

Le soir, j'ai combattu le froid, blotti dans mon duvet, dès lors que le soleil se couhait derrière les montagnes...

Tout le long du chemin, j'ai rencontré des trekkeurs de toute nationalité, avec qui j'ai longuement échangé...

Bref, on ne revient pas indemne d'un voyage au Népal. Le retour fut brutal en terre de France et je me suis fait la promesse que je retournerai très vite en terre népalaise.

 

Données du trek :

Départ : Besi sahar

Arrivée : Jomsom

Distance : près de 200 kms

Altitude min.: 800 m

Altitude max: 5416m

Dénivelée positive : près de 6000m cumulée

 

Albums photos :

Album 1/3 : De Besi sahar à Pissang : Nepal-Annapurnas---Besi-sahar-a-Pissang Nepal-Annapurnas---Besi-sahar-a-Pissang

Album 2/3 : De Pissang à letdar : Nepal---Annapurnas---De-Pissang-a-Leder Nepal---Annapurnas---De-Pissang-a-Leder

Album 3/3 : De Letdar, Thorung à Jomsom : Nepal---Annapurnas---Leder-a-Jomosom Nepal---Annapurnas---Leder-a-Jomosom

 

Visages burinés rencontrées lors du trek : Nepal---Figures-locales Nepal---Figures-locales

 

Villages de montagnes... Quelques prises de vues : Nepal---Villages de montagne Nepal---Villages de montagne

 

Stupas, murs, drapeux, moulins à prière, temples.... Nombreux sont les signes qui poussent à la méditation et  à la spiritualité Bouddhiste : Nepal--- spiritualité Bouddhiste Nepal--- spiritualité Bouddhiste

 

L'hindouisme reste la religion favorite des népalais : Nepal---Hindouisme Nepal---Hindouisme

 

Pokhara : Nepal---Pokhara Nepal---Pokhara

 

 

J01-Besisahar-ngadi-002J02-ngadi-Jagat-011J03-Jagat-Dharapani-005J04-Dharapani-chame-015J05-Chame-Pissang-027

 

 Album 1/3 : De Besi sahar à Pissang : Nepal-Annapurnas---Besi-sahar-a-Pissang Nepal-Annapurnas---Besi-sahar-a-Pissang

 

Jour 1 : Katmandou - Besi sahar - Ngadi  

Près de 7h de route aujourd'hui en mini bus pour parcourir les 180 kms qui séparent Katmandou de Besi sahar (Point de départ du Trek). . Il faut d'abord sortir de Katmandou, et ce n'est pas chose facile ! Une cohorte de véhicules en tout genre : motocyclettes, scooters, rickshaws, voitures déglinguées, camions tatas parés de dessins aux couleurs flamboyantes, tente de se frayer un passage dans le désordre, soulevant sur son passage, des nuages de poussières. Je comprends mieux pourquoi tant de népalais portent des masques ou des foulards.

Ici, c'est le klaxon qui règle la circulation... "Attention, je suis là..." semble crier chaque véhicule dans ce capharnaum saturé de son.

Nous rejoignons enfin la nationale "Highway" qui s'avère plutôt ressembler à une routre départementale parsemée de trous béants. 5 à 6h de rodéo plus tard, nous arrivons à Durme. La route goudronnée se termine ici mais le mini bus poursuit sa route cette fois sur une piste carrossable... Je n'avais encore rien vu...La dernière heure de piste est particulièrement inconfortable et je suis bien heureux d'atteindre enfin Besi Sahar.

Besi Sahar (780 m daltitude) : Une horde d'équipes de trekkeurs de toutes nationalités se prépare ici à attaquer le trek des annapurnas. Je prépare mon sac à dos au près de mon équipe Thamserku Trekking. Notre sirdar donne les dernières recommandations à notre équipe de sept porteurs. Chacun d'entre eux va porter l'équivalent de 40 kilos sur le dos.

Maîté, notre guide népalais nous présente Parès et Angelsé, les deux sherpas qui vont le seconder et accompagner notre groupe tout au long du trek.

C'est parti ! Notre caravane se met en route. Nous laissons les derniers vrombissements des bus tata pour le tumulte régulier et rassurant de la rivière Marsyangdi qui va nous accomagner quasiment jusqu'au Thorung la. Nous rejoignons assez vite le village de Khudi où nous passons aux dessus des eaux bouillonnantes de la rivière en empruntant notre premier grand pont suspendus.

D'ici, nous dit Maïté, nous pouvons apercevoir par temps clair le Manaslu (8163m) et l'Himal Chuli (7893m)... Mais le temps est couvert, la brume qui baigne le paysage a engloutit les montagnes et nous empêche de distinguer ces sommets altiers.

    J01-Besisahar-ngadi-001Nous traversons des champs de rizières où des femmes s'affèrent à la récolte. Nous passons plusieurs villages,  riches en lodges pour atteindre en une petite heure trente de marche notre premier hébegement situé à Ngadi (950m). Un lodge sommaire mais confortable. Je partage la chambrée avec Patrice. Une première douche froide qui annonce la couleur (nous n'aurons pas d'eau chaude durant toute la durée le trek :-)). Un petit thé... Je pars à la découverte des quelques lodges du village avec ma lampe frontale. Je fais la rencontre de Gaël, un français suisse d'un groupe Terre d'aventure situé dans la lodge voisine. Après un bel échange, je rejoins mon groupe pour un très bon repas ponctué par des coupures régulières d'électricité, très courantes au Népal. Mais les locaux gardent le sourire. Des jeunes filles du village ont préparé une petite danse en signe d'accueil.

 

Jour 2 :  Ngadi - Jagat (1310m)

 

Le temps est très couvert aujourd'hui, il pleut même...Nous entâmons les choses sérieuses. Une rude montée jusqu'à Bahundanda (1300m) , la colline des brahmanes. Le paysage accueille de magnifiques espaces de cultures en terrasses. Le riz d'un magnifique jaune doré est prêt à être fauché.

Une petite halte à Bahundanda pour déguster un petit citron chaud et arrivent les premières rencontres avec les enfants puis les adultes locaux. Toujours de merveilleux moments.

Nepal---Figures-locales Nepal---Figures-locales

 

La piste descend alors brusquement sur lili bhir, puis continue à découvert jusqu'à Ghermu (1140m) ou nous déjeunons. Le trek des annapurnas est très fréquenté. De nombreux trekeurs attendent d'être servi. Mais notre sirdar, qui nous devance avec son équipe de porteur, fait bien les choses. A peine arrivée, déjà servis sous l'oeil étonné, voir révolté des autres trekeurs.

J02-ngadi-Jagat-008Le sentier descend alors à Syange (1080m) et passe sur la rive ouest de la Marsyangdi par un pont suspendu. Il monte alors en pente raide à flanc de falaise. Nous croisons de nombreux porteurs.

Sur le bord du chemin, des ouvriers attaquent la pierre à la baramine afin de déposer de la dynamite et poursuivre la piste.

Une trekkeuse du groupe Terre d'aventure qui regarde la scène chute lourdement et glisse de plus de cinq à six mètres de la falaise. Plusieurs guides se jettent à son secours. Plus de peur que de mal !

Nous atteignons le village de Jagat et notre lodge pour la nuit. Le village de Jagat est une moyenne bourgade. J'en fait le tour accompagné de Patrice et de Parès. De jeunes ados jouent leurs roupies aux dés. Le village est bondé de trekkeurs dispersés dans les diverses Guest house bigarrées.

 

Jour 3 : Jagat  - Dharapani (2000m)

J03-Jagat-Dharapani-035Zam zam... Nous suivons d'abord une piste qui grimpe à travers la forêt vers Chamje (1410m). Des sifflements stridents annoncent le passage d'un convoi de mules ornées de ponpons comme pour la parade. Il faut alors se frayer un chemin parmi cette cavalerie surchargée qui bouscule sans ménagement le trekkeur. Ces chassés-croisés avec les mules, parfois sur des sentiers très escarpés, vont se répéter souvent dans la journée et les journées suivantes tout au long du trek. J'en tire une expérience... Mieux vaut s'arrêter, se coller à la paroi rocheuse et laisser passer le cortège.

Un peu plus loin, de chaque côté du sentier, de vertes étendues de canabis poussent comme du chiendent. Les locaux récupèrent les graines pour la cuisine nous précise Maïté.

Nous franchissons encore un pont suspendu. Un embouteillage s'est formé pour laisser passer une file de mules. Nous suivons alors la vallée par un chemin qui grimpe vers Tal (1700m) pour nos premiers vertiges à flanc de coteau. Tal a des allures de bourg du Far West.

Le chemin devient plus escarpé... Taillé dans la roche.. Nous escaladons un escalier de pierre, traversons deux ou trois pont supendus. Nous marchons alors sous une cascade, à moins qu'il ne s'agisse des larmes d'une déesse, émerveillée par la beauté du lieu... Un bel effet brumisateur ! 

Un dernier pont supendu et nous gagnons lee village de Dharapani dont l'entrée est marquée par un chörten typique des villages d'influence tibétaine. Notre lodge se trouve au tout début du village.

  

Jour 4 : Dharapani - Chame (2700m)

J04-Dharapani-chame-013 

La brume a progressivement envahit toute la vallée cachant la majesteuse châine de montagnes. Le Lamjung Himal (6393m), L'Annapurna II (7939m) et le Manaslu (8163m) devraientt être en point de mire mais le ciel n'est que coton.

Après une heure de marche, nous arrivons au village de Bagarchap... Les moulins à prières, les murs de prières font maintenant leur apparition partout dans les villages. Nous faisons un bout de route avec trois charmantes danoises accompagnées d'un guide et de deux porteurs. Dans le village de Danaque, des enfants font tourner un gigantersque moulin à prières magnifiquement décoré. Je leur offre quelques gâteaux.. La nouvelle a vite fait de se répandre.. Tous les enfants du village rappliquent et se partagent le paquet.

Après Danaque, le sentier monte alors abruptement jusqu'à Timang puis traverse une pinède.Un porteur dévale la pente chargé de quatre énormes poutres. Impressionant !

Nous déjeunons au vllage traditionnel de  Thanchok... Accompagné de Christian, Je prends un peu d'avance sur le reste de mon groupe, et rejoint le groupe Terre d'aventure où je retrouve Gaël, accompagné de sa femme Myriam et d'Aurélie. Je prends des nouvelles de leur compagne de route qui a lourdement chutée il y a deux jours et nous partageons nos ressentis sur ce début de trek. Encore de précieux échanges.

J'attends un long moment le reste du groupe pour passer le check post avec le permis de trek et atteindre le grand village

de Chame, chef lieu du district de Manang. Notre lodge se trouve tout au bout du village en face d'un très beau pont suspendu.

Myriam et Gaël, que j'ai croisé plus haut dans le village, me proposent de les accompagner à la source chaude. A cet endroit, fracassante, la rivière Marsyangdi bouillonne dans un dédale de roches. Nous terminons la soirée en flânant dans les nombreuses boutiques du village. Je dégôte un bonnet qui sera fort utile pour les journées suivantes du trek.

 

Jour 5 : Chame - Pisang (3200m)

J05-Chame-Pissang-0275h45... Le réveil offre un spectacle époustoufflant annonciateur d'une journée enchanteresse. Le temps est découvert, on aperçoit le sommet enneigé du Manaslu... Au loin, se dessine la chaîne des Annapurnas qui pointe ses plus hauts sommets.

Nous passons à gauche d'un mur de mani comme le font les bouddhistes et quittons chame... Le sentier traverse alors une épaisse forêt, dans une vallée étroite et encaissée, dominée par des falaises impressionnantes. Le sentier continue de monter vers Dikhur Pokhari. Je fais la connaissance de quatre treekeuses allemandes, amatrices de photos. Je leur vante les bienfaits de mon harnais trekking qui m'évite bien des douleurs dans le cou. Elles sonst séduites par l'ingéniosité du harnais. Nous faisons un bout de chemin ensemble.

Nous gagnons finalement assez vite le village de Pissang. Il est encore tôt. Nous montons jusqu'à Upper pissang (le vieux village) pour aller admirer un édifice constitué de 152 moulins à prières.... Après une ascension de 200 m de dénivelée, nous atteignons le monastère bouddhiste... Le groupe d'Allemande est avec nous. Des moines nous offrent le citron chaud. La vue est magnifique... Les drapeaux de prières représentant les cinq éléments jaune (la terre), vert (le vent), rouge (le feu), blanc (l'eau), bleu (le ciel, l'univers) recouverts de mantras volent au vent et répandent dans l'air les paroles sacrées.

Fasciné par la spiritalité qui émane de ce lieu, Je promets d'y revenir le lendemain à l'Aube... Ce que je fais dès 5h30, je suis accueillis au sommet à 6h du mat par un moine qui m'offre le thé... Je profite avec un acolyte américain, passionné, lui aussi de photos, du levé du soleil sur Pissang.

 

J06-Pissang-Manang-030J07-Manang-004J07-Manang-014J07-Manang-023J08-Manang-Leder-021

 

 

Album 2/3 : De Pissang à Ledar  :Nepal---Annapurnas---De-Pissang-a-Leder Nepal---Annapurnas---De-Pissang-a-Leder

 

Jour 6 : Pisang - Manang (3540m)

J06-Pissang-Manang-036Maité nous a vanté cette journée comme l'une des plus longues et les plus belles du parcours et il n'a pas menti. Cette longue étape va tenir toutes ses promesses. Un panorama somptueux, exceptionnel tout au long de la journée : l'énorme barrière glaciaire des versants nord des Annapurnas IV, II, III, Gangapurna et Tarke Gyanks. Magique !

Nous prenons l'itinéraire Nord via Ghyary. Le sentier monte très vite en pente raide. Je suis en grande forme et j'avale la pente à grandes enjambées, accompagné de Dominique. Nous progressons rapidement comme dynamisé par le paysage somptueux... Annapurna Four, Annapuran Two, Annapurna Three, les mots résonnent dans nos têtes et dans nos coeurs.. et c'est au rythme des Resham Firiri que nous progressons comme un coton léger en doublant de nombreux groupes de trekkeurs dont certains sont à l'agonie.

Nous rencontrons nos premiers yaks en bord de sentier. Je m'approche pour prendre une photo tandis qu'un guide me met en garde. Attention, les yaks se mettent souvent à charger le trekkeur. L'une des bestioles qui nous barre maintenant le chemin, n'a en effet,  pas l'air commode.  Nous atteignons Ghyaru près de 3/4 d'heure avant les derniers de notre groupe. Je profite de ce temps d'attente pour effectuer de belles prises de vue du paysage. Je bouge pour ne pas trop me refroidir.

Un petit citron chaud partagé avec le groupe et nous continuons la route sur ce magnifique sentier blacon des Annapurnas. Nous déjeunons à Ngawal en intérieur. Il commence à faire très froid... Nous traversons le village de Mungji puis la piste atteint le pittoresque village de Bragha. Nous effectuons un détour par son non moins pittoresque gompa : Un monastère bouddhiste très différent de celui de Pissang. C'est littéralement épuisé par cette longue journée que nous arrivons à notre lodge située à Manang.

 

Jour 7 : Manang (3540m) - Praken Gompa (3960m)

 

J07-Manang-025Journée d'acclimatation à Manang. Dans les rues poussiéreuses, de nombreux trekkeurs désouevrés, errent mains dans les poches et bonnets vissés juqu'au yeux en attendant la mobilisation de leurs globles rouges. Les jambes habituées à leur 7 ou 8h de marche quotidiennes, ont un peu de mal a acceptées cette rupture de rythme et tournicotent le long des murs de pierres sèches. De grands panneaux invitent à rentrer dans des salles de projection où des sièges, recouverts de peau de yaks, sont disposés devant un écran qui diffuse aux candidats au col des joyaux cinématographiques tel qu'Into the wild ou Seven years in Tibet...

Nous partons pour une balade d'acclimatation à l'altitude afin de minimiser le risque de mal des montagnes. Nous grimpons jusqu'à 4000m en rejoignant le gompa de Praken. Là haut, un moine de 95 ans nous offre sa bénédiction et incante des prières afin que nous franchissions le col de Thorung La dans de bonnes conditions.

 

Jour 8 : Manang (3540m) - Letdar (4200m)

J08-Manang-Leder-024Les choses sérieuses commencent. Il faut faire ses adieux aux eaux perses de la Marsyangdi et s'engoufrer dans la vallée de la Jarsang Khola.. 2000m de dénivelée nous séparent encore du col.

Nous acceuillons à partir de maintenant un nouveau sherpa et une mule qui porte notre caisson hyperbare en cas de nécéssité.

La piste monte maintenant régulièrement. La végétation plus rase, se raréfie au fur et à mesure que l'on approche Yak Kharkhka (4020m) puis de letdar (4230m). Nous stoppons ici pour la nuit. Par souci d'acclimatation, nous montons 150 à 200m de dénivelée sur une colline au dessus de notre lodge. Il fait très froid. Le soleil se cache derrnière la montagne dès 16h et le froid glacial fait alors son apparition. Pas de chauffage dans la pière commune... Maîté nous fait une petite démonstration avec le caisson hyperbare. J'ai trop froid. Je n'ai qu'une envie, rejoindre au plus vite mon duvet et ne plus en bouger.

1h du mat, je me lève avec un sérieux mal de crâne. Je dois aller aux toilettes. Je dois faire un effort violent pour sortir de mon nid douillet, remettre mes pompes et me confronter au froid glacial de la nuit. Il gèle. Mon coeur palpite à grande vitesse.

 

J09-Leder-Thorong Phedi-059 J09-Leder-Thorong Phedi-075J09-Leder-Thorong Phedi-080J10-Thorong Phedi-Muktinath-018J10-Thorong Phedi-Muktinath-033

 

Album 3/3 DeLetdar à Jomsom : Nepal---Annapurnas---Leder-a-Jomosom Nepal---Annapurnas---Leder-a-Jomosom

 

Jour 9 : Letdar (4200m) - Thorung Phedi (4500m)

J09-Leder-Thorong Phedi-075La nuit à 4200m a laissé des traces.... Les organismes ont souffert. Tout le monde a la tête dans le sac ce matin.

Chacun pense au passage du col qui occupe de plus en plus les conversations. Pour ma part, j'ai un mal de crâne persistant qui résiste à l'aspirine. Pas d'autres symptômes inquiétants...

Je réalise d'un seul coup que nous avons tourné notre dernier mani korlo hier... Il n'y a plus de village désormais jusqu'au col, que des pentes bouclées d'argousiers et de bouleaux nains, des prairies alpines, de sombres ravins où des torrents glacés viennent faire des vocalises.

Maîté a prévenu.... Plusieurs personnes du groupe présentent des signes inquiétants. Inutile de courir après le mal des montagnes. L'étape sera très courte. Il préfère que nous passions la nuit à Thorong Phedi (4500m) plutôt qu'au High camp (4800)

L'étape est effectivement courte mais de toute beauté.

Nous laissons les derniers troupeaux de yaks, traversons un dernier pont suspendu face au Chulu west. Nous marchons désormais dans un paysage de haute montagne. La végétation a quasiment disparue. L'air est froid, le vent glacial souffle fort par endroit.

Nous franchissons une zone d'éboulis particulièrement dangereusese juste avant de rejoindre Thorung Phedi que nous atteignons à midi.

 

Jour 10: Thorung Phedi (4500m) - Thorung La (5416m) - Muktinath (3700m)

3h du matin.. C'est le jour J : le point d'orgue du trek : le passage du col deu Thorong La. La journée la plus longue du trek (8 à 9h de marche) L'objectif est d'atteindre le col en début de matinée pour rejoindre Muktinath en tout début d'après midi. Plus tard, le vent quotidien très violent rend la progression très pénible.

Mal réveillé et pas lavé, le coeur au bord des lèvres, frissonnant dans la nuit froide, la lampe frontale fixée sur le bonnet... Toute l'équipe est là... Maîté examine l'état des troupes et décide : Monique qui a de fortes palpitations fera l'ascension à dos de mule.

J10-Thorong Phedi-Muktinath-018Pour les autres, commence alors la rude ascension. Notre lente procession se met en marche, très vite suivie par d'autres groupes de trekkeurs. On titube sur le sentier en repérant le sol au faisceau de nos lampes. La nuit est belle, immense et calme. Les silhouettes des montagnes grandissent peu à peu. Un balet de loupiotes illumine le ciel... Les lampes frontales se mêlent aux étoiles et dansent au rythme de nos pas.  2h, 3h de marche... Le levé du soleil illumine bientôt la montagne et ses versants enneigés... J'accélère le pas, saoulé d'endorphines, ces délicieuses drogues endogènes...J'approche petit à petit de l'extase... Une pointe d'essouflement... Mais le col est à vue... Nous l'atteignons après 4h30 d'ascension. Une horde de trekkeurs joyeux se congratulent et entament ici ou là des danses et des cris de victoire. Les déclencheurs d'appareils photos crépitent.... Instants de pure émotion... Magique ! Je tiens la pose avec Patrice et l'une de trekkeuse allemande qui nous a rejoint pour l'occasion, puis avec Parès....

Mais il faut vite se reconcentrer sur l'étape qui est loin d'être terminée. Nous devons maintenant redescendre sur Muktinath. Une descente abrupte de 1700m de dénivelée... Une descente qui semble sans fin. Nous pénétrons dans le district du Mustang, l'ancien et mythique royaume de Lo. Une belle journée, particulièrement éprouvante...

 

 

Jour 11: Muktinath (3700m)  - Jomsom (2795m)

 

J11-Muktinath-Jomosom-015Le paysage a littéralement changé... Il est désormais totalement minéral, transhimalayen désertique jusqu'à Jharkhot (3500m). J'ai rejoint le groupe De terre d'av dans la descente. Je marche près d'une heure avec Myriam. J'improvise un petit cours sur l'imagerie numérique pour répondre à ses multiples questions.

Je retrouve mon groupe sur la large  piste un peu avant Khingar... Nous plongeons alors vers le village médiéval de Kagbeni (2840m). Nous parcourons ses charmantes ruelles.

Après le repas, nous gagnons la rivière Kali Gandaki que nous suivons jusqu'à Jomsom. Le fond de la vallée, large et pierreux, est balayé par un vent violent que nous fait face. Le port des lunettes et d'u maque ou d'un foulard est plus que recommandée... La progression est très pénible jusqu'à Jomsom.

 

 

 

Jour 12:  Jomsom (2795m) - Katmandou

 Retour via un Dornier 228, un petit bimoteur de 15 places de la compagnie Tara air jusqu'à Pokhara.... Une petite petite de Pokhara et le retour vers Katmandou via Yéti airlines

 

Lien Album photos pokhara :

  Nepal---Pokhara Nepal---Pokhara

 

Népal-Pokhara-012

Par Philo - Publié dans : Rando à l'étranger
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Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 19:00

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Climat subtropical, végétation luxuriante, littoral escarpé, précipices, pics altiers, vallées encaissées, chemins accidentés de montagne, levadas, Madère possède de nombreux atouts, des paysages sauvages diversifiés qui en font un véritable paradis terrestre pour le randonneur. Recouverte au deux tiers de forêts, elle ressemble à une montagne verte, un jardin qui flotte sur l'océan.

Je profite d'une semaine de congés avec mes filles : Manon et Morgane pour organiser un trek sur les sentiers de Madère et goûter aux multiples charmes de l'île.

Les premières étapes nous permettront de découvrir le littoral et ses hautes falaises qui se jettent à pics dans l'océan. Nous foulerons ensuite les sentiers de levadas. ces canaux d'irrigation de l'île offrent de magnifiques balades au travers de tunnels creusés dans la montagne. Nous terminerons enfin par deux étapes difficiles de hautes montagnes.

 

Albums photos

Pointe de Sâo Lourenço : Madere---Sao-Lourenco Madere---Sao-Lourenco

Levada de canciçal : Madere---levada-de-canical Madere---levada-de-canical

La caldeirao Verde : Madere---la-Caldeiro-Verde Madere---la-Caldeiro-Verde

La levada do Norte : Madere---levada-da-norte Madere---levada-da-norte

L'ascension du Pico Grande : Madere---Pico-Grande Madere---Pico-Grande

Le pico Ruivo par le pico Arieiro : Madere---Pico-Ruivo Madere---Pico-Ruivo

 

 Organisation, équipement

 

Pour préparer ce trek, j'ai utilisé les guides suivants :

  • ROTHER Guide de randonnées. Madère Les plus belles randonnées de levada et de montagne
  • SUNFLOWER BOOKS Madère randonnées et excursions
  • Le petit futé Madère
  • La carte Madeira Tour & Trail 1:40000 (New 6th Edition)
  • Internet pour m'inspirer des treks proposés par les principales agences de trekking et pour la recherche des hébergements
  • Les horaires de bus de la compagnie de transport SAM http://www.sam.pt/carreiras-regulares/horários.aspx
  • La compagnie aérienne Tap portugal http://www.flytap.com/France/fr/PageDAccueil

Concernant l'équipement, outre les habits classiques de randonnées :

  • De bonnes chaussures de marche notamment pour les sentiers de montagne très exigeants
  • Une lampe frontale est indispensable. Les levadas passent sous de nombreux tunnels dont certains font quelques centaines de mètres.
  • Une boussole
  • Une cape de pluie. Le temps peut changer très vite à Madère
  • Un coupe vent et une polaire pour la pointe de Sâo Lourenço exposée plein vent et pour les montagnes.

Le trek au fil des jours

 

Jour 1 : Un atterrissage impressionnant, une belle frayeur

Départ de Paris Orly terminal Ouest ( vol Tap Portugal TP443) à 10h35 à bord d'un A319. Atterrissage à Lisboa à 12:00 (heure de Lisbonne -1h00 par rapport à Paris)

Transfert au terminal 2 de Lisbonne et départ à 14:30 (vol Tap portugal TP1627) pour un atterrissge à 16:30 à l'aéroport international de Madère à proximité de Santa Cruz.

L'atterrissage est impressionnant. La courte piste est construite en partie sur la mer. L'avion réalise un premier passage ce qui nous laisse le temps d'admirer la minuscule piste d'atterrissage ainsi que la pointe de Sâo Lourenço. Il effectue alors un demi-tour pour s'aligner dans l'axe de la piste et là, on commence à avoir très peur... Le vent souffle fort ici. Les ailes quitte le plan horizontal et l'avion bascule de droite à gauche pendant toute l'approche... quelques rumeurs et petits cris se font entendre ajoutant un peu d'angoisse. Lorsqu'il est dans l'alignement de la piste, l'A319 entame une descente brutale vers la mer. Crispés, arnachés à nos accoudoires, le brouhaha devient encore plus inquiétant. Ma voisine fait un signe de croix... Ca y est, l'avion vient de toucher le sol, il freine brutalement... On voit passer l'aérogare sur le côté, puis plus rien, où du moins si de l'eau. Nous sommes sur le bout de piste sur pilotis.L'avion stoppe enfin... Le silence de mort fait place à un tonnerre d'applaudissements et d'acclamations. Ouf !! L'avion effectue un demi tour pour nous déposer à l'aérogare. Un beau moment de frayeur. Mieux vaut être prévenu à l'avance. L'atterrissage à Madère est considéré comme l'un des plus difficiles à cause du vent.

Après avoir récupéré nos bagages, nous louons les services d'un taxi qui nous mène à Machico (5 minutes de l'aéroport) pour rejoindre notre premier hébergement : Residencial AMPARO où nous resterons deux nuits.

 

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Jour 2 : La spectaculaire côte rocheuse de Sâo Lourenço

 

La pointe de Sâo Lourenço est une presqu'île située à l'extrème Est de l'île de Madère. Battue par un vent fort, quasiment dépourvue de végétation, elle semble désertique et contraste complètememt avec la majeure partie des sentiers de l'île si recouverts de verdure.

Départ : Baie d'Abra accessible via le bus n°113 en partance de Machico

Distance : 8,5 kms

Temps de marche : environ 3h

Dénivelée :  180m de dénivelée positive

Difficulté : Facile à moyen. Randonée sur des sentiers rocailleux. Les passages virtigeux sont sécurisés. Le vent souffle fort. Il faut avoir le pied sûr.  La montée est raide pour atteindre le pico do furado

Lien vers l'album photos : Madere---Sao-Lourenco Madere---Sao-Lourenco

Le fil de la rando :

Nous partons de notre hôtel situé à Machico à 8h30. Nous dégôtons un petit commerce à proximité, dans lequel nous achetons le necessaire pour notre pique-nique et rejoignons le terminal central des bus. A 9h20, nous montons dans le bus n°113 (1€30 le ticket) en direction de la Baie d'Abra.

A la descente de bus, nous constatons que ce parcours de randonnée est très prisée. le parking est rempli de voitures et de bus de tourisme. Une pancarte donne des informations sur l'itinéraire et sur les particularités de la presqu'île. Nous empruntons un peu plus loin le sentier PR8 en direction Cais do Sardinho. Le sentier descend dans la vallée et rejoint un chemin fait de madriers. Le ciel est très couvert. La brume nous recouvre d'un seul coup et une pluie fine nous asperge... Vite les kway !!

Nous distinguons la presqu'île tendue comme un doigt dans la mer. Au loin, un rocher percé au dessus des flots avec, le surplombant, le sommet de l'imposant pico do Furado (le "percé"). Le sentier rocailleux alterne entre montées et descentes avec des passages très exposés au vent. La pluie fine qui tombe fortement a vite fait de nous détremper. Au bout de 15 minutes de marche, nous croisons un autre sentier. Le chemin qui descend à droite, rejoint la plage pierreuse d'une baie. A gauche, il mène à une très belle vue panoramique de la côte déchiquetée. Nous rejoignons le sentier principal, débute alors une montée courrte mais raide. Nous évoluons maintenant sur une crête rocheuse sur un chemin pavé en escalier sécurié par une clôture et gagnons une nouvelle vue panormaique sur les rochers hippocampes et leurs teintes rouge pourpre qui contrastent avec les bleus de l'océan.

Nous atteigons assez vite le pont de terre, un étroit passage de quelques mètres de large seulement. Le rocher plongent de presque 100m à la verticale des deux côtés. Dans l'océan, une station piscicole circulaire flotte au large.

A un croisement, une pancarte d'informations nous renseigne sur les principaux points d'intérêt à ce niveau de l'ile. Je nomme ce pont le point A. Au loin, en face, la Casa do Sardinha, entourée  d'une palmeraie, fait figure d'oasis dans cet univers aride au couleurs rouille et jaune curry. Nous prenons le sentier à droite. Le soleil fait quelques percées et de belles parties de ciel bleu écartent maintenant les nuages. Nous faisons un petit détour par le Cais do Sardinha. le lieu est très prisé, une horde de baigneurs plonge ici dans l'océan. Un petit espace permet de planter deux ou trois toiles de tentes.

Après avoir rejoint la maison des gardiens (Casa do Sardinha), nous attaquons la difficile ascension du Pico do Furado. Le radillon est réservé aux randonneurs chevronnés. Des marches facilitent la rude ascension. Morgane souffre dans la montée mais le spectacle en haut, est comme toujours récompensé. Depuis le pic oriental, nous pouvons jouir d'une belle vue jusqu'au phare sur l'ilhéu do farol, le point le plus à l'est de Madère..

Nous regagnons la maison des gardiens et prenons le sentier à droite.On bascule dans un univers de roches colorées passant de l'ocre au rouge. Des strates se dessinent sur les falaises, les coulées de laves attestent que nous sommes bel et bien sur un volcan. Nous rejoignons le point A dénommé tout à l'heure. Le temps se dégrade à nouveau et c'est sous une pluie forte, mouillés des pieds à la tête, que nous regagnons la baie d'Abra.

Nous devions regagner Pedra do passaro à Caniçal par le bus 113 et rejoindre Machico à pieds par un chemin côtier. Mais le temps m'en dissuade. Nous renonçons. Nous ferons le trajet complet en bus jusqu'à Machico.

Nous dînons le soir  à l'hôtel. Un incontournable et succulent bola do caco, une soupe de tomate, une imposante brochette de boeuf accompagnée d'une myriade de légumes et une salade de fruits.

 

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Jour 3 : Machico - Pico Do Facho - Levada de Caniçal - Boca do risco - Maroços - Santana  

J'avais d'abord prévu de rejoindre Boca do risco en partant de Machico et d'emprunter le sentier vertigineux de la côte nord jusqu'à Porto da Cruz mais la personne de l'hôtel me signale que certaines parties du sentier ont carrément disparues en raison d'un glissement de terrrain. Le sentier est officiellement fermé. Nous devons changer nos plans. Nous empruntons finalement la levada de caniçal jusqu'à Maroços.

8h30, le taxi qui transporte nos bagages jusqu'à Santana et devait nous récupérer à 17h30 à l'église de Porto Da Cruz arrive. Il transporte toujours nos bagages jusqu'à Santana mais je lui demande de nous récupérer à 16h à Maroços au bout de la levada de caniçal. Le chauffeur parle très bien français. Tout va bien...

Départ : Centre de Machico

Distance : 17,5 kms

Temps de marche : 4h (+ 1h06 d'arrêts cumulés)

Dénivelée : 560 m positive

Difficulté : facile

Lien vers l'album photos : Madere---levada-de-canical Madere---levada-de-canical

Le fil de la rando :

9h30, après un passage chez l'épicier pour confectionner nos sandwichs, nous quittons MACHICO en montant par des petites rues en pentes raides en direction de l'école : le batiment le plus haut tout en longueur sous le pico do Facho. La dernière ruelle conduisant à l'école abrite une jolie petite maison au toit de chaume au début de la rue sur notre gauche. Arrivé à l'école, nous prenons l'escalier qui longe le mur à droite et entâmons ici le sentier qui monte en lacets jusqu'au mont Facho. Manon assure le train. Morgane a beaucoup de mal dans la montée. Je la motive. C'est la principale difficulté de ce parcours du jour. Le mont Facho et ses antennes n'est pas très esthétique mais il offre une très belle vue sur le village de Machico d'une part et sur la pointe de Sâo Lourenço d'autre part.

En haut du mont Facho, nous prenons la route goudronnée à gauche qui descend jusqu'au tunnel de caniçal. C'est là que débute la levada de caniçal. Nous la suivons à contre courant. Nous randonnons alors tranquillement pendant 3/4 d'heure sur un chemin de terre confortable bordé de mimosas. l'arbuste, très présent ici embaume notre promenade.

Nous débouchons sur de superbes jardins verdoyants. Aménagées en terrasses, soutenues par des murets de pierres sèches, les pentes accueillent toutes sortes de cultures favorisées par la terre volcanique très fertile et par la douceur du climat. J'aime contempler ses petits jardins de nature.

Une petite cabane de jardin en tôle rouge semble barrer le chemin. Une vingtaine de mètres après la maisonnette, un sentier indique à doite Vereda Boca do risco. Nous avons tout le temps d'effectuer l'ascension vers le col. Au bout de 30 minutes de montée, nous atteignons Boca do Risco. Le vent souffle fort sur le point culminant. Je réalise quelques photos de la côte Nord. Un groupe de trekkeurs compatriotes français (nous en avons croisé beaucoup pendant notre séjour à Madère) nous confirme que le sentier qui mène à Porto Da Cruz a disparu lors d'un glissement de terrain. Il serait kamikaze de le parcourir. Nous redescendons par le même chemin qu'à l'aller pour rejoindre la levada de caniçal. Nous traversons alors plusieurs vallées en alternant entre les terrres cultivées avec une population dense et les vallées calmes et profondes où la nature est encore vierge. Après la luxuriante vallée de Ribeira Seca, vient la reposante vallée de Ribeira Noa, puis la Ribeira Grande qui nous offre de belles vues sur Machico et sur le Pico do Facho que nous avons franchit le matin. Nous traversons alors un petit tunnel de 25m de long (nul besoin de lampe frontale pour celui-ci). L'ouvrage de l'agriculteur madèrois est de nouveau omni présent. Les palheiros parsèment le paysage et forment des petis îlots  qui se détachent sur le fond vert des vastes cuvettes.  Puis les zones habitées refont apparition. La levada passe à côté d'habitations aux jardins fleuris puis se perd sous des dalles de bétons. Nous arrivons au bout de la levada avec plus d'une heure d'avance sur l'heure de RDV. Un bar : le Calçadinha fait face à la levada. Nous nous installons en terrasse pour siroter deux sodas et une CORAL (bière locale) pour un total de moins de 3€ (le prix d'un grand café crème chez nous).

Le taxi est bien à l'heure et nous conduit à notre hôtel O COLMO à Santana. Nous y séjournerons deux nuits. Santana est réputé pour ces petites maisons traditionnelles au toits de roseaux. L'une de ces petites maisons pittoresques est construites au pied de l'hôtel.

Nous achetons de quoi confectionner nos sandwichs pour le lendemain.

Nous dînons à l'hôtel un très bon filet d'espada...des plats très et trop copieux... Une tradition à Madère. Il faut être un ogre pour finir les portions servies.

 

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Jour 4 : La caldeirao Verde : la nature luxuriante... Une ambiance "petite jungle"

Une randonnée spectaculaire. l'un de nos coups de coeur. L'eau a forgé au fil du temps des gorges impressionnantes et est aussi à l'origine de la végéttion luxuriante à feuilles persistantes, pareille à une jungle. La levada est en partie façonnée dans la paroi rocheuse.

Départ : Rancho Madeirens

Distance : 19 kms

Temps de marche : 4h (+ 1h49 d'arrêts cumulés)

Dénivelée : 196 m positive , 700m négative

Difficulté : Moyenne, passages étroits, humides et glissants. Lampe frontale obliatoire

Lien vers l'albulm photos : Madere---la-Caldeiro-Verde Madere---la-Caldeiro-Verde

Le fil de la rando :

8h30. Le taxi nous récupère à l'hôtel et nous dépose une vingtaine de minutes plus tard au parking de Rancho Madeirense.

Nous laissons à gauche la maisonnette de Santana au toit de roseaux. La brume qui enveloppait le paysage s'estompe petit à petit pour laisser apparaître un ciel dégagé. Morgane contemple le parcours qui nous attend sur le panneau d'affichage en début de circuit. Nous suivons la levada bordées de magniques hortensias jusqu'à la maison forestière de Queimadas. Un nouveau panneau d'indication nous informe sur le sentier PR9 que nous allons emprunter.

Le chemin se rétrécit maintenant. Des passages avec des pics allant jusqu'à 100 m borde la lévada mais la végétation très dense attenue l'effet de vertige. La paroi rocheuse où a été creusé la levada regorge d'arbres et d'arbustres qui ont réussi à s'agripper à la falaise. L'eau ruissèle sur la paroi rocheuse, suit les branches et nous asperge ici où là : un bel effet brumisateur. Un petit escalier se fait maintenant apercevoir sur la droite. Il faut imprérativement le prendre afin d'éviter une portion très glissante de la levada. Nous passons en dessous de ce passage délicat et rejoignons la levada au bout d'une cinquantaine de mètres. Celle-ci pénètre ensuite dans une vallée latérale et franchit une petite gorge par un pont. Une cascade se jette ici depuis une hauteur de 50m.

Un premier tunnel d'une dizaine de mètres de longueur marque le début d'une série de quatre  jusqu'à Caldeirao Verde. Si celui-ci ne demande pas de lampe frontale, il n'en est pas de même pour les suivants qui sont nettement plus longs et plus étroits.

Nous atteignons l'entrée du second tunnel. Juste avant, un croisement indique la direction de Ilha. C'est ce croisement que nous rejoindrons plus tard pour prendre la direction d'Ilha. Pour l'instant, nous continuons en direction de Caldeirao Verde.

La lampe frontale est indispendable. Le tunnel humide mesure près de 200m de long. Sans lampe, c'est le noir total. Nous suivons la levada, notre fil conducteur en évitant les flaques au sol. Aie !... le dessus de mon crâne vient de heurter violemment le haut du tunnel dont la hauteur vient de diminuer subitement. Nous poursuivons, le dos courbé, en priant de ne croiser personne.

A peine réhabitués à la lumière du jour, nous franchissons un troisième tunnel qui possède une entrée large mais qui s'avère vite étroit et bas. Heureusement qu'il ne pleut pas. Ce tunnel a une particularité désagréable. Il peut y avoir 10 cm d'eau au sol après de fortes précipitations. Après un 4ème tunnel court, la levada pénètre dans la gorge grandiose de Ribeira Grande. De belles percées dans la végétation offrent de superbes vues sur les montagnes. Une quinzaine de minutes après le dernier tunnel, nous quittons la levada pour un chemin rocailleux pour nous retrouver au milieu du chaudron vert : la calderirao verde : un cirque impressionnant aux parois montant à la verticale vers le ciel. Une cascade remplit un étang au pied de la falaise. Superbe ! Nous savourons seuls ce spectacle. Après une petit 1/4 d'arrêt en ce paradis, je propose à Manon et Morgane de poursuivre la rando jusqu'à Caldeirao Inferno : un parcours indiqué comme excitant et exigeant par tous les guides de randonnées de Madère. Un aller/retour de 2h. Je comprends assez vite que ce changement de programme de dernière minute ne leur sied guère. N'exigeons pas l'impossible ! Je m'incline. Nous prenons le chemin du retour pour rejoindre l'intersection vers Ilha que nous avions atteint plus tôt le matin. Le retour est plus délicat. Entièrement seuls à l'aller (nous étions partis tôt le matin), nous croisons énormément de groupes. portugais, français, américains... Pas facile de se croiser sur les étroits sentiers de levada, encore moins dans les tunnels. Il faut être un véritable acrobale pour ne pas finir les pieds dans l'eau.

De retour à l'intersection, nous prenons la direction du sentier de Ilha et 20m plus loin le sentier de randonnée PR11. On ressent maintenant la chaleur. C'est une belle journée, il fait chaud, mais dans la Caldeirao Verde, nous étions bien au frais. Nous nous arrêtons pique niquer à la croisée d'un chemin  indiquant posto florestal Vale da lapa. Après le déjeuner, nous laissons cette direction pour descendre tout droit sur Ilha (balisage rouge et jaune). Des marches fabriquées avec des rondins de bois apparaissent. Attention, le sentier est glissant. Le sentier devient une piste plus large. Dans une épingle vers la droite de la piste, nous quittons celle-ci pour un sentier qui descend vers la gauche. Nous croisons une autre piste. Nous continuons tout droit (panneau pico ruivo dans notre dos). Nous rejoignons encore une nouvelle piste qui plonge vers l'océan, puis une petite crête, pour reprendre un sentier qui descend en pente raide jusqu'à la route. Nous passons le Miradoura Cabeço do Resto d'où nous apercevons l'église d'Ilha. C'est là que se trouve l'arrêt du bus local que nous devons prendre pour nous ramener à Santana.

14h45, le bus de 14h30 n'est toujours pas passé. Je m'inquiète. Une habitante du village vient nous parler dans un anglais impeccable. Nous sommes le 15 Août. Il n'y a qu'un seul bus à 17h... Oups ! On crève de chaud. Nous n'attendrons pas 17h. Je remonte au bar du village. Un large sourire, quelques gestes pour compenser mon déficit dans la langue portugaise, la patronne du bar appelle un taxi qui nous cueille une vingtaine de minutes plus tard.

 

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Jour 5 : La levada do Norte

 Une petite randonnée aujourd'hui sans grande difficulté avant les deux prochaines journées de montagne. L'intérêt de cette lévada réside dans ces six tunnels dont quatre font plusieurs centaines de mètres avec des passages très étroits.

Départ : Pied de Bica da Cana

Distance : 18 kms

Temps de marche : 3h45 (+ 1h30 d'arrêts cumulés)

Dénivelée : 195 m positive

Difficulté : Moyenne, passages étroits dans six tunnels. Lampe frontale obliatoire

Lien vers l'album photos : Madere---levada-da-norte Madere---levada-da-norte

Le fil de la rando :

9h : Nous partageons notre transporteur avec un groupe de quatre américains que nous laissons à Boa Ventura. Plus d'une heure de route pour rejoindre le point de départ de la rando : le plateau de Paul da Serra.

Le taxi nous dépose tout près d'un champ d'éoliennes et va déposer nos bagages à l'hôtel Residencial Encumeada, terme de notre randonnée du jour.

Nous franchissons une chaîne qui barre le passage pour monter au belvédère de Bica da Cana situé à 1620m d'altitude et pour profiter de la vue sur le massif central. Nous sommes au dessus des nuages. Nous redescendons du belvédère pour prendre à droite de la chaîne un petit sentier qui nous mène dix minutes plus tard et plus bas à une intersection. Nous prenons à gauche la direction Nord-Ouest. Le sentier est balisé blanc et rouge. C'est le chemin des papillons s'exclame Manon. Il est vrai qu'une multitude de papillons virevoltent autour de nous et accompagnent notre descente. Le petit sentier se déverse sur une large piste rocailleuse. Nous sommes à 1300 m d'altitude. Le chemin monotone s'avère très glissant. Nous progressons au prix de nombreux dérapages plus ou moins contrôlés. Manon chute en fin de piste et s'abîme l'avant bras et la cuisse. Je sors la trousse de secours pour nettoyer les plaies. Au bout d'1h33 de marche (6kms770), nous rejoignons une maison au toit vert située à 1028m d'altitude qui marque le début de la levada do Norte. Le chemin devient beaucoup plus intéressant. Nous suivons la levada sur notre droite sur un chemin de 40 à 50 cm. A gauche : le vide. Mieux vaut ne pas avoir le vertige. A un petit tunnel, succèdent ensuite 5 autres tunnels dont quatre très impréssionnants qui font plusieurs centaines de mètres de longs. Je suis impressionné par le génie des hommes qui ont réussi à batir ici de tels ouvrages. Le sol est glissant. Par endroit, nous marchons dans des flaques.. Certains passages sont très étroits : nos deux pieds tiennent à peine sur l'étroit sentier et il faut faire preuve de beaucoup de concentration pour ne pas chuter dans la levada. Pour compliquer un peu le tout dans le 4ème tunnel, nous sommes aspergé d'eau froide qui s'écoule de la paroi. Dans le sixième et dernier tunnel, l'eau passe à main gauche. A sa sortie la levada do Norte s'arrête, un chemin à gauche descend vers la route qui rejoint à droite notre hôtel. Il est encore tôt, je décide de poursuivre la balade en empruntant la levada de rabaças. Un panneau indicateur attire notre attention sur les chutes de pierres fréquentes à cet endroit. Une petite heure trente en aller/retour avant de rejoindre l'immense residential d'Encumeada où nous dînerons et dormirons cette nuit.

 

 

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Jour 6 : De boca da Corrida au Pico Grande jusau'a Curral das Freiras

Une randonnée grandiose à caractère alpin. Le pico Grande fait partie des dix sommets les plus élevés de Madère, mais sur le plan du degré de difficulté de l'ascension et de la qualité du panorama, il est certainement l'un des plus intéressants.

Nous l'avons effectué par temps ensoleillé avec une très grosse chaleur.

Départ : Parking de la maison forestière de Boca da Corrida

Distance : 9kms500 kms

Temps de marche : 3h (+ 1h02 d'arrêts cumulés)

Dénivelée : 680 m positive et plus de 1000 m à la descente

Difficulté : Difficile, expérience alpine requise, descente en pentes très raides vertigineuses

Lien vers l'album photos : Madere---Pico-Grande Madere---Pico-Grande

Le fil de la rando :

Départ 8h30 de Encumeada. Notre taxi nous dépose au parking de Boca da Corrida 35 minutes plus tard. Il déposera nos bagages à l'hôtel Residencial Do Vale à Funchal où nous séjournerons les deux dernières nuits.

Du parking de la maison forestière, nous suivons le chemin pavé montant vers la montagne. Nous continuons à mi droite par quelques marches raides. Nous avons déjà une très belle vue sur nos objectifs du jour. Devant nous, le pico Grande haut de ses 1655m tandis qu'en bas à droite, dans le cirque, se trouve le but de notre randonnée : Curral das freiras : la vallée des religieuses. Le chemin passe de l'autre côté de la crête, avec cette fois une vue sur le col d'Encumeada. Manon reconnait notre imposant hôtel de la nuit dernière. De retour sur le côté de Curral, nous passons à côté de l'embranchure de Boca dos Corgos et nous montons par le passo des ares. Au niveau de Boca do Ceiro, il faut faire attention de bien prendre le chemin qui se détache à droite sinon on part en direction de Encumeada. Quelques dizaines de mètres après avoir pris ce sentier, le chemin se divise. A gauche débute l'ascension du Pico Grande. A droite c'est la descente vers Curral. Nous prenons le chemin du Pico Grande et attaquons la rude ascension. Nous atteignons assez vite un passage très déliquat. Un câble mettalique fixé par un mousqueton signale le passage. Pendant près de 15m, nous gravissons un passage très exposé. Je surveille de près Morgane. Deux minutes plus tard, nous franchissons un autre passage difficile en empruntant des marches creusées dans la roche jusqu'à une plateforme panoramique. Le raidillon bifurque maintenant à gauche. Des cairns permettent de s'orienter mais le chemin se dégage nettement. La pente est raide. Morgane souffre énormément. Elle veut arrêter l'ascension. Elle a le souffle coupé. Nous nous arrêtons quelques instants. Je lui fait avaler un gel coup de fouet et l'accompagne dans les dernières pentes pendant que Manon file devant. Le sentier se dirige alors vers la forteresse rocheuse dentelée et rejoint des dalles rocheuses lisses. Encore un petit effort, il nous reste une centaine de mètres de dénivelée. Manon atteint une terrase située sous la tête rocheuse du Pico Grande. Elle lève les bras en signe de victoire. Nous la rejoignons une dizaine de minute plus tard à1635 m d'altitude... Morgane s'effrondre. Elle n''ira pas plus haut. Il nous reste 20 m d'ascension pour atteindre le sommet et pas les moindres. Les derniers mètres s'apparentent à de l'escalade. Un câble mettalique sur la droite nous permet de franchir un couloir d'environ 6m de long. Je range l'appareil photos dans mon sac à dos pour terminer l'escalade et gagner le sommet du pico Grande à 1654m. Manon et moi avons atteint le sommet après 1h35 de marche (+35 minutes d'arrêts cumulés). Un petit signe à Morgane plus bas qui se détend et reprend des forces en avalant une barre de céréales.

Après une descente héroïque par le même chemin qu'à la montée, nous regagnons le croisement plus bas et prenons cette fois la direction de Curral. S'en suit une descente infernale, perilleuse, vertigineuse, glissante à flanc de montagne. 45 minutes pendant lesquels nos réflexes et nos quadriceps sont mis à rude épreuve. En plus, il fait très chaud, on dégouline de partout.

Nous venons finalement à bout de cette descente et gagnons le hameau fajas das cardos. Il est près de 14h. L'arrêt de bus indique les prochains passages de bus pour Funchal à 14h30 ou 16h15. Nous attendons le bus en plein cagnard. 14h45, toujours rien... Les filles s'impatientent. Nous croisons enfin un être humain. Une femme qui parle portugais. Je prends un papier et un crayon pour communiquer... Je comprends que le bus part de Curral à 14h30 , fait un petit tour et revient là où nous sommes vers 15h. nous patientons. 15h05, le bus arrive à grande allure. Je fais un signe de la main pour l'arrêter. Près de 3€ le ticket, de nombreux virages plus bas et près d'1h15 plus tard nous gagnons Funchal, la capitale de Madère. Nous descendons au terminus des bus et devons maintenant trouver notre hôtel. Il est un peu décentrer et il nous faut près d'1/2 heure pour le rejoindre en sillonnant des ruelles à pentes raides. Les esprits s'échauffent un peu. On en a tous plein les pattes. Une bonne douche va faire du bien à tout le monde.

Nous dînons le soir au centre de Funchal au restaurant A PIPA  rue da queimada à proximité de la cathédrale. Raisonnable.

 

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Jour 7 : Du Pico do Arieiro vers le Pico Ruivo et le retour par Curral

Une randonnée royale sur le toit de Madère. Le sentier relie les trois sommets les plus élevés de l'île. Pour cette randonnée, mieux vaut se lever tôt, car souvent les nuages entourent les cimes dans du coton dès le milieu d'après midi.

Départ : Parking du Pico Arieiro

Distance : 16 kms

Temps de marche : 3h45 (+ 2h07 d'arrêts cumulés)

Dénivelée : 900 m positive et plus de 1400 m à la descente

Difficulté : Difficile, Les montées en pentes raides demandent une bonne condition physique.

Lien vers l'album photos : Madere---Pico-Ruivo Madere---Pico-Ruivo

Le fil de la rando :

Nous rejoignons le parking du Pico Arieiro en taxi.

Il fait frais. Nous montons d'abord au sommet du pico Arieiro (1818m) par un chemin pavé. Des nappes de nuages recouvrent les cimes des montagnes. Nous effectuons la première partie du circuit au coeur de la brume. Le miradoura Ninho da manta qui offre normalement une vue plongeante grandiose sur la vallée ne nous laisse entrevoir qu'une épaisse couche de coton. Par moment la brume se lève et nous laisse apercevoir le chemin entre deux ravins. Les montées et les descentes se succèdent jusqu'à atteindre une intersection proposant deux itinéraires. A gauche, l'itinéraire occidentale. A droite la route orientale plus longue. Nous optons pour la route orientale. Une montée très raide commence un peu plus loin. Le sentier en partie recouvert de marches, gravit pendant plus de 30 minutes le versant oriental du Pico das Torres. C'est certainement la partie la plus dure de l'ascension. Tout le monde souffre. Nous descendons alors par un sentier pierreux du Pico das Torres. La brume se lève enfin. Le ciel dégagé nous permet de distinguer le sentier au loin jusqu'au Pico Ruivo. Nous contournons plusieurs failles et croisons le tunnel où débouche la route occidentale. Nous sommes à 1590 m d'altitude. Nous prenons à droite et commençons l'ascension du Pico Ruivo. La pente est bien moins rude que le Pico das Torres et nous rejoignons en une trentaine de minutes de montée le refuge du Pico Ruivo. Morgane en a plein les jambes. Elle a mal au ventre. Elle ne souhaite pas poursuivre la dernière étape vers le sommet. Nous la laissons au refuge et entâmons avec Manon les derniers mètres qui nous mènent en une dizaine de minutes au sommet du pico Ruivo (1862m). Trois plateformes reliées par des chemins en madriers permettent une vue panoramique dans toutes les directions. mais les nuages situés en dessous de nous ne nous permettent pas vraiment d'en profiter. Nous redescendons au refuge pour retrouver Morgane et pour pique niquer.

Nous remontons ensuite quelques mètres en direction du sommet du Pico Ruivo pour rejoindre le sentier qui part à l'ouest en direction de Encuemada. Le paysage change complètement. La forêt qui peuplait les pentes des montagnes fait place à un véritable cimetière d'arbres carbonisés... les stigmates du terrible incendie de l'été 2010. Au loin, nous reconnaissons le pico Grande que nous avons gravit hier et qui sort maintenant des nuages.

Nous poursuivons le sentier qui descend d'abord puis remonte pour atteindre le niveau du pico das Eirinhas (1649m). Un peu plus loin, nous empruntons le premier sentier à gauche pour descendre sur Curral das Freiras. Attention ! Ce sentier comporte des passsages très dangereux, impraticables en cas de pluie. Il existe un autre sentier un peu plus loin qui rejoint ce premier en évitant les passages délicats. Nous nous lançons dans cette descente périlleuse en faisant extrèmement attention. Le sol est très glissant. Les passages délicats passés, nous perdons assez vite de l'altitude. Nous accélérons même le pas dans le but de choper le même bus que la veille à 15h. Mais la descente périlleuse et la chute de Morgane nous pousse à ralentir et à redevenir plus raisonnable. Nous traversons maintenant une forêt d'eucalyptus... Hummm..

15h05... Encore quelques mètres à travers les jardins cultivés pour rejoindre le pont du hameau de Faja dos Cardos. Le bus déboule alors que nous sommes au début du pont. Je jette mon chapeau de rage à terre. On va devoir attendre le prochain bus qui passe dans 1h45. Raté de cinq minutes... C'est toujours pareil !!  Nous rejoignons la route. A droite, le bus est stoppé à l'arrêt. Un grand groupe est en train de monter et a immobilisé le car plus longtemps que prévu. Nous reprenons espoir et dans une course folle attrapons in extrémis le bus. Soulagement.... Nous regagnons Funchal à bord d'un bus complètement bondé.

Manon nous dégôte pour le soir un petit restaurant au cadre intérieur séduisant (une terrasse au milieu d'un jardin) pas très cher et très bon (7€ le plat) : le Jardim da Carreira. Nous dégustons des bola do caco et un succulent filet d'espada à la banane.

La semaine est passée très vite. Demain, nous reprenons la route vers la France.

Par Philo - Publié dans : Rando à l'étranger
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Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 22:43

Connemara A-074

L'attraction si forte qu'exerce la nature Irlandaise tient sans doute de l'effet de surprise quasi permanent provoqué par les caprices du temps et par les jeux constants de la lumière.

Grisaille et ciel bouché, rafales de vent, grêle, rais de lumière qui déchirent les nuages et font reluire un coin de nature ici ou là...Le ciel n'a jamais dit son dernier mot en Irlande.

La région du Connemara, sur la côte ouest, porte bien son nom. Le ciel qui s'y donne en spectacle, célèbre chaque jour, les noces de la terre et de l'eau.

C'est au coeur de ce grand espace sauvage que notre équipe de trek guidée par Franck va cheminer durant une semaine.

 

 

 

Lien vers les albums photos

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Le fil du trek

 

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La région de l'Inagh Valley et du Fjord de Killary   (Jours 1 et 2)

 

De leenane, situé au bord du fjord de killary Harbour, nous partons parcourir la tourbière sur les hautes chaines de collines qui domine l'Inagh Valley hors des sentiers battus. Dans le Connemara, il n'y a quasiment pas de sentiers balisés nous signale Franck. Toute balade commence d'ailleurs par une sorte de transgression  : escalader une barrière, franchir une clôture ou un muret. Il est curieux et amusant de passer ces frontières toutes aussi improbables l'une que l'autre.

 

Le vent souffle en tempête. Les rafales dépassent les 100km/h et c'est au prix de gros efforts que nous progressons têtes baissées en essayant de nous maintenir debout. Les moutons, imperturbables, continuent de brouter l'herbe rase des collines et des prés.

 

Le ruisseau que nous devons traverser maintenant est plus impressionnant que ne l'imaginait notre guide. Il nous faut déchausser pour le franchir. L'information à peine digérée, voilà que le ciel nous tombe sur la tête. De la grèle s'abat violemment sur nos crânes. Vite !!! la cape de pluie !!! Mais revêtir une cape de pluie par tempête, c'est comme essayé...... je regrette de ne pas avoir apporté ma veste Goretex 3 couches.

 

Détrempés, nous franchissons une nouvelle clôture et attaquons la rude ascension d'une colline balayée par de violentes rafales de vent. Monique pour ne pas s'envoler s'agrippe au bras de Jean-pierre.

 

Nous marchons dans la plaine de tourbière. Nos pieds s'enfoncent dans le sol spongieux. Il vaut mieux regarder où l'on met les pieds. Une de mes chaussures reste bloquée dans la tourbe, je prends de l'eau de partout. Roselyne, piégée elle aussi, effectue un magnifique plongeon la tête la première dans la boue. J'en tire un enseignement : mieux vaut se munir de guêtres pour parcourir le Connemara.

 

La tourbe recouvre le quasité totalité du sol ici. franck nous apprend que la région était autrefois recouverte de forêts  qui ont été détruites par l’Homme, essentiellement pour laisser la place à des pâturages. Cette déforestation, l’acidité des sols et la pluviométrie importante sont à l’origine du développement de ces zones humides que sont les tourbières. La tourbe permet également au Irlandais de se chauffer. Des parcelles entières de tourbe sont aujourd'hui retournées et découpées pour s'en servir comme combustible.

 

Ici ou là, des petites plantes carnivores comme la grassette où une drosera egayent le tapis de sphaigne.

 

Un vaste étendue déserte s'ouvre à l'horizon . It's Stunning !

Nous naviguons à vue au pieds de la chaîne des Maumtuks. La solitude de l'espace est tamisée par la présence de quelques broutards qui de loin en loin fuient à notre approche comme s'ils avaient vus le diable. Le paysage est grandiose, Le ciel s'illumine par endroits. Quelques faisceaux de lumière mettent en valeur ici ou là un coin de nature.

 

Nous passons quelques ruisseaux et rejoignons des prés d'un vert émeraude. un très beau contraste de couleurs. Je déclenche.

 

Nous gagnons notre B&B perdu en pleine nature au pieds des monts. Cead mill Failte ! Nos hôtes ont préparés un feu de tourbe et nous propose un thé. Il va falloir faire sècher les godillots pour partir du pied sec dès le lendemain.

 

Après avoir engloutis un copieux Irish breakfast, nous gagnons la "Western way" entre Rhododendrons sauvages  et ajoncs. Nous bifurquons plus loin sur un chemin plus moelleux, plus humides  puis plus entourbés. Nous passons un champ de rumex et traversons de terrrain de hautes herbes pour finalement rejoindre une route que nous longeons sur près de 500m. Franck nous dégôte une belle pâture à moutons à l'abri du vent pour déjeuner.

 

Après le pique-nique, nous gagnons un très joli sentier en balcon des rives du fjord de Killary Harbour.  Killary Harbour est l'unique fjord d'Irlande. Il possède des dimensions impressionnantes : 16 kms de long pour 45 m de large.

Le spectacle est une nouvelle fois grandiose. Le sentier offre des points de vues époustoufflants. Les moutons, les parcs à moules, le ciel donnent une note mystérieuse à ce paysage. C'est l'occasion d'un petit cours de photo improvisé pour encourager quelques acolytes à sortir du mode automatique. Ouverture de diaph,vitesse d'obturation, iso, modes d'exposition...Patricia, François et Caroline écoutent avec assiduité et s'essaient aux modes semi-auto.

 

Franck profite d'un petit arrêt pour un rappel historique sur l'Irlande et notamment sur l'apparrtheid mis en place à l'encontre de la minorité catholique jusqu'à ce fameux dimanche sanglant au cours duquel l'armée britanique fait feu sur la foule venue manifester pacifiquement pour l'obtention de droits civiques.... Sunday, Bloody Sunday.. Je fredonne l'air de cette magnifique chanson de U2 ...

 

Nous terminons cette longue journée de marche en gagnant le B&B de Glassilaun, face à la plage. Pendant que franck et Sébastien prépare la popote, je rejoins avec Jacques, Christian et François la seule épicerie du coin pour faire quelques réserves de nourriture et de Guiness.

 

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La région de Glassilaun   (Jour 3) 

 

La tempête a sévi toute la nuit. Le ciel est noir. Les rafales de vent rabattent une pluie horizontale. Impossible de tenter l'ascension du Benchoona qui était prévue aujourd'hui. Le circuit du jour est annulé. Nous partons visiter l'Abbaye de Kylemore la matin et effectuons un petit tour en bord de plage l'après midi. Le sol est très humide, les rochers très glissants. Caroline en fait les frais dans une lourde chute.

 

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InishBofin : l'île de la vache blanche (Jours 4 et 5)

 

Cleggan. Il pleut à verse. Réfugié dans un pub, nous attendons le départ du Ferry en partance pour InishBofin.

La mer est déchaînée, mais le ferry va finalement partir. 40 minutes de traversée épouvantables... les suées, les nausées, il faut s'accrocher pour ne pas sombrer dans le mal de mer.

Mais le ciel se dégage petit à petit pour laisser apparaître de grandes parties de ciel bleu.

Nous entâmons l'après midi un très beau tour de cette petite île au charme exceptionnel. Il ne vit ici que 200 habitants. Un désert de nature sauvage.

Nous foulons d'abord de grandes étendues de pelouses en rebord de falaises, jusqu'à atteindre une partie de côtes enchanteresses. Les vagues lèchent les récifs aux pieds des parois rocheuses déchirées. Des criques escarpées, des plages se dessinnent... Les oiseaux de mer piaillent dans les rafales... Et les moutons bariolés de tâches rouges, bleues continuent de brouter.

Le paysage change à pas d'homme. Des randonneurs ont sculpté avec des petits cailloux leurs prénoms sur le sol. Plus loin, nous longeons une tourbière en formation et atteignons un point culminant de l'île (85m) pour profiter d'un beau point de vue.

Nous terminons la journée comme tout irlandais dans un pub à grand renfort de Guiness et de Smithwick's.

 

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La région de Rounstone et Galway : ( Jour 6 et 7)

 

Après une après midi à vélo entre Clifden et Roundstone la veille, nous terminons la semaine de trek par une balade sur les hauteurs de Roundstone. Au loin, nous distinguons dans la brume Twelve Bens mountains. Nous rejoignons Roundstone par un sentier côtier.

Nous fêtons notre retour à la civilisation à Galway en effectuant une très belle tournée des pubs. Une institution en Irlande. Impressionnant !

 

 

En résumé : Dans l'âme et la culture celte, tout l'art de l'existence consite à tirer de l'instant qui passe le meilleur moment possible. La vie est trop courte pour en gâcher la moindre miette. Alors.... Take it easy and Relax !

 

Par Philo - Publié dans : Rando à l'étranger
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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 09:03

    Egypte desert blanc-194Données du trek

Le désert blanc se situe dans le désert lybique égyptien. Il niche entre l'oasis de Bahariya et l'oasis de Farafra.  

Un petit espace de 60 kms sur 60 kms au charme fou.

Son paysage unique d'une blancheur immaculée, ses blocs de calcaires aux formes tout aussi surprenantes l'une que l'autre en font une véritable perle des déserts, un musée de l'immaginaire... La nature s'exprime ici dans toute sa splendeur. Elle nous invite à la contemplation béate. Ce trek d'une petite semaine fut l'occasion rêver pour renouer avec l'essentiel. Loin de l'agitation de nos villes, il offre une pincée de liberté dans nos vies barbelées.

 

Albums photos

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Egypte---Gizeh Egypte---Gizeh

 

 

Le fil du trek au jour le jour

 

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Dimanche  :  Le Caire - désert blanc

Notre Team se retrouve dans la salle de petit dej de l'hotel Santana : 3 belges (Andrée, Victor, Jean-Pierre) , 4 français (Maryline, Véronique, Philippe et moi-même) et Nabil (notre guide égyptien francophone).

La journée est essentiellement consacrée au transport. Nous devons effectuer plus de 500 kms pour rejoindre le point de départ de notre trek.

8h30 : C'est le premier jour de la semaine. Les cairotes sont englués, comme chaque jour "travaillé", dans une circulation dense. Nous nous trouvons au milieu d'une véritable jungle urbaine. Le flot de véhicules dépassent l'imagination. Les trois ou quatre voies tracées au sol accueillent allègrement six ou sept files de voitures qui se faufilent et se frolent au rythme des klaxonnes incessants. Les piétons qui réussissent à traverser la chaussée réalisent un véritable exploit. D'ailleurs, la signalétique des feux de circulation représente la silhouette d'un piéton qui court... Hilarant ! Le périphérique parisien n'est rien comparé au spectacle qui se joue sous nos yeux. Je suis bien heureux de ne pas être à la place d'Ahmed, notre chauffeur. Nous réussions finalement à rejoindre le site des pyramides de Gizeh et du Spinx. Une petite halte incontournable pour admirer l'une des sept merveilles du monde avant de prendre la route des oasis.

Le site est quasi désert, une aubaine, quand on connait l'afflux touristique du lieu. Nabil nous confirme que, suite à la révolution du début d'année 2011, l'égypte a perdu 90% de touristes et que nous sommes parmi les premiers à regagner le territoire égyptien.

Nous prenons le temps d'admirer l'immensité , la perfection, le génie architectural de Kheops, Khephren, de Mykérinos et du Sphinx. Nous sommes très sollicités par les vendeurs ambulants et il faut répéter de nombreux Chokran et faire preuve de fermeté pour éloigner les assaillants.

5 heures de route pour rejoindre Sahara Camp (une auberge de jeunesse aux petites maisons en palmiers au charme incontestable). Nous partageons un nouveau repas : le troisième depuis le matin. (il est 16 heures) puis nous reprenons la route.

Un nouveau plein de gazole à 0,13€ le litre, puis deux nouvelles heures de transport pour arriver vers 20h aux portes du désert blanc.

20h : Mohamed, Sala, nos chameliers accompagnés de deux chamelles, Amer, notre cuistot, nous attendent sur le bord de la route. C'est dans la nuit, à la lampe frontale, que nous gagnons en une petite demi-heure de marche notre premier bivouac pour passer notre première nuit à la belle étoile au coeur du désert blanc.

 

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Lundi : 1ère journée de marche : des paysages époustoufflants qui changent à pas d'homme ...

Levé à l'aube. Extraordinaire !

Nous découvrons à la lueur du jour un paysage époustouflant, magique. Nous nous trouvons au milieu d'un décor lunaire, fantasmagorique peuplé ici où là d'excroissances à la blancheur immaculée. Au loin, l'horizon sans limites pour les yeux... Un contraste saisissant face à l'agitation de nos villes.

Nous marchons dans un plateau attaqué par l'érosion. Certaines parties crayeuses très friables sont décimées quand d'autres dont la roche est plus dure, résistent et forment des Inselbergs qui se dressent devant nous... Le plateau est parsemé des roches aux formes plus insolites les unes que les autres qui laissent vagabonder l'imagination. Chacun y voit la réprésentation qu'il veut ! Des blocs sculptés par le vent, tiennent, on ne sait pas bien comment, en équilibre.

Le paysage qui change constamment excite tous nos sens. Certains passages au sol gardent les stigmates d'un passage d'eau.  Sans doute, coulait-il ici un torrent il y a 70 millions d'années.

Tantôt, le sable fin est recouvert de minéraux noirs aux formes diverses (rondes, allongées, en étoiles). Les pyrites et hématites de fer se sont développées à travers le temps et ajoutent encore un peu de magie au désert blanc.

Soudain, une bouche béante percée dans la roche s'ouvre sur un horizon lointain. Je ne sais plus où donner de la tête.  

Nabil nous dégote un petit abri de choix à l'ombre pour le déjeuner. Il commence à faire chaud. Nous resterons à l'abri jusqu'à 15h pour éviter les heures les plus chaudes de la journée. Sieste, lecture, chacun s'adonne à ses petits plaisirs. Je contemple les chameaux, ces compagnons de route placides et silencieux à l'air ébahi, particulièrement cocasses. Puis, je défis le thermomètre pour effectuer quelques prises de vues aux alentours.

Nous marchons encore 2h dans l'après midi avant de rejoindre notre second bivouac.

Au total, près de 6h de marche tranquille pour ce premier jour de trek

Un karkadé (Infusion à l'Hibiscus) accompagné de quelques biscuits aux figues nous attendent au campement. Un délice !

Le coucher de soleil apporte encore son éclat de beauté. La lumière et ses contrastes saisissant nous joue un nouveau spectacle.

Quelques traces éphémères laissées dans le sable roux... Le renard des sables n'est pas loin. Sa curiosité est plus forte que sa crainte. Téméraire il n'hésite pas à s'approcher du campement. Nabil nous conseille d'attacher nos chaussures. Il n'est pas rare que le renard viennent chatouiller les pieds et dévaliser les randonneurs à la nuit tombée.

Puis vient l'ambiance feu de camp...Les repas et les réunions autour du feu sont toujours l'occasion de riches partages.

Et le spectacle continue....Les étoiles embrasent maintenant le ciel. Loin de la pollution lumineuse, la voûte étoilée nous apparaît clairement et petit à petit, perdu dans l'immensité de l'univers, la réalité laisse la place au rêve !

 

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Mardi : Dune, allure d'antartique, théâtre...  

Nous partons un peu plus tôt ce matin.

Nabil repère des traces de gerbie... Un véritable zébulon cette petie boule de poil vu l'éloignement de ces traces ;-)

La journée commence par l'ascension d'une dune qui nous invite à un petit saut de joie et une course folle... Rien de tel pour conserver son âme d'enfant. Nabil en profite pour nous répertorier les différents types de dunes : en demi-lune (les barkhanes), en dos de chameau, en étoile...

Une véritable ambiance d'antartique, s'exclame Andrée. Il est vrai que du haut de la dune, le spectacle est grandiose. Une armée de meringues semblent naviguer sur une mer de sable. Ce labyrinthe de meringue devient bientôt notre terrain de jeu. Nous voilà engagés dans une folle partie de cache cache. Qu'il est bon de rester un enfant !

Un peu plus loin, une chamelle a perdu son chargement de bois. Mohamed s'active pour remettre tout en ordre. Le temps de faire une petite pause et de déguster quelques dates. Il est marrant d'observer les chameaux qui recrachent les noyaux. Nous poursuivons la route.

Si le sable et la roche font partie du décor principal, quelques seconds rôles font maintenant leur apparition. Quelques végétations parsèment le sol. Une belle occasion pour nous faire découvrir l'art de l'orientation dans le désert. Nabil nous explique que le vent dominant souffle du Nord Ouest. Il nous invite à observer les mini dunes qui se forment aux pieds des végétations... Voilà une bonne façon de ne pas perdre le nord.

Un peu plus loin, Véronique et Nabil tentent d'attraper une mante des sables bien difficile à distinguer lorsqu'elle reste immobile. Lorsqu'elle se met en mouvement, elle fuse... On a l'impession qu'elle vole en razmotte au dessus du sable.

La carcasse étêtée d'un scarabée gise sur le sol. Dans cette espèce, la femelle accouche par la tête : un vrai don de soi !

Le terrain change encore. Des dorsales de craies serpentent au sol. Nos pas écrasent quelques cailloux et morceaux de roches qui s'effritent dans un son cristalin. Chacun de nos pas soulève une fine couche de craie située sous le sable et laisse une empreinte blanche à la surface du sol.

11h30 : Nous atteigons le Frigo : C'est ici le resto indique Nabil. Un immense bloc de craie en forme de préau idéal pour nous abriter des grosses chaleurs des trois prochaines heures et pour partager le déjeuner.

Le vent s'engouffre dans une caresse de fraicheur : un doux contraste avec les rayons du soleil qui nous brûlait la peau il y a encore quelques minutes. hummm !

Dans l'après midi, nous prenons la direction du théâtre, un point de vue idéal sur la dépression que nous avons traversés dans la matinée. Au loin, nous distinguons la dune et la colline où nous avons bivouaqué la veille. Nabil sort le drapeau égyptien et le fait voler au vent. Pour lui, c'est un jour anniversaire. Il ya deux mois, jour pour jour, l'un de ses amis est mort pour la démocratie. Un bel hommage ! La dream team se regroupe autour de nabil pour une photo historique.

Nous rejoignons le bivouac. 5h de marche aujourd'hui.

 

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Mercredi : en route vers le doigt de Dieu  

Nouveau réveil à l'aube. Le vent a soulevé une fine couche de sable qu'il a déposé en ourlets sur le socle de quelques roches de craies. Un contraste sublime qui sollicite le regard. Le paysage est nouvelle fois à couper le souffle. Nous progressons cette fois entre des blocs gigantesques. Le vent a formé une belle dépression aux courbes parfaites autour d'un rocher en forme d'obélisque. Je descends pour effectuer une prise de vue de mes amis randonneurs marchant sur la crête. Véronique s'élance alors dans un saut acrobatique du haut de la dune et s'enfonce dans le sable fin. Instants magiques !

Puis vient un passage tout plat... L'immensité  du désert à perte de vue... Les blocs ont disparus comme par enchantement. Seule au loin, subsiste une obélisque pharaonique : le doigt de DIEU. Il nous faudra près d'une heure de marche pour rejoindre ce rocher sur lequel nous pique-niquons.

Le vent se lève et se met à souffler en rafales qui s'engouffrent dans notre abri. Les affaires s'envolent... Une tempête !  Non, les tempêtes sont bien plus terribles nous assure nabil. Le vent te cingle la peau à te faire saigner....  

Je profite du temps de sieste pour dévorer "l'échapée belle" d'Anna GAVALDA que Philippe m'a prêté pour l'occasion.

L'après midi : Nous traversons  un terrain parsemé de végétations. L'halfa nappe le sol. C'est une plante herbacée piquante. Elle indique incontestablement la présence d'une nappe phréatique en sous-sol. Plus loin, une colline qui s'est formée grâce aux racines d'un tamaris qui culmine en son sommet confirme cette idée. La végétation appelle la présence animale : des traces multiples jonchent le sol : scarabées, scorpions, lézards des sables, vipères à cornes... Nabil, en fin connaisseur, transforme le sable en tableau noir et nous présente les principales traces laissées par les espèces qui vivent dans le désert blanc.

Nous atteignons la route des oasis que nous traversons pour rejoindre le côté Est du désert blanc. Une petite halte à un point d'eau pour abreuver les chamelles. L'occasion aussi pour l'équipe de se rafraîchir en s'aspergeant des litres d'eau sur la tête.

 

Egypte desert blanc-723Egypte desert blanc-845Egypte desert blanc-896Egypte desert blanc-897 Egypte---Désert-Blanc Egypte---Désert-Blanc

Jeudi : Gedida : La blancheur éclatante du nouveau désert blanc  

Départ à l'aube. C'est la journée la plus longue a prévenu Nabil. Andrée et Victor, un peu fatigués par les journées précédentes feront l'étape matinale en 4x4 et nous rejoindrons pour le repas du midi.

Ce matin le soleil est voilé... Le signe d'une grosse chaleur indique nabil.

Cette partie du désert blanc est plus touristique, nous trouvons un peu plus de déchets. Nabil s'arrête pour bruler un carton après s'être assuré qu'un serpent ne se trouvait pas en dessous... nous ramassons quelques canettes en fer et même une culotte abandonnée ici par une randonneuse. Les mouches ont fait leur apparition. Je suis bien content de ne pas porter un Tshirt jaune ou orange.

Nous pénétrons dans le Gedida : le nouveau désert blanc. Les blocs moins friables sont encore plus blancs. Des formes de vagues de calcaires ondulent au sol et sont couverts de fossiles marins de mollusques, crustacés, oursins, algues et récifs coralliens.

Nous atteignons le champigon géant, emblème du désert blanc. Il fait très chaud, plus chaud que ces derniers jours. J'ai entièrement vidé ma poche à eau... Une grosse boule de glace vanille, nappée de caramel brun... La roche devient mirage, hallucination : un délice pour les yeux. J'ai soif !

Nous gagnons enfin le camp pour le déjeuner. Sala s'active à préparer la pâte pour le pain pendant que Nabil et Mohamed prépare de la crème se cezane, de la crème d'aubergine et des fèves. Des guides, chameliers, cuisiniers magiciens qui au coeur du désert mijotent des petits plats tout aussi succulents les uns que les autres.

Andrée nous partage les aquarelles qu'elle a peinte pendant le séjour. Superbe !

Nous gagnons notre dernier bivouac après 2h30 de marche l'après midi. Je m'allonge dans mon duvet. Au dessus de mes yeux : la constellation du gémeau, le cocher, le taureau. Un peu au dessus sur droite Percée... Je m'endors avec de beaux rêves plein la tête.

 

Egypte desert blanc-951Egypte desert blanc-955Egypte desert blanc-973 Egypte---Désert-Blanc Egypte---Désert-Blanc

Vendredi : dernière foulée dans le désert blanc et retour au Caire  

Nabil dessine sur le sable la carte du désert blanc. Il indique les Waypoints qui ont jalonnés notre trek. Une petite heure de marche pour rejoindre la route des Oasis. Les adieux à l'équipe des chameliers et cuistot. Une dernière peite photo du groupe. Un petit bain dans des sources chaudes et une bonne douche nous reprenons la direction de l'Oasis de Bahariya pour une bonne douche, une bonne bière, un bon repas... Pusi c'est l'interminable route pour rejoindre Le caire.

 

    Egypte---Désert-Blanc Egypte---Désert-Blanc

 

Un très beau trek, pas très difficile... Des paysages somptueux, un guide remarquable. Une belle équip... Une belle tranche de vie !  

Par Philo - Publié dans : Rando à l'étranger
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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 11:06

Amsterdam ses canaux, son centre, son quartier rouge et ses cafés

 

Albums photos d'Amsterdam

Amsterdam Amsterdam

Amsterdam-by-Night Amsterdam-by-Night

 

 

Amsterdambynight-003Amsterdam ne manque  de vie. Dynamique, originale, anticonformiste et étonnante, elle est aussi calme, romantique et simple... Cette petite virée avec ma frangine Benja fut l'occasion de savourer les multiples charmes de la belle Amsterdam.

Capitale de la bicyclette

Ce qui nous impressionne le plus à notre arrivée, c'est le flux de cyclistes. Des vélos par milliers sillonnent la ville. La bicyclette est partout. Attachée aux balustrades, aux ponts, parquée dans d'immenses parkings à vélo....Toute la ville semble vivre au rythme de ces bicyclettes, élégantes et simples. La voiture est banie à Amsterdam et seul le tramway, très pratique, rivalise avec la bicyclette.

 

Au fil des canaux

Notre découverte d'Amsterdam démarre de la gare centrale. Point de rencontre de toutes les lignes de tram. Ce monstre de pierre d'un style néo-renaissance repose sur 9000 Pilotis enfoncés sur trois ilots artificiels... Impressionnant !

Nous prenons très vite la direction du Singel pour une balade au fil des canaux. Nous promenons sur les pavés luisants qui bordent le canal. Ici les maisons sont construites tout en hauteur et les façades richement décorées sont très étroites. L'architecture est remarquable : les façades affichent des pignons très variés : pignons en pointe, pignons à redents, pignons en cloche... les frontons cumulent souvent plusieurs styles.

Nous gagnons ensuite le Herengracht : le canal des seigneurs, siège des banques, des grandes sociétés et des consulats... ce canal offre également son lot de belles façades.. Nous continuons notre promenade sur le canal de l'empereur : le Keizergracht. des canaux transversaux ponctuent notre avancée. Les façades se reflètent dans l'eau... C'est certain je reviendrais à la tombée de la nuit pour faire quelques prises de vue nocturnes et capter les reflets des éclairages dans le canal.

Puis, viens le canal du Prince : le Prinsengracht. Moins riche en façades ouvragées que ses confrères du GrachtGordel, il n'en est pas moins charmant. Il est bordé de péniches habitées. Les Amstellodamois résidants dans ces habitations flottantes ont leur petit jardin, leurs déco de Noël acrochées à leur bateau... Nous envions ce mode de vie original. Nous faisons ensuite une petit halte le temps de visiter la maison d'Anne franck et nous replonger quelques moments dans la période sombre du nazisme.

Le beguinage

Après avoir partagé un sandwich au bord du canal, nous regagons la partie centrale de la ville pour sillonner les lieux incontournables d'Amsterdam : le Dam, la place principale où trône le palais royal et l'église nouvelle, la magna Plaza... Nous empruntons ensuite la Spuistraat et la Rosmarijnsteeg pour rejoindre le Béguinage (Het Begijnhof). Une chapelle en brique qu milieu d'une grande pelouse anglaise entourée d'une quarantaine de maisons faisant écran à l'agitation du dehors. Effet de surprise garanti quand nous pénétrons dans le béguinage par la porte de Spui !

Le quartier rouge

En soirée, nous pénétrons dans le quartier rouge d'Amsterdam.  Le long des canaux dans les étroites ruelles, les fameuses "dames en vitrine" ont donné à ce quartier une renommée mondiale. Chaque vitrine est éclairée d'un néon rouge, d'où le nom du quartier. La raison également pour laquelle, on ne voit jamais d'habitation éclairée par une lampe rougee à Amsterdam.

L'agitation bat son plein. Des créatures plantureuses s'affichent sans ambiguité sous les regards concupiscents. Certains rideaux sont tirés, signe d'activité. L'appareil photo en bandoulière est mal venu. Et il doit faire partie du folklore de réprimander fortement tout pocesseur. Je me fais alpaguer par plusieurs de ces dames et comprends assez vite que je dois ranger mon appareil dans mon sac à dos. Quoiqu'on en pense, iIl faut reconnaître qu'une visite d'Amsterdam ne serait complète sans un petit tour dans le quartier rouge.

Cafés, bruns, cafés blanc et Coffee Shops

Nous terminons la journée dans des cafés... Sans eux, Amsterdam serait comme Rome sans ses églises.

Nous commençons par un café brun, élégant, avec une très belle devanture , avec sa grande baie vitrée donnant sur le canal.. Un lieu plein de charme pour déguster une bonne bière bercé par une petit air de Jazz. Un intérieur patiné, des planchers de bois usés par le piétinement des buveurs, des alignements de tonneaux de bières, de bouteilles et de verres. Nous changeons d'atmosphère en pénétrant dans un café blanc. Plus high tech, ce pub animé regorge de jeunes et de moins jeunes dans le coup. Le contact est spontané et naturel. Nous dialoguons assez vite avec un groupe d'individus et partageons quelques bières dans des cheers endiablés....

Nous terminons la soirée dans un Coffee shops.

Le Vondelpark et le quartier des musées

Nous terminons notre week-end à Amsterdam par une balade dans le Vondelpark et par la visite du musée VanGogh. Plus de200 oeuvres de l'artiste sont exposées ici. Une belle occasion pour redécovrir le parcours et les oeuvres de cet autodidacte et de se plonger dans le tragique d'une vie marquée par des amours mallheureux, un manque de reconnaissance, la folie et le suicide.

 

 

Bruxelles et sa grand place

 

Albums photos de Bruxelles

Bruxelles Bruxelles

 

De retour d'Amsterdam, nous faisons halte à Bruxelles. Bruxelles-022

Notre balade nous mène directement à sa grand place pour admirer son splendide écrin de maisons et de ses pignons tarabiscotés. De l'hotel de ville, à la maison du roi, en passant par la maison des brasseurs, du renard, de la louve, du sac, de la brouette, du pigeon, du signe ou de la rose, l'architecture n'est que ravissement. Nous comprenons mieux les mots de Victor Hugo "La plus belle place du monde" ou de Jean Cocteau "Le plus beau théatre du monde".

Nous poursuivons notre visite de Bruxelles vers le quartier du Sablon. Une petite visite au célèbre Manneken-Pis, revêtu aujourd'hui d'une tenue marocaine.  Il faut dire que ce petit bonhomme dispose d'une garde robe de plus de 800 tenues qui rend Benja bien envieuse.

Nous faisons une petite halte aux editions Jacques Brel pour un petit hommage à l'artiste et gagnons la place du Grand Sablon, puis la place royale. Nous revenons par le mont des arts...

Nous profitons de l'animation "Plaisirs d'hiver"... le spectacle son et lumière sur l'hotel de ville, la patinoire, la grande roue... Une belle journée mais une température bien faiche.

Par Philo - Publié dans : Rando à l'étranger
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Mardi 23 novembre 2010 2 23 /11 /Nov /2010 22:23

bandeauequateur

Profil du trek

 

L'équateur : un petit pays d'amérique du Sud riche en diversité. Un formidable kaléidoscope de paysages et de cultures.

Un trek de trois semaines du 25 octobre au 15 novembre  pour parcourir l'allée des volcans au coeur de la magnifique sierra andine et faire une petite percée dans la jungle équatorienne en compagnie de la tribu des Huaoranis.

 

La première semaine est classée sous le signe de l'acclimatation à la haute altitude : l'occasion de belles randonnées dans la province de l'Imbaburra : laguna, plateaux d'altitude, paysages de cultures rurales, de grands espaces qui offrent aux yeux une grande diversité végétale. L'occasion également de rencontrer des indiens Quechua de la communauté de San Clemente (tourisme solidaire), ou de parcourir les fabuleux marchés colorés d'Otavalo ou de Saquisili.

 

Le deuxième semaine est beaucoup plus sportive : pas moins de 5 ascensions au delà de 4000 m à fortes dénivelées: le Fuya fuya (4263m), le Guagua Pchincha (4794m), L'iliniza Nord (5130m), le Cotopaxi : le plus haut volcan actif du monde (5897m), Les aiguilles de Whymper (5400m) du géant de l'équateur : le Chimborazo. Grandiose !

L'occasion également de silloner la cordillère occidentale et de traverser quelques villages quechuas de Quilotoa en passsant par Chugchilan jusqu'à Insilivi en pleine période de la fête des morts. Inoubliable !

 

La troisième semaine est beaucoup plus tranquille : L'objectif est de profiter des sources chaudes et des activités de loisirs de la station thermale de Baños et de s'enfoncer au coeur de la forêt amazonienne quelque part entre Puyo et Tena dans la province de NAPO là où vivent les Huaoranis. Dépaysement total !

 

Accès à tous les albums photos du trek

 

Hommes, femmes et enfants d'équateur : Equateur---portraits Equateur---portraits

Cuicocha, San clemente, Zuleta, San Pablo : Equateur---acclimatation Equateur---acclimatation

Le marché d'Otavalo : Equateur---Marche-Otavalo Equateur---Marche-Otavalo

L'ascension du Fuya Fuya : Equateur---Fuya-Fuya Equateur---Fuya-Fuya

L'ascension du Guagua Pichincha : Equateur---Guagua-Pichincha Equateur---Guagua-Pichincha

De Quilotoa à Insilivi : Equateur---Quilotoa-a-Insilivi Equateur---Quilotoa-a-Insilivi

L'asccension de L'Iliniza Nord : Equateur---Iliniza Equateur---Iliniza

L'ascension du Cotopaxi : Equateur---Cotopaxi Equateur---Cotopaxi

Le parc du Chimborazo : Equateur---Chimborazo Equateur---Chimborazo

Banos : Equateur---Banos Equateur---Banos

La forêt amazonienne : Equateur---Amazonie Equateur---Amazonie

 

Semaine 1 : l'acclimatation

 

Inutile d'aller au devant du soroche, la première semaine du trek se veut avant tout être une période d'acclimatation en douceur aux hautes altitudes. Nous parcourons durant cette semaine la province de L'Imbabura. 

 

L'arrivée à Quito et la visite de la ville

 

Le 25/11, 3h15 du matin : Je renonce à fermer les yeux. Allongé de tout mon long sur trois sièges de l'aéroport d'Orly, j'observe le remue-ménage incéssent des ouvriers de nettoyage quadrillant l'aéroport au volant de leurs machines infernales. Un agent de sécurité d'Air France aligne de façon académique des piquets et tire des rubans pour délimiter les zones de files d'attente des comptoirs d'enregistrements.

Petit à petit, les passagers affluent et se massent dans les files d'attentes. C'est un peu avant 5h du matin que nous rencontrons la grande majorité des trekkeurs Allibert qui vont partager notre aventure durant ces trois semaines. Une vingtaine de personnes regroupée en quatre circuits.

Les andinistes (alpinistes) : Patrick moustachu, Hubert, Patrick, Fatou et Vincent qui viennent avec l'intention de réussir l'ascension du Cotopaxi  et du Chimborazo. Nous partagerons avec ce groupe l'ascension du Fuya Fuya, la nuit au refuge du Cotopaxi et l'ascension du Cotopaxi.

L'équipe des 10 volcans composée de Philippe, Françoise, Anne-marie, Alain et Benoit qui partagera avec nous l'asccension du Guagua Pichincha

L'équipe qui effectue un tour complet de l'équateur : Catherine, Françoise, Ségo... que nous retrouverons la troisième semaine à Banos et en amazonie.

Enfin notre équipe composée de Jean-claude (marathonien pratiquant), Jeanine et René (des montagnards aguérris), Arnaud, Céline et moi-même.

Ce moment de rencontre est djà l'occasion de partages.Tous ces trekkeurs ont déjà de nombreuses expériences de voyages à travers le monde à leur actif et racontent leurs aventures... je fais figure de novice dans la troupe.

Après une escale à Madrid et au total près de 15h de vol, nous atterrissons à Quito en plein coeur de la ville en passant à basse altitude au dessus des maisons. Impressionnant !

Quito est située à 2850m d'altitude. C'est une cuvette entourée de volcans. Il y a 7h de décalage horaire avec la France durant la période l'heure d'été.

Puis direction l'hôtel. Je n'ai pas bien supporté le voyage.J'ai une diahrée carabinbée qui me cloue à la chambre d'hotel et me prive de dîner.

 

Après une nuit à l'hôtel, nous retrouvons notre guide (Angel) et notre chauffeur (Xavière) qui vont nous accompagner durant les trois semaines. Arnaud qui arrive par le vol de ce matin rejoint notre groupe. Nous partons pour une visite de la ville et plus particulièrement son centre colonial.

De la Plaza de la Independancia, en passant par la cathédrale et le palais présidentiel, nous nous laissons éblouir par l'abondance d'or de la Iglesia de la Compania de Jesus : une église superlative, véritable monument de l'art jésuite colonial, nous admirons less trésors baroques de San Francisco et gagnons le Panecillo qui domine Quito et  qui est couronnée par une statue d'une viege ailée haute de 45m. Quito-017

Nous rejoignons ensuite le mitad del mundo situé sur la ligne de l'équateur pour un bisou historique, un pied ou une main dans chaque émisphère. L'occasion de vérifier que le GPS fonctionne parfaitement.

 

Nous prenons alors la direction de l'auberge du Mirador qui surplombe la laguna Cuicocha. Nous sommes à 3200m d'altitude.

Je ne dors quasiment pas de la nuit. Mon coeur s'emballe- un signe -. J'ai de fortes palpitations et une sensation d'oppression.

 

Equateur---acclimatation Equateur---acclimatation  

 

La laguna Cuicocha

Acclimatation-010Levé 7h,

Installée dans le cratère du Cotacachi, la laguna Cuicocha est dans la brume. On distingue à peine les deux ilôts qu'elle abrite en son centre. Le volcan est dans les nuages.

Nous empruntons un petit sentier qui fait le tour du cratère. Cette première randonnée du trek nous permet de découvrir de nombreuses variétés de la flore locale. Angel notre guide nous présente chaque variété de fleurs ou plantes qui nichent sur les bords du sentier (Orchidées, Taxo, Main Puma, Candelilla, Achupalla, oreilles d'éléphants...).

Angel assure un rythme tranquille mais bien que le parcours ne soit pas très difficile, je souffre le martyr. Je peine à respirer... Je transpire à grosses gouttes, mes palpitations s'accentuent encore.

Au total nous effectuons une dizaine de kilomètres en 3h16 de déplacement et 1h d'arrêts cumulés.
Le point le plus haut de la rando culmine à 3488m. Nous avons effectué 646 m de dénivelée positive.

Après un passage rapide dans les villages de Cotacachi et de Péguche, nous nous dirigeons vers Ibarra.

Je vais de plus en plus mal. Nous prenons la décision de rejoindre une clinique privée pour effecuer un électro-cadiogramme. Verdict du cardiologue : diahrée, déshydratation et effets de l'altitude : Un petit traitement et une journée de repos me sont nécessaires avant de poursuivre le trek.


 

San Clemente

 

C'est à San Clemente que je vais ma journée de convalescence hébergé par nos hôtes : une famille Quechua composée de Maria et Juan et de leurs enfants Marisol, Geovani et Yesenia. Cette journée passée en leur compagnie m'a permis de découvir leur mode de vie et elle fut l'ocasion de beaux échanges.

Tout commence par une soirée festive dans une maison d'un villageois de la communauté qui nous accueille. Nous revêtons les habits locaux. Céline enfile sa jupe tissée main, son chemisier blanc richement décoré, son châle et son collier doré. Quant à moi, je m'essaie au chap (pantalon épais en peau de mouton) et enfile un poncho.

Un groupe musical joue des airs locaux et nous dansons.

Levé 6h30... céline m'abandonne. J'ai le coeur lourd.  Elle part avec notre équipe de trekkeurs randonner sur les contreforts habités et cultivés de l'Imbabura et effectuer l'ascension du volcan Cubilche (3800m). Je reste dans ma famille d'accueil pour reprendre des forces.

Acclimatation-022Je me balade dans le village de San Clemente. J'accompagne Marisol et Geovani à l'école. En équateur, les cours ont lieu le matin de 7h30 à 13h. Je retrouve un peu plus tard Maria et Yesenia qui reviennent de la laiterie. Maria m'invite à rendre visite à Suzana pour lui remettre un seau de lait. Suzana fait partie de la communauté de familles d'acceuil de San Clémente. Elle est en train de cultiver la terre.

Après quelques minutes, je poursuis mon chemin sur la route pavée abrupte du village rural. Le sentier est jalonné d'abris bus.  Des poules, des cochons, des chiens se promènent ici ou là en liberté. Il règne entre les habitants une solidarité inégalable. Le respect de la nature est une des données essentielles de leur culture à travers le culte de la "Pachamama" la Terre-Mère. La communauté pratique encore la "Minga", le travail collectif dans les champs au moment des gros travaux saisonniers, ainsi que pour les travaux de voirie ou de construction de nouveaux bâtiments collectifs, école, cantine scolaire par exemple.

Je rencontre beaucoup de femmes sur mon chemin. Certaines s'adonnnent à leur lessive dans leur lavoir, certaines reviennent des champs, d'autres tissent ou brodent...

je passe l'après-midi à jouer avec les enfants en attendant le retour de Céline.

 

 

Région de Zuleta, San Pablo

 

Acclimatation-042Il fait très beau aujourd'hui et je me sens beaucoup mieux.Je réintègre ma place dans l'équipe de trekkeurs.

Nous partons découvrir la région habitée par les indiens imbayos et cayambes.

Le sentier traverse des damiers de cultures dans un camaieu de couleurs verdoyantes. Nous observons le volcan Cayambe (le 3ème volvan d'équateur : 5785m) puis le volcan Imbabura (4609m)

Nous traversons une forêt d'Eucalyptus et en prenons plein les narines.

Nous rencontrons un fermier à qui nous partageons quelques fruits de notre pique-nique et discutons un peu plus loin avec deux ados. Après quelques discussions et l'intervention d'Angel, les deux jeunes filles acceptent d'être prises en photo en compagnie de Céline.

Nous terminons la randonnée en empruntant un chemin quelque peu marécageux. Nous contournons non sans mal certaines parties impratiquables du chemin. Nous terminons la balade en passant par le cimetière de San Pablo. Au total : 17,7 kms de marche en 4h58.

Nous rejoignons Otavalo en bus pour profiter le lendemain Samedi du marché le plus célèbre d'Amérique latine.

 

Le marché d'Otavalo


Equateur---Marche-Otavalo Equateur---Marche-Otavalo 

Oavalo1-007Le marché d'Otavalo est un lieu incontournable d'Equateur.Le samedi, il recouvre la quasi totalité des rues d'otavalo.

Nous nous levons tôt pour profiter du marchés aux bestiaux qui démarre dès 5h du matin à Otavalo.

La foire aux bestiaux qui se trouve un peu à l'écart de la ville est un spectacle hors du temps haut en couleurs. Une ambiance particulière, ennivrante, sans agitation, sans cris (hormis ceux des cochons !).
Les cochons, cochons de lait, boeufs, veaux, sont mêlés à la foule, juste tenus par des cordes. Parfois, une personne s'arrête, lance un coup d'oeil avisé, repart, revient,  puis s'arrête à nouveau. Des discussions s'engagent ici ou là... des cordes changent de mains.
Ce marché, c'est un formidable voyage dans l'Equateur typique, avec ses femmes en costumes traditionnels, son mode de vie ancestral, qu'on pourrait imaginer presque imperméable à l'avancée du temps.
Nous continuons avec le marché alimentaire. Là, il faut avoir le coeur bien accroché. Les étals dégoulinent de monceaux de viande, tripes, abats, qui sont soigneusement débités par les bouchères. Les cochons grillés entiers trônent au milieu de tout ça, et des petits  bouis-bouis de fortune servent des assiettes de cochons grillés ou poulets avec du riz et de la salade.

Puis viennent les étals de fruits et de légumes....

Nous terminons par la place des ponchos et le marché touristique : tapis, couvertures, ponchos, pulls, écharpes en alpagas, sacs, panamas, bijoux, poteries et autres bibelots s'étalent dans un feu d'artifice de couleurs vives et font la joie des touristes.

 

La balade du lechero

 

Acclimatation-055Après le marché du matin, nous partons pour une petite balade dans les hauteurs d'Otavalo. Nous rejoignons l'arbre du Lechero (plante sacrée des indigènes). Nous retrouvons ici deux autres équipes de trekkeurs Allibert. Nous arrêtons quelques instants pour partager nos premières journées de trek.

Juste le temps pour quelques clichés de céline sur l'abre sacré et nous reprenons le sentier jusqu'à la cascade de Péguche.

Nous terminons la balade en dégustant quelques empanadas achetés au bord du chemin et assistons à une fête locale. un mas de cocagne a été érrigé et deux ééquipes s'affrontent pour récolter les cadeaux qui culminent en haut du mas... Moments de Joie et de frissons garantis.

Une belle balade de 10kms500, avec 322 m de dénivelée.

 

 

Semaine 2 : Aux sommets des Andes equatoriennes

 

L'acclimation est faite. nous pouvons maintenant attaquer les choses plus sérieuses . Une semaine de haute montagne, de dépassement de sio, d'efforts. Nous allons être confronter à cette nature immense qui accueille et domine dans l'euphorie des cimes

 

L'ascension du Fuya Fuya (4263m)

 

Figureslocales-006DTôt le matin, nous partons en direction de la laguna Mojanda (3700m), lieu de départ de notre trek du jour.

De là nous attaquons l'ascension du Fuya Fuya (4263m).

Le temps est dégagé.

Le petit sentier s'élève d'abord doucement dans l'herbe de la pampa juste au dessus de la laguna. La cime du Fuya Fuya qui se dresse devant nous paraît très proche, à portée de main.

Le rythme bien cadencé d'Angel nous mène sans trop de difficultés au sommet du volcan malgré la raideur du sentier sur les derniers mètres.

Nous sommes en haut. C'est mon premier 4000 ! Je suis content. Pour la plupart des autres trekkeurs du groupe. C'est une formalité, un 4000 de plus à leur actif.

Nous ne pouvons malheureusement pas profiter du panorama. Les nuages recouvrent maintenant  l'horizon et nous avons bien du mal à distinguer au loin.

La descente du Fuya et très abrupte... . Jeanine, René et Jean-claude prennet la tête de la descente... Avec leur technique des petits pas, ils nous mettent assez vite une centaine de mètres dans la vue.

J'ai  mal aux cuisses. Nous rejoignons très vite la laguna et nous pique-niquons au bord du lac.

Au total 513 m de dénivelée positive pour atteindre le sommet.

Equateur---Fuya-Fuya Equateur---Fuya-Fuya

 

L'ascension du volcan actif : le Guagua Pichincha

 

Pinchincha-040Levé 6h pour rejoindre le Guagua Pichincha. Ce volcan actif qui culmine à 4794m domine Quito et est connu pour ses manifestations, qui ont parfois empli le ciel de nuages de cendres et dont le cratère présente en permanence d’indéniables signes d’activité : fumerolles, dépôts de soufre, eau bouillonnante.

Au départ, nous retrouvons l'équipe de trekkeurs des 10 volcans.Nous sommes à 3710m. Au loin, le cône parfait du Cotopaxi se détache dans les nuages.

L'ascension débute par un large chemin qui monte en lacets jusqu'au refuge.

La troupe monte en ordre dispercé, chacun à son rythme, et s'étale très vite sur plusieurs centaines de mètres.

A l'altitude 4129m après 1h09 d'effort, je ressens quelques vertiges... Une sensation bizarre. Je m'alimente rapidement : deux barres de céréales, une banane, des raisons secs, du chocolat... il me faut du sucre...

Je repars doucement, seul, en me concentrant sur chacun de mes pas, en essayant d'oublier ces étourdissements.

2h08 de marche (et 13' d'arrêts cumulés), à environ 300m/heure , j'atteins le refuge en compagnie de Céline et d'Arnaud. Jeanine, René et Jean-claude sont déjà là depuis au moins 1/4 d'heure.

Je m'alimente de nouveau... Les vertiges ont disparus... Je suis rassuré. J'ai bien cru devoir abandonner.

Il fait déjà beaucoup plus froid ici. Il est temps de s'habiller plus chaudement pour la partie finale de l'ascension. Veste goretex trois couches, bonnet, gants et c'est parti !

Cette fois, notre équipe se ressoude derrière Angel dans une file indienne et avance au même rythme comme un seul être. Nous sommes beaux. Notre chenille humaine se dirige à petits pas vers la cime.

Quelques vapeurs de souffre envahissent nos narines. Nous poursuivons par un chemin caillouteux et atteignoins un premier sommet en 2h51 de marche (au total). Nous sommes situé à 4781m d'altitude. Céline sort la photo de son tonton Jean-claude décédé juste avant notre départ et pose pour une photo en hommage à son oncle. Elle est ferment décidé à l'emmener avec elle au plus haut. Je sens ma gorge se nouer et je verse une larme d'émotion au moment de déclencher.

Nous laissons nos sacs à dos ici et poursuivons l'ascension en escaladant une paroi rocheuse jusqu'au sommet. L'altimètre de mon GPS indique 4803m et 1038 m de dénivelée positive depuis le départ.

Le spectacle est grandiose. Nous sommes au dessus des nuages. Céline ne résiste pas.  Elle effectue une roue devant l'objectif de mon réflex. De grands moments de bonheur. Je prends une grande bouffée d'air et profite de ces moments de plénitude. Nous prenons du temps pour savourer et fêter notre réussite. j'immortalise l'événement.

Avec Arnaud, nous sommes deux à battre notre record d'altitude avec l'ascenion du Guagua Pichincha.

Le groupe des 10 volcans ou plutôt  ce qu'il en reste, arrive à son tour au sommet. françoise, Philippe et Anne-marie savourent à leur tour leur succès. Alain et Benoit ont du abandonner bien plus bas.

Il est maintenant temps de redescendre. La première partie de la descente est impressionnante. Nous progressons dans la poussière de lave. A certains endroits, on s'enfonce comme dans du sable. D'autres endroits sont plus glissants.. Nous prenons quelques gamelles.

La seconde partie de la descente s'effectue au milieu de la végétation andine. Nous dévalons la pente entre les chiguirahua et les architectes. Céline, toujours dynamique et amuseuse de galerie, s'allonge dans les achicorias. et clic dans la boite.

Je ne me lasse pas de photographier ses pitreries. Ca donne une sacrée fraicheur de vie.

Après 4h21 de déplacement (et 1h18 d'arrêts cumulés), nous rejoignons le campement de l'équipe d'andiniste à l'altitude 4145m et nous partageons sous une tente messe un délicieux poulet et de succulents granadillla.

Nous rejoignons notre bus à 3700m d'altitude et partons pour la ville de MACHACH dans la province du COTOPAXI.

Equateur---Guagua-Pichincha Equateur---Guagua-Pichincha

 

 

Randonnées entre la laguna Quilotoa et Insilivi

 

Quilotoa-041Un trek itinérant de deux jours à près de 4000m d'altitude qui va nous mener de la laguna Quilotoa au village de Chugchilan puis le lendemain au village de Insilivi.

L'occasion de découvrir la magnifique région de la cordillière occidentale. Nous partrons admirer des paysages andins étonnants et de toute beauté, des pentes de montagnes agrémentées de petites parcelles de culture, la plaine semi-désertique parsemée de moutons et sillonnée d'un grand canyon.

Après avoir rencontré une indienne qui vit à flanc de volcan dans son habitation locale : la chozas : un hutte bien étroite composée essentiellement d'un lit et d'un espace pour les cochons d'inde, nous rejoignons la laguna Quilotoa.

La laguna Quilotoa perchée à 3880m d'altitude est un grand lac vert qui occupe le fond d'un cratère parfait.

Nous commençons par emprunter le sentier qui fait le tour de la laguna, nous alternons descentes et montées jusqu'à atteindre un beau point de vue sur le lac où nous pique-niquons.

Nous quittons alors la laguna par un sentier qui descend fortement dans un dédale de poussière. Nous marchons dans du sable, de la poussière de lave.

Nous rejoignons assez vite le village de GuayamaSan Pedro. Le village est très animé. Il faut dire qu'on est en pleine fête des morts. les Quechuas se réunissent dans le cimetière pour partager leur nourriture avec leurs morts...Les guagaua de pan (petits pains en forme de bonhomme) fleurissent partout.

Après 7kms340 de marche en 1h58 de déplacement, nous atteignons le bord d'un canyon que nous allons devoir traverser pour rejoindre de l'autre côté, le village de Chugchilan.

Beaicoup de poussière et de denivelée plus tard, nous atteignons le village de Chugchilan accueillis par la fanfare. Le village est en fête... une fête qui durera très tard dans la nuit.

Au total 11kms700, 3h07 de marche (+1h18 d'arrêts cumulés) pour une dénivelée négative de 1050m et positive de 482m.

Le lendemain matin, nous repartons dès 9h, en direction du canyon.

Sur le chemin, nous admitons quelques fleurs : la floripondio réputée pour son côté psychotropes (drogue du viol), et cette fleur parasite qui envahit les arbres pour y puiser la sève.

3kms 600 et 45' de marche : Une nouvelle descente vertigineuse dans le canyon dans un nuage de poussière.

4kms490, 59' de marche, nous venons de descendre 400m de dénivelée et nous atteignons le village fantôme de Poalo.

Nous empruntons un petit sentier à droite après le village pour atteindre le fond du canyon et la rivière Toachi.

On longe la rivière et nous la traversons un peu plus loin (6kms300 1h26 de marche) en empruntant un par un, un pont de singe.

Nous attaquons alors l'ascension de l'autre versant du canyon.

8kms500 2h11 de marche : au milieu de nulle part, une petite maison se dresse au bord du chemin. Deux enfants observent notre passage. Nous nous arrêtons quelques instants et nous leur distribuons quelques gâteaux.

Après 11kms700 et 2h54 de marche (+2h d'arrêt pique-nique compris), nous atteignons par une dernière montée le village d'Insilivi où nous passerons la nuit.

Au total 12kms500, 3h11 de marche (+2h07 d'arrêts) avec une dénivelée positive de 625m et négative de 900m.

Equateur---Quilotoa-a-Insilivi Equateur---Quilotoa-a-Insilivi

 

L'ascension de l'Iliniza Nord

 

IlinizaNorte-027Levé 4h du mat., petit dej à 4h30 

Départ à l'aube  pour un bel objectif : l'ascension de L'iliniza Nord, un sommet rocheux qui culmine à 5130m

Nous rejoignons en 4x4 le point de départ de l'ascension situé à 3980m.

Il fait froid, le sol est gelé. Nous enfilons tout notre attirail. Au loin, le jour se lève... l'aurore fait son apparition derrière le Cotopaxi.

Xavière et un autre guide nous rejoignent dans cette ascension.

Une petite photo de l'équipe et nous débutons l'ascension en marchant sur le paramo encore gelé.

Après 35' de marche, le soleil commence à nous chauffer. Ca fait du bien ! Une petite pause pour se dévêtir et s"alimenter...

La pente est assez douce jusqu'à l'altitude de 4413m que nous atteignons au bout d'1h30 (+10'49 d'arrêts cumulés). Nous avons déjà effectué 363m de dénivelée.

La pente se durcit alors notamment lorsque nous atteignons la dernière moraine qui doit nous mener au refuge. Mais Angel, comme à son habitude, cadence la montée dans un rythme tranquille et tout se déroule parfaitement.

Nous atteignons le refuge des deux Ilinizas situé à 4749m en 2h26 de marche (15' d'arrêts cumulés). Déjà 647m de dénivelée positive.

Nous reprenons quelques forces à l'intéieur du refuge. J'avale deux grands mugs d'infusions de maté de coca et plusieurs barres de céréales pour ne pas connaître une défaillance similaire à l'ascension du Guagua Pichincha.

On s'habille chaudement et on enfile un casque. A partir du refuge, l'ascension se fait plus difficile. L'iliniza est hérissé de sombres pitons de lave (necks). A certains endroits il faut mettre les mains et les chutes de pierres ne sont pas rares.

Nous passons une première barre rocheuse..

2h58 de marche (+1h d'arrêts cumulés). Nous sommes à 4894 m d'altitude. Nous avons une très belle vue sur le sommet enneigé de  l'Iliniza sud, sommet technique réservé aux andinistes aguérris. Même Whymper n'a pas réussi à le gravir.

En bas, nous observons un petit lac d'une couleur verte presque irréelle que je baptise laguna Celina.

3h27 de marche (+1h17 d'arrêts cumulés). Nous sommes à 5034m. Céline ramasse un peu de terre de l'Iliniza.

Nous empruntons le fameux "paso de la muerte" pas si difficile que ça en l'absence de neige. Les quarante derniers mètres de l'ascension ressemblent à de l'escalade. Nous atteignons enfin le sommet après 3h43 de marche et 1h44 d'arrêts cumulés.

Quel bonheur d'avoir réussi. Nous sommes maintenant dans la brume mais la joie se devine sur tous les visages.

Céline pose à nouveau avec la photo de son oncle. Alltitude : 5130m.

La descente se veut épique, glissante, de nombreuses pierres dévalent sous nos pas.. Je prends peur lorsune glissade. Je rejoins Angel pour former une cordée.

Je commence à sentir mes forces faiblir. J'ai du mal à profiter de la descente entre l'appréhension de la chute et la faim qui se fait sentir.

Nous pique-niquons un peu plus bas et terminons la descente en 45 minutes après le déjeuner.

Au total 5h23 de déplacement (+3h02 d'arrêts cumulés), 11kms200 et 1137m de dénivelée pour une journée de trek bien remplie

Equateur---Iliniza Equateur---Iliniza

 

L'ascension du Cotopaxi

 

Cotopaxi-026Nous prenons deux jours pour réussir l'ascension du Cotopaxi. J'ai fait le choix de ne pas prendre mon reflex, trop lourd. Je veux mettre toute les chances de mon côté pour réussir ce pari.

La première journée ne présente de difficultés majeures. Nous partons du parking situé à 4500m pour rejoindre le refuge du Cotopaxi à 4850m avec tout notre matériel.

Nous atteignons le refuge assez rapidement. L'équipe d'Andiniste nous rejoint. Fatou, Vincent, Arnaud, Céline et moi, qui n'avons pas d'expérience de marche sur glacier, participons à une école de glace pour appendre les rudiments de la marche avec crampons et piolet.

Je suis subitement arrosé de flash. Quatre jeunes équatoriennes me prennent pour un acteur connu. Après quelques minutes et quelques échanges de mots en anglais, je me transforme pour quelques instants en Jason Statham (le transporteur) et participe joyeusement à une séance photo encadré de mes fans.

Le repas est servi à 17h30.Nous faisons la connaissance de nos guides de cordée respectifs.

19h au lit pour une nuit on ne peut plus agitée. Entre les vapeurs de mazout du générateur électrique et le bruit incessant des acolytes andins qui toussent, ronflent, ont froid, se retournent ou vont aux toilettes, l'appréhension aussi sans doute de cette journée historique d'ascension qui nous attend, la nuit est un peu courte.

Minuit, le réveil sonne trop tôt. Je venais à peine de m'endormir. il faut s'ahibller dans l'ombre et aller vite profiler du petit déjeuner qui est servi.

L'ascension du Cotopaxi démarre à 1 heure du matin. Elle s'effectue de nuit pour éviter la fonte des glaces qui se produit en journée et qui peut entraîner des détachements de blocs. Les visages sont tendus. Un petit coup d'oeil au ciel noir et étoilé. Aucun nuage menaçant. Mal réveillé, et pas lavé, frissonnant dans la nuit froide, la lampe frontale fixée sur la tête, le sac au dos, j'empoigne fermement mon piolet et mon courage à deux mains. Cette fois, c'est parti... c'était la dernière hésitation.

Les premiers pas sont difficiles. Je titube sur le sentier mal tracé, butant sur le sol irrégulier que j'ai du mal à distinguer malgré le faisceau de ma lampe. Plus loin, plus haut déjà, d'autres loupiotes vacillent dans la nuit et se confondent avec les étoiles. Jorge qui mène les cinq cordées de la troupe a promis. Nous irons au bout tous ensemble. mais je sais bien qu'il ne faut pas être décroché sous peine de sanction immédiate.

Après 1h45 de marche, nous atteignons le glacier qui culmine à 5200m. la marche d'approche s'est bien déroulée. Mais l'ascension prend maintenant une tout autre forme. Il faut mettre les crampons avec les doigts gelés, former les cordées. Jose notre guide prend les choses en main. Céline suivra son pas, je ferme la marche. Je m'alimente rapidement et boit quelques gorgées d'eau de ma poche à eau.

La marche peut reprendre. Jorge a été clair, nous nous arrêtons toutes les heures deux à trois minutes pas plus pour ne pas se refroidir. Il faudra penser à s'alimenter.

Le crissement des pointes sur la neige rythme la lente ascension. Le sang bat à grands coups dans mes tempes

Malgré la nuit, je distingue des paysages qui se dessinnent : les premières crevasses, les premiers séracs. J'alterne les différentes techniques de marche selon la difficulté de la pente qui dépasse souvent les 45°.

5400m : ma poche à eau est gelée. Je n'arrive plus à boire. Heureusement, j'ai une boueille de gatorade dans mon sac à dos. J'engloutis un gel coup de fouet pour me donner plus de pêche.

5600m : céline qui se pleignait de nausées depuis quelques minutes vomit son gatorade. C'est difficile mais tout le monde s'accroche.

5700 : Nous nous arrêtons au pied de yanasacha (la roche noire). il s’agit d’une partie de la cheminée trop chaude et trop verticale pour permettre à la glace de se former. D’ailleurs, quelques fumerolles s’en échappent. L'aube se lève. Nous éteignons nos lampes frontales.

Les deux cents derniers mètres de dénivelées sont interminables et destructeurs. Nous ne voyons pas le bout. Mais je sais maintenant que j'irai jusqu'en haut. J'ai les doigts de pieds gelés. Je me force à les bouger pour les réchauffer.

Nous escaladons un mur de glace pour rejoindre après 6h15 d'ascension le sommet du Cotopaxi : le plus haut volcan actif du monde, haut de 5897m.

L'émotion est forte. Je pleure à chaudes larmes. Une sensation d'euphorie, de joie intense, une récompense immense !

Je cherche les bras de Céline pour fêter la réussite de notre entreprise. Je la retrouve dans les bras d'Arnaud qui est lui aussi très heureux d'avoir réussi son pari. José, notre guide, me félicite dans une étreinte. Nous passons alors de bras en bras. Nous sommes tous arrivés en haut.

Nous posons pour quelques photos à côté du cratère parfait du cotopaxi et savourons la beauté du lieu. Nous survolons littéralement les nuages. Céline sort la photo se son oncle. elle l'a emmené au plus haut. Je pense à ma famille qui doit être réunie en ce jour pour les 71 ans de papa. A ma façon je m'associe à la fête.

Mais l'euphorie ne dure qu'un petit 1/4 d'heuere. Il faut vite redescendre. On se demande d'ailleurs comment on va y arriver. Est-ce qu'il nous reste assez d'énergie ?

Je prends cette fois la tête de la cordée, Céline au milieu, José ferme la marche. Il nous faudra un peu plus de 2h pour rejoindre le refuge.

Equateur---Cotopaxi Equateur---Cotopaxi

 

L'ascension vers les aiguilles de Whymper sur le géant de l'équateur : le Chimborazo

 

Chimborazo-018

Direction : le parc du Chimborazo : le géant de l'équateur (6310m)  pour cette dernière journée d'ascension de volcans.

Le parc du Chimborazo s'étend sur plus de 50000 hectares. Des alpagas, des vigognes vivent ici en toute liberté. Nous allons à la rencontre d'un troupeau de vigognes qui s'écartent à notre approche. Trois vigognes se détachent du reste de la meute et avancent face au Chimborazo, qui dresse son cône géant coiffé de glace et de neige au-dessus du paramo. Clic : une belle photo.

Nous prenons la direction du premier refuge situé à 4800m d'altitude.

Le paysage est très différent du parc du Cotopaxi... Ici de gros cailloux, projetés jadis lors de la dernière éruption du Chimbo, parsèment le sol.

Au loin, le Sangay dans la brume, lâche un petit pet fumant...

Du premier refuge, nous gagnons le refuge Whymper que nous atteignons au bout de 27' de marche. Nous sommes à 5040m d'altitude. Le refuge porte le nom d'Edouard Whymper, premier européen à avoir réussi l'ascension du géant de l'équateur en janvier 1880.

Si le "toit du monde" désigne le mont Everest, pourtant, le sommet le plus éloigné du centre de la Terre est celui du Chimborazo,  En effet, à cause de la forme ellipsoïde de la Planète (aplatie aux pôles), il est plus éloigné de 2,2 km du centre de la Terre que l'Everest, qui culmine pourtant à 8848 mètres.

Nous n'irons pas jusqu'au sommet du Chimborazo. L'ascension est réservé aux andinistes confirmés. Nous nous dirigeons vers les aiguilles de Whymper en empruntant un sentier caillouteux. Nous atteignons les aiguilles après 1h12 de marche depuis le premier refuge. L'altimètre indique 5296m. Nous poussons encore un peu la marche jusqu'à atteindre en 1h32 l'altitude 5425. Nous sommes au pied du glacier. Nous avons effectué 526m de dénivelée. Le paysage est idyllique : le bleu du ciel contraste avec la terre rouge volcanique du Chimbo. Je suis bien, détendu, loin de me douter de ce qui se prépare déjà...

Nous regagnons le refuge de Whymper. La descente est périlleuse... les cailloux glissent sous nos godillots.

Nous faions tamponner notre passeport et rédigeons un petit mot d'encouragement pour l'équipe d'andiniste allibert qui va tenter l'asension du Chimbo le lendemain.

 

Equateur---Chimborazo Equateur---Chimborazo

 

Semaine 3 : De Banos à la forêt amazonienne

Banos-022

 

Equateur---Banos Equateur---Banos

 

Banos est une station thermale situé au pied du volcan Tungurahua.

Après une balade matinale sur les hauteurs de Banos, par le sentier Bella Vista, puis le sentier de la vierge, nous partons l'après midi pour une petite séance de canyoning sur la rivière Rio Blanco.

Céline en profite pour effectuer un saut à l'elastique sous l'admiration de tous.

Nous profitons également des sources chaudes qui se jettent du ventre du volcan Tungurahua. Nous alternons entre les bains froids et les bains chauds qui montent jusqu'à 50°

Le lendemain, nous partons pour une balade dans l'allée des cascades. Nous empruntons la tarabita san pedro (nacelle) pour parcourir le "sendero ecologico"... Et la nature devient jardin : goaviers, bananiers, tomates arborés, avocatiers, mandariniers, orangers, citronier... le sentier regorgent de délices. Un petit arrêt pour savourer un délicieux jus d'orange pressé devant nos yeux.

Nous partons ensuite adminrer "le pailon del diablo". qui porte bien son nom.

 

Amazonie-053F

 

Equateur---Amazonie Equateur---Amazonie

 

 Nous rejoignons après 2 heures de pistes le territoire des Huaorani, une tribu indigène située dans la région de Napo quelque part entre Puyo et Tena.

Chaleur mouate, mygale, tarentule, bruits incesant des insectes, trombes d'eau... le décor est vite planté. Nous sommes au coeur de la forêt amazonienne. Tout est dans la démesure : les arbres, les feuilles, les plantes, les insectes...

Pirahua dans sa tenue locale (totalement nu), muni de sa sarbacane nous mène à travers la jungle.

Chaussés de bottes, protégés par nos capes de pluie, nous avons grand peine à le suivre. Ce petit bonhomme est dans son élément et pieds nus, il trace à travers la jungle. Il s'arrête brusquement et réalise en puisant ses matières premières dans la nature, un sac à main en feuilles de palmier qu'il offre à Céline. Un petit peu plus loin, il lui confectionne un bracelet, puis un abri pour se protéger de la pluie... il va bientôt la demander en mariage...Lol...

Pirahua extrait d'une liane une substance qu'il nous demande de mettre sous la langue... Il explique alors à notre guide qu'il s'agit du curare et se met à sourire de la bouffonerie qu'il vient de nous faire... Nous voilà en train de cracher le poison.

L'aventure se poursuit. Nous traversons quelques rivières. L'eau s'engouffre dans nos bottes.. Splash Splash....

Nous avalons un peu plus loin quelques fourmis très goutues au léger goût de citron. Pirahua s'attache alors les pieds et monte rapidement à un arbre pour nous montrer sa technique de chasse. Impressionnant. Céline qui tente de l'imiter à bien du mal à décoller.

Nous terminons la balade dans son village. Un dépaysement total !

 


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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 23:30

Avant de parcourir le secteur de Montjuic pour notre troisième journée de balade dans Barcelone, nous avons prévu d'aller visiter le Palais de la musique de Catalogne.

Lien vers l'album photos : Barcelone---Palau-Musica-et-Montjuic Barcelone---Palau-Musica-et-Montjuic

 

Palau de la musica catalana

De la place de la Universitat, nous empruntons le boulevard RDA. jusqu'à la place d'Urquinaona, puis Montjuic-003bà notre droite la rue Via Laietana. Quelques mètres plus loin, une ruelle nous mène au Palau de la Musica Catalana et à sa façade exhubérante. Le batiment de briques rouges et de fer est richement décoré de mosaïque et de carreaux de faïence.

Des colonnes jouissent d'une position dominante sur le balcon au deuxième niveau de la façade. Chaque colonne est unique et recouverte de mosaique multicolore représentant des décors floraux. Au-dessus des colonnes, les grands bustes de Giovanni Pierluigi da Palestrina, Johann Sebastian Bach, et Ludwig van Beethoven sur la façade principale et de Richard Wagner sur le côté. Le sommet de la façade principale est orné d'une mosaïque qui représente les membres de l'Orfeó Català, mais il est impossible de la voir clairement car la rue est étroite, ici bas.

Nous cherchons à entrer. Les portes sont fermées... Pourtant il nous semble apercevoir une foule d'individus à l'intérieur. Nous comprenons après quelques minutes que l'entrée des visiteurs s'effectue sur la gauche de la façade par un hall d'accueil. Ici, Le batiment de briques se cache derrière un mur de vitres qui créé une multitude de reflets.

Nous prenons nos billets pour la visite de 10h30 qui dure 30 minutes (En espagnol ou en anglais). On comprend très Montjuic-002bvite que la plus belle attraction du Palais de la musique se trouve, sans aucun doute, à l'intérieur. L'auditorium reçoit la lumière extérieure à travers une coupole inversée de vitraux décorés d'anges. L'hémicycle de l'orchestre est décoré de 18 bas-reliefs représentant  les muses de l'art musical. Chacune joue d'un instrument différent. Des chevaux ailés semblent s'élancer du balcon au son de l'orgue symphonique. Féérique, Superbe !

Un seul bémol : des agents de sécurité épient et interviennent dès que vous tentez une prise de vue. L'appareil photos est proscrit. Impossible d'immortaliser une scène. Ces agents agressifs ne se fondent pas très bien dans ce décor de toute beauté et ils m'agacent un tantinet...

 

Montjuic

Une fois la visite terminée, nous prenons la diretion de Montjuic et de la Plaça d'Espanya.Montjuic-017

Nous remontons l'avenue de la Reina Maria Cristina. Devant nous, se dresse le "Palau Nacional" qui abrite le musée d'art contemporain de catalogne. Montjuic est réputé pour ses nombreuses  fontaines et ses spectacles d'eau, de musique et de lumière. Mais en ce milieu de journée, les fontaines sont à l'arrêt. Il aurait fallu arpenter Monjuic en soirée pour profiter de cette attraction.

Montjuic-019c Nous convergeons vers la fondation Joan Miro pour aller visiter le musée. Céline tente de me convertir aux oeuvres de l'artiste. Toutefois, si j'adhère à certaines d'entre elles, suréalistes ; d'autres comme "L'aile de l'alouette encerclée de bleu d'or rejoint le coeur du coquelicot qui dort sur la prairie de diamaMontjuic-021nt" me laissent totalement perplexe. Nous batifolons sur la terrasse au milieu de quelques sculptures de Miro. Pendant que je m'attarde devant les jambes rouges élancées d'une des réalisations de l'artiste, Céline s'envole à la "Caresse d'un oiseau"

 

Nous traversons par la suite plusieurs ilôts de verdures pour rejoindre en haut de la colline la citadelle de Montjuic. De multiples jardins suspendus recouvrent en effet la colline de Montjuic et font le bonheur des promeneurs. Les cabines du  téléphérique jouent un ballet incessant  au dessus de nos têtes.

Montjuic-026Cette citadelle austère nous offre du haut de ses fortifications un point de vue sur la ville de Barcelone et sur son port.

Après quelques minutes d'arrêt, juste le temps d'avaler un sandwich, nous redescendons vers les installations olympiques construites pour les jeux de 1992.  Nous foulons l'immense stade et l'enceinte du  Palau Sant Jordi. C'est l'installation olympique la plus utilisée de Barcelone. Elle accueille de nombreux événements sportifs, des spectacles musicaux et théâtraux, des rencontres sociales. Des milliers de jeunes groupies à l'allure gothique font d'ailleurs sitting sur le parterre devant la salle. A l'intérieur, leur groupe fétiche, Tokio Hotel, répète à grands coups de décibels. Des banderoles scandent les prénoms de Bill ou Tom...

Nous passons rapidement cette agitation et venons nous asseoir quelques instants au pieds de la Torre CalatravaMontjuic-033, cette tour de télécommunication, inspirée de la flamme olympique,  au  design digne d'un film fantastique.

Nous terminons notre circuit dans Montjuic en rejoignant le "Palau Nacional", puis la Plaça Espanya. Nous contournons les arènes qui ont donné leur dernier spectacle taurin en 1977 et qui sont actuellement en cours de transformation pour devenir un centre commercial et de loisir, puis, nous rejoignons le parc de Joan Miro. Là, du haut de ses 22m, la sculpture "Dona i Ocell"  (femme et oiseau)  recouverte de céramique nous invite à laisser flotter notre imagination. Où est la femme, où est l'oiseau ?

Nous regagnons notre hôtel par la carrer de la Diputacio, comme guidés par l'étoile, la femme et l'oiseau qui se dissipent dans des raies de lumière, rouges, vertes, bleues et jaunes...

 

Montjuic-035

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Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 23:00

Antoni Gaudi (1852-1926) - prononcer Gaodi - est un architecte espagnol de génie, doté d'une créativité hors du commun tant au niveau architectural qu'au niveau fonctionnel et décoratif. Sept de ces oeuvres sont d'ailleurs classés par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité.

Pour notre seconde journée de visite de Barcelone à pieds, nous avons décidé de suivre les traces de Gaudi. Bluffant, hallucinant, ses réalisations sont de toute beauté...

 

Après un petit déjeuner au coeur du quartier gothique, nous rejoignons le centre névralgique de Barcelone : la grande plaça Catalunya qui sert de jonction entre le vieux centre historique et le quartier moderniste de l'Eixample.

Nous empruntons le Passeig de Gracia en direction de notre premier point d'arrêt : la casa Batllo.

CasaBatllo-1-048La casa Batllo, située à côté de la casa Amatler, ne passe pas inaperçue : Sa façade, ondulée est composée d'une mosaïque de verre et de céramique. Les balcons ressemblent à des fragments de crânes avec des ouvertures pour les yeux et le nez, les colonnes du grand salon du premier étage ont la forme d'os humains. Autant de détails qui font penser à un squelette. Le toit ressemble au dos arqué d'un dragon et les tuiles en céramique qui le recouvrent à ses écailles. Une allégorie à la légende de Saint Georges tuant le dragon. Sous le soleil, la maison donne l'impression d'être en mouvement, et d'onduler comme des vagues. C'est simplement stupéfiant ! la foule qui fait la queue pour visiter l'immeuble témoigne de l'engouement pour l'oeuvre de Gaudi.

Après 45 minutes d'attente, nous pénétrons dans la casa Batllo. L'intérieur est tout aussi remarquable et imaginatif :  Nous montons par un escalier en bois qui rappelle étrangement une colonne vertébrale, qui pourrait appartenir au supposé dragon. Ici aucune ligne droite et rien n'est laissé au hasard. Foyers, escaliers,  meubles, poignées de portes et de fenêtres, espaces permettant de ventiler et de faire entrer la lumière naturelle... tout n'est que génie. La visite qui dure plus d'une heure jusqu'au toit terrrasse n'est que pure merveille.

 

Lien vers l'album photo dédié à la casa Batllo : Barcelone---casa-Batllo Barcelone---casa-Batllo

 

Bluffés, nous échangeons un regard passionné et poursuivons notre route Passeig de gracia, pour rejoindre un peuPedrera-1-009 plus haut, sur notre droite, la casa Milà surnommée : la Pedrera. Cet immeuble est là encore signé Gaudi. Il ressemble à un immense bloc de pierre ondulant. Ses ouvertures semblent creusées dans la masse et sont ornées de ferronnerie avec des formes végétales faisant penser à des algues. La foule est de nouveau très nombreuse devant l'édifice. Il nous faudra attendre 1h20 avant de pouvoir pénétrer dans l'enceinte du bâtiment.

Nous accédons à la cour intérieure de l'immeuble. Les appartements spacieux sont disposés le long de la façade autour de deux patios circulaires. La casa milà abrite notamment un musée présentant une étude de l'oeuvre de Gaudi. Sur la terrasse du toit, nous nous retrouvons face à de surprenantes sculptures revêtues de collage céramique et de marbre. Les cheminées rappellent des guerriers casqués, ce qui donne à cette espace un aspect fantastique et futuriste. La terrasse offre également une belle vue sur Barcelone... Un peu plus loin... La Sagrada Familia parait à portée de main.

 

Lien vers l'album photo dédié à la casa Milà: Barcelone---la-predrera Barcelone---la-predrera

 

ParcGuell-1-052Nous continuons notre balade vers le sud en direction du parc Güell. Nous y accédons par une pente raide. Des escalators nous facilitent l'ascension. Nous empruntons les nombreux sentiers de promenade du parc et nous nous laissons porter par ce fascinant voyage.

Nous accédons à une allée soutenue par des colonnes torsadées semblant avoir poussées du sol comme par magie... elles paraissent toutefois naturelles, on dirait des troncs d'arbres. Nous débouchons sur une grande esplanade circulaire offrant une vue imprenable sur Barcelone : la Sagrada familia et  la Torre Agbar surplombent la ville.

La place est bordée par un banc circulaire de 150 m de long, ondulant comme un serpent, et recouvert d'une mosaique de céramique multicolore. Céline me rappelle que c'est en ce lieu que la scène du film l'auberge espagnole entre Romain Duris et Judith Godrèche a été filmée . Voilà une invitation plus que tentante... Mais aujourd'hui l'esplanade est bondée et notre étreinte, même fugace, ne passerait pas inaperçue.

Nous rejoignons l'entrée du parc et son escalier gardé par une salamandre.

Encore hypnotisés par la féérie de cet espace de verdure, nous poursuivons le chemin en direction de la Sagrada Familia.

 

Lien vers l'album photo dédié au parc Güell : Barcelone---Parc-Guell Barcelone---Parc-Guell

 

La construction de la Sagrada familia a débutée en 1882. Elle est inachevée et demandra encore des dizaines SagradaFamilial-1-001d'années de travail.

Derrière les branches d'arbres de la place de la Sagrada Familia, la Façade de la passion de l'édifice se dessine petit à petit. Le porche présentant la mort du christ est composé de six colonnes inclinées. Cette façade a un aspect nu et austère avec des formes géométiques en arête et contraste totalement avec la façade opposée de la nativité. La façade présentant la naissance de Jésus christ est la seule construite par Gaudi et est particulièrement chargée. Chacune de ses façades est prolongée de quatre tours surmontées de flèches paraboliques. De gigantesques grues et échaffaudages encadrent le temple  et  témoignent des travaux perpétuels. Après 1 heure d'attente et 11€ par personne, nous pénétrons à l'intérieur de la Sagrada Familia et  là stupéfaction !!   Mises à part les colonnes et les voûtes, tout n'est que chantier en construction : le prix de l'entrée est somme toute un peu élevé pour admirer des échaffaudages. Il nous faudrait payer 5 € de plus pour pouvoir monter en haut des tours mais l'orage violent qui s'abat maintenant au dehors rend impossible la montée.

Nous nous dirigeons vers la crypte de la Sagrada Familia, là ou repose Gaudi, pour saluer cet architecte de génie.

C'est ici au pied de cette emblème de Barcelone :  la Sagrada Familia que nous terminons notre balade sur les traces de Gaudi... Gaudi y consacra d'ailleurs les 40 dernières années de sa vie.

 

Lien vers l'album photo dédié à la Sagrada Familia  : Barcelone---Sagrada-Familia Barcelone---Sagrada-Familia

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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 23:00

Album Photos

La  Rambla - la boqueria - le barri gotic - Barceloneta -  le parc de Citudella

Barcelone---Rambla-et-Barri-Gotic Barcelone---Rambla-et-Barri-Gotic  

Détail de la promenade

Nous partons aujourd'hui du quartier de l'EIXAMPLE (prononcer : eichampla), là où nous résidons pour quelques jours, dans un hôtel situé à l'angle de la rue Del Comte d'Urgell et de Carrer de la Diputacio.

Ce quartier est surnommé le Gayxample en référence à la communauté gay très présente ici. De nombreux bars, clubs et hôtels arborent d'ailleurs le drapeau arc-en-ciel sur la devanture de leur établissement. le marais parisien en somme.

Après un petit dej. dans la rue Del comte d'Urgell, nous gagnons le boulevard Gran via de Les Corts Catalane jusqu'à la place de la universitat et rejoignons la plaça Catalunya.

Barcelone-1-004La célèbre Rambla : avenue emblèmatique de Barcelone se présente à nous. Cette avenue relie la place de catologne au vieux port de la ville où se dresse la colonne de christophe colomb. C'est un lieu incourtable pour se promener, très fréquenté aussi bien le jour qu'aux petites heures de la nuit.

Nous descendons l'avenue au milieu de la foule déjà très nombreuse en ce milieu de matinée.

D'étranges statuts humaines peuplent l'avenue et se mettent à s'agiter dès qu'une obole leur ai transmise. L'avenue est jalonnée de petits kiosques de presse et de souvenirs. Nous passons le marché aux oiseaux, puis le marché aux fleurs.

Un peu plus loin sur notre droite, une foule semblable à un esseim, s'infiltre dans le Mercat de la BoqueriaBarcelone-1-012(Mercat de Sant Josep). Nous lui emboîtons le pas. Ce marché impressionnant est le plus ancien et le plus grand d'espagne.

Nous nous frayons un chemin au milieu des hordes de jambons ibériques suspendus. Un abondant étal de friandises et chocolats ravive notre instinct de gourmandise. Nous ne résistons pas aux pâtes de fruits et à quelques chocolats. Des étals de fruits et de légumes bien ordonnés affichent une myriade de couleurs... Magique ! Un petit jus de fruits bien frais et nous voilà repartis vers les étals de poissons et fruits de mer.

A la sortie du marché, nous prenons en face la carrer de la boqueria pour nous infilter dans l'enchevêtrement des petites rues piétonnes du quartier Barri Gotic. De nombreux bars à tapas peuplent les ruelles. Céline aperçoit Barcelone-1-033une boutique Desigual : la célèbre marque espagnole de vêtements. J'ai à peine le temps de la voir pénétrer dans le magasin qu'elle essaye déjà une multitude de robes et tuniques branchées et décalées.

Nous gagnons la carrer dels comtes de Barcelona et arrivons sur la plaça del rei où nous admirons le Palau Reial Major. Ce palais était la résidence des comtes de Barcelone qui devinrent rois d'Aragon en 1137. Nous poursuivons alors par la carrer de Jaume jusqu'à la Plaça de Sant Jaume où se dresse l'hôtel de ville (la casa de Ciutat). Nous empruntons ensuite la carrer del Bisbe où un passage gothique suspendu enjambe l'étroite ruelle. Barcelone-1-034Nous débouchons sur la place de la Seu où se dresse la cathédrale gothique que nous prenons le temps de visiter ainsi que sa cour intérieure avec sa fontaine, ses plamiers et ses oies. De la plaça Nova, Nous regagnons ensuite la Rambla par la carrer de la Porteraferissa. Nous poursuivons alors la descente de la Rambla en direction de la colonne de colomb. Notre oeil est attiré par une maison ornée d'un dragon et d'une ombrelle. Un petit déclic pour capturer le tableau.

Nous atteignons le vieux port (Port Vell) et continuons notre chemin sur la Moll de la Fusta : une promenade maritime jalonnée de palmiers. Nous errons quelques temps dans le quartier populaire Barcelone-1-053de barceloneta. Ce quartier est constitué de ruelles étroites dont les balcons sont joyeusement décorés de fleurs et de linge étalé au soleil.  Après quelques minutes de repos sur la plage de la Barcenoleta, nous nous dirigeons vers la sculpture le Peix (Poisson doré) et Port Olimpic.

Barcelone-1-069Notre balade se poursuit dans les allées du parc de la Ciutadella : sa magnifique fontaine aux griffons, signée  Gaudi, son étang, ses étendues de verdures peuplées d'enfants, de jongleurs, d'acrobates, de guiaristes...

Au loin d'une grande allée du parc se dresse l'arc de triomphe.

Nous quittons le parc et rejoignons le musée Picasso où nous entrons admirer l'une des plus grandes collection des oeuvres de l'artiste. Nous sommes notamment stupéfaits par les 58 tableauxBarcelone-1-080 se référant au tableau de Diégo Velazquez : les ménines. Un très beau musée, incontournable pour les amateurs d'art.

Le soleil se couche, nous marchons depuis 9h30, nous terminons la journée dans les ruelles dynamiques du Barri Gotic, noires de monde, puis regagnons à la nuit,  toujours à pieds, notre hôtel, dans le quartier de l'Eixample. Une journée bien remplie !

Par Philo - Publié dans : Rando à l'étranger
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