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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 16:29

Le refuge du Palet (2588m), le col de la Tourne (2656m) depuis Le Val Claret

Données de la rando

Départ : Près de l'arrêt de bus "Grande Motte", près des terrains de Tennis

Temps marche : 3h45 (sans compter les arrêts) - Prévoir une rando à la journée. 

A découvrir sur le parcours : Vue sur trois vallées Tignes, Doron de Champagny et Ponturin, marmottes

Distance : 14kms

Dénivelé + et - : 750m

Difficulté : Moyenne

Album photos de la rando : Val Claret - Refuge du Palet - Col de la tourne

L'itinéraire

Prendre le GR5 qui mène au col du Palet (2652m) .  Pousser jusqu'au col de la croix des Frêtes (2647m) pour profiter du point de vue. Revenir au col du Palet puis descendre au refuge du Palet (2588m). L'endroit est sympa pour pique-niquer. Eviter la mini tarte au myrtilles au refuge (chère et franchement pas bonne). 

Après le refuge, rejoindre le lac de Gratalleu. Quitter le GR5 au déversoir du lac pour prendre le sentier sur la droite qui mène au col de la Tourne (2658 m). Il traverse un grand pierriers jusqu'au vallon de la tourne avant d'atteindre le col.

La descente vers Tignes se fait sans difficultés et très bien balisée.

On retourne au Val Claret en suivant le chemin qui longe le bord du lac de Tignes.

L'Aiguille Percée depuis Tignes le lac

Données de la rando

Départ : Tignes le lac entre les téléskis du Millonex et le télésiège du Palafour

Temps marche : 3h30 (sans compter les arrêts) 

A découvrir sur le parcours : L'Aiguille percée elle-même contribue à la popularité de Tignes. Elle apparaît sur de nombreuses cartes postales  et dépliants touristiques. Incontournable. La table d'orientation située au sommet vaut le détour

Distance : 9 kms

Dénivelé + et - : 700 m

Difficulté : Moyenne. Attention ... Certaines parties du sentier sont très escarpées.

Album photos de la rando : L'Aiguille Percée

L'itinéraire

Le sentier s'élève dans les alpages et serpente sur le plateau de bec rouge. Il suit le téléski du Chardonnet. La montée en lacets devient plus raide jusqu'à atteindre la croix de Palafour (2566m).

Il rejoint une piste de 4x4 sur 300m et part à nouveau dans les pentes herbeuses. On croise ici de nombreux vététistes qui dévalent les pentes(la station de Tignes est réputée pour son fabuleux Bikepark).

La montée est soutenue. Elle s'effectue le long d'une crête où sont installés des paravents qui évitent l'hiver les accumulations de neige.

La vue se dégage alors sur l'Aiguille percée juste avant de rejoindre l'arrivée du télésiège de Palafour. 

Un dernier effort pour emprunter le sentier qui monte en lacets dans la zone d'éboulis pour atteindre le pies de l'Aiguille (2778 m).

Prendre sous l'aiguille, le sentier qui mène vers "Tignes le lac par les crêtes". Le sentier traverse pierriers et pelouse rocailleuse. La vue est superbe du haut de la table d'orientation.

La descente est tranquille et rejoint un sentier d'alpage.

La langue terminale du glacier de Rhêmes Golette 

Données de la rando

 

Départ : Depuis le Saut

Temps marche : 4h (sans compter les arrêts) 

A découvrir sur le parcours : Le glacier lui-même, Environnement minéral : pierriers, seracs, chute de glace dans le petit lac

Distance : 13 kms

Dénivelé + et - : 600 m

Difficulté : Moyenne

 

Album photos de la rando : Glacier de Rhêmes Golette

L'itinéraire

Du parking su Saut, revenir un peu sur ses pas vers les petits chalets de pierre du Saut.

Juste après avoir traversé le pont enjambant le ruisseau de la Sassière, prendre le sentier à gauche balisé par des panneaux jaunes. Le sentier passe à droite de la retenue EDF et longe le ruisseau et rejoint le lac de la Sassière (2461 m).

En arrivant au lac, traverser le barrage et tourner à droite pour emprunter un large sentier qui contourne le lac par sa gauche.

Un petit sentier bien balisé monte jusqu'au plateau de la Traversière et jusqu'au glacier d'où le ruisseau de la Sassière prend sa source. L'Italie est toute proche. La frontière passe sur le glacier.

Le retour suit le même itinéraire qu'à l'aller jusqu'au lac de la Sassière. On peut ensuite emprunter la large piste en rive droite du vallon.

Val Claret - Col de la Fresse - Refuge de la Leisse - La tovière 

Données de la rando

 

Départ : Depuis Val Claret (possibilité de commencer en haut de la tovière pour éviter la montée à pieds de val Claret)

Temps marche : 5h (sans compter les arrêts) 

A découvrir sur le parcours : Le glacier de la grande Motte, la vue splendide de la Tovière, Les lacs glaciaires de la leisse

Distance : 21 kms

Dénivelé + et - : 900 m

Difficulté : Moyenne

 

Album photos de la rando : Refuge de la Leisse

L'itinéraire

Depuis le Val Claret, suivre le GR55 jusqu'au col de la Fresse (2576m)

Rejoindre le col de la Leisse (2758 m) par un sentier qui continue de monter dans une ambiance de chaos rocheux. De là, on peut distinguer la domaine skiable d'té de Tignes sur les pentes du glacier de la grande Motte.

Le sentier se poursuit jusqu'au refuge de la Leisse.

Au retour, au niveau du col de la Leisse, monter jusqu'à la table d'orientation de la Tovière pur admirer le paysage (2695m), puis reprendre le sentier aller pour rejoindre Val Claret.

 

Le refuge de la Martin et le glacier de la Savinaz

Données de la rando

 

Départ : Depuis Tignes les boises (parking au bour du hameau)

Temps marche : 4h30 (sans compter les arrêts) 

A découvrir sur le parcours : Beau sentier balcon, Vue sur la chaîne du Mont Blanc, approcher une langue glacière

Distance : 15 kms

Dénivelé + et - : 800 m

Difficulté : Moyenne

 

Album photos de la rando : Refuge de la Martin Glacier de la Savinaz

L'itinéraire

Suivre le chemin carrossable sur 300m. Passer un chalet et deux virages en épingle. Le sentier grimpe alors dans la forêt et traverse une piste de ski.

Il longe ensuite les gorges de la Sachette au milieu d'épinards sauvages et de rumex des Alpes.

Prendre alors à droite le sentier qui franchit le torrent et qui monte en balcon jusqu'au refuge de la Martin. (2154m). A l'horizon, on distingue la chaîne du Mont Blanc.

Au refuge de la Martin, un sentier mène au glacier de la Savinaz que l'on rejoint en 40 minutes.

Redescendre au refuge. Pour varier, le retour s'effectue par les Brévières.

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 20:00

    

Données de la rando

Carte IGN : TOP 25 3335 ET Le Bourg d'Oisdans Alpe d'Huez 

Distance : 10,800 kms

Durée : 5h aller/retour

Altitude min : 1275m

Altitude max : 2169 m

Dénivelée positive : 1030 m

Accès/Départ : Direction Allemont, La Traverse. Prendre la route forestière jusqu'au bout,  puis continuer sur un chemin carrossable jusqu'au parking du Coteyssard.

Intérêt : la traversée de différents étages montagnards et diversité des paysages : forêt, alpage, pierrier, lac de montagne, flore, parties sauvages et minérales, beaux points de vue sur les massifs de Belledonne, les Grandes Rousses et l'Oisans.

Lien vers l'album photos de la rando : http://www.espritrando-reflexphotos.org/album-photos-le-lac-belledonne.html

Le fil de la rando

Nous empruntons un petit sentier, à gauche du parking, qui monte dans le bois du Coteyssard. Le chemin s'élève dans la forêt, à l'ombre de grands connifères. 

Nous traversons un ruisseau et rejoignons le GR549. Après avoir arpenter de nombreux lacets et de belles pentes dans le bois, nous débouchons un peu plus tard sur un alpage au niveau du chalet du Chazeau. Nous marquons un premier arrêt devant la cabane pour nous ravitailler en eau, manger quelques frutis secs et recharger nos batteries.

Nous poursuivons le sentier qui traverse d'abord un sous-bois d'arbres et de pins très clairsemé. De vieux arbres sont recouverts de mousses et de lichen, signe que la pollution n'est pas arrivée jusque là et que l'air est préservé. D'autres résineux ont orné l'extrémité de leurs rameaux d'aiguilles d'or. La cohabitation entre ces espèces donne à ce sous-bois un petit air mystérieux.

Le sentier chemine alors dans la lande et amorce une montée agréable au milieu des champs de myrtilles, au rythme du chant divin des criquets. Et me voilà à plat ventre, mon apn affublé d'un objectif macro pour tirer le portrait d'un joli orthoptère qui fait des vocalises.

Plus loin, plus haut, le grand Pic de Belledonne est en point de mire. On peut également admirer le massif des Grandes Rousses.

Arrivé au creux de la combe, nous continuons de monter jusqu'à attenindre un petit col : le pas de Bessey (Alt 2000) . Nous plongeons alors dans la moraine.

Le paysage devient totalement minéral. Nous pénétrons au coeur d'un cirque gigantesque formé par le grand Charnier d'Allemont, le Col de belledonne, la Croix de Belledonne, le Pic central et le Grand Pic. Nous traversons un vaste pierrier en suivant des traces bleues et des cairns.

A une intersection (côte 2016m), nous continuons à gauche vers l'Ouest en direction du lac de Belledonne. Le sentier remonte alors, rejoint une cascade encaissée descendant du lac, puis monte en lacets sur la croupe au dessus de laquelle se niche enfin le lac de Belledonne. Celui-ci ne se découvre qu'en toute fin de parcours, tel un turquoise serti dans son écrin de roches.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 20:00

   

Situé au coeur du parc national des écrins, le randonnée du Lauvitel est une rando familiale incontournable qui mène au lac du même nom (lau=lac).

Données de la rando

Carte IGN : TOP 25 3336 ET

Distance : 5,800 kms

Durée : 2h30 à 3h

Dénivelée positive : 649 m

Altitude Max. : 1541m

Départ : Parking de la Danchère

Intérêt : Découvrir le plus grand lac du massif des écrins. Rencontrer des marmottes, faire quelques photos de la flore des montagnes.

C'est un parcours familial très fréquenté en période estivale. Il est donc difficile de trouver une place sur le parking à moins de venir très tôt.

Lien vers l'album photos : http://www.espritrando-reflexphotos.org/2015/08/ecrins-lac-lauvitel.html

Fil de la rando

9h30, parking du hameau la Danchère. Il y a déjà beaucoup de monde. Nous prenons l'une des dernières places du parking avant de nous élancer dans l'ascension au milieu d'une horde de randonneurs dont certains nous semblent bien peu équipés ou préparés pour une randonnée de montagne.

Le GR54 nous mène assez vite à une intersection proposant deux sentiers : une sur chaque rive du ruisseau du Lauvitel. Beaucoup de monde emprunte le sentier de droite, réputé plus doux pour la montée. Pour éviter la foule, nous préférons bifurquer sur le sentier de gauche : Lauvitel par les selles. Nous prendrons l'autre sentier pour le retour.

Le sentier s'élève en pente assez raide à travers les sous-bois. Je regrette un peu d'avoir emprunté cet itinéraire à la montée. Le sentier très ombragé ne comporte pas de fenêtres naturelles s'ouvrant sur le paysage alentour. Monotone, il n'offre, pour l'instant, que peu de récompense en comparaison de l'effort fourni. Patience...  Après 530m de dénivelée positive et près d'1h30 d'ascension, nous atteignons le lac joyau, servi dans son écrin de roches. Le Rochal (3022m), la tête de la Muraillette (3019m) et le signal du Lauvitel (2901m) enveloppe le Lauvitel de leurs pentes raides. Le lieu tient maintenant toutes ses promesses. Quelques marmottes, concierges des alpages, pointent le bout de leur nez et jouent les stars... Les déclencheurs de nos APN crépitent pour notre plus grand plaisir.

Après cette petite séance de shooting improvisé, nous partageons notre pique-nique adossés à des rochers au bord du Lauvitel. Je montrais bien jusqu'au col du Vallon pour y trouver une ambiance plus sauvage, plus haute montagne mais Morgane n'est pas très motivée par ma proposition. j'abandonne.

Nous regagnons la cabane du Lauvitel et empruntons le sentier de gauche : Lac Lauvitel par les rousses. 

Ce sentier est beaucoup plus varié, plus intéressant que le chemin emprunté à l'aller.

Après un replat qui surplombre le lac, nous passons quelques éboulis, puis nous traversons une zone dégagée avec de belles prairies. L'occasion de photographier quelques spécimens de la flore locale.

 

Nous croisons de nombreuses sources, résurgences du lac, puis nous nous engouffrons dans les sous-bois de feuillus et d'épicéas avant de finalement regagner le ruisseau de la Selle. 

De retour dans le hameau de la Danchère, nous dégustons une succulente part de tarte aux myrtilles accompagnée de sa crème chantilly maison. Hum.... La vie est simple et belle quand s'on s'abreuve d'essentiel : la montagne, la nature, la marche et la tarte aux myrtilles...

 

 

 

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 20:00

   

Données de la rando

Carte : IGN TOP25 N° 3335 ET Le Bourg d'Oisans/Alpe d'Huez

Altitude de départ : 1860 m

Point le plus hat : 2373 m

Dénivelée positive : 638m

Temps : boucle d'environ 3h

Départ : Ruisseau du Sarenne, Les dessus du Sela - Alt.1830m

Intérêt : Petite rando proche de l'Alpe d'Huez à programmer sur une 1/2 journée. Un joli sommet offrant un panorama à 360°. Un joli petit sentier d'arête de la croix de Cassini au col de Sarenne

Lien vers Album photos : http://www.espritrando-reflexphotos.org/alpe-d-huez-la-croix-de-cassini.html

Le fil de la rando

I believe i can fly...Après un joli vol en parapente (Amazing !) au dessus de la forteresse de l'Oisans et de ses 21 virages mythiques, tôt dans la matinée, nous regagnons la terre-ferme et partons nous dégourdir les jambes sur les sentiers de montagne.

De l'Alpe d'Huez , nous prenons la direction de l'Altiport en direction du col de Sarenne. Nous nous garons un peu avant le col, après le passage du petit pont du ruisseau du Sarenne.

Nous remontons alors la route sur environ 150m, pour trouver après le virage en lacet, sur notre droite, le départ du petit sentier "Les Dessus du Sela 1860m - Croix de Cassini 2,3 kms".

Le sentier monte assez sévèrement au milieu d'un alpage ravagé par des sangliers jusqu'à la cote d'altitude 2086m. Le col de Grange Pellorce est à main droite. Nous prenons à gauche en direction de la croix de Cassini. Le sentier d'élève encore... Courage. Le point culminant de notre itinéraire promet l'un des panorama à 360° les plus ouverts sur tous les vallées et massifs alentours. L'effort en vaut la chandelle : La Meije, la Muzelle, le Pic Blanc et les aiguilles d'Arves s'offrent à nous. Une petite pause pour savourer le spectacle et nous ressourcer encore, nous plongeons vers le refuge de Sarenne que nous gardons en point de mire. Le petit sentier suit l'arête et devient plus escarpé. Certains passsages sont un peu déliquats et glissants. Ils pimentent la déscente et rendent le parcours plus intéressants. Je préfère ces petits chemins bouquetins aux sentiers de marmottes. Morgane, elle aussi, y voit plus d'intérêts. Je la devine bien plus motivée qu"à la montée. Le paysage est superbe sur ce joli sentier de crête. We'll fly so high...L'ivresse des cîmes, le souvenir de ce vol matinal en parapente, j'ai la soudaine envie de m'envoler pour rejoindre le gypaète barbu qui plane au dessus de nos têtes.  Quelle envergure ! Que la nature est belle !

L'arête surplombte maintenant la route de quelques mètres. La foule s'amoncelle autour de la table d'orientation du col de Sarenne, cherchant à identifier les paysages remarquables de la vallée du Ferrand. Nous  gagnons d'abord le refuge, puis empruntons la route GR54 sur 1km à grande allure pour retrouver notre véhicule.

 

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 20:07

Voilà des mois que j'espérais ce rencard, que je guettais l'opportunité de quitter mon quartier bien trop domestiqué, beaucoup trop policé. La montagne est mon échappatoire, ma bouffée d'air. Quel plaisir ! Demain j'ai rendez-vous, près d'un lac d'altitude, avec une jolie silène des rochers.

   

Données de la rando

Carte IGN : TOP 25 3335 ET Bourg-d'Oisans l'Alpe-d'huez

Distance : 13,9 kms

Dénivelé positif : 969m

Altitude Max : 2641 m

Durée : 5 à 6h (3h50 de marche effective, 2h16 d'arrêts en ce qui nous concerne ce jour là)

Départ : Parking du lac de Besson (2073m)

Description/intérêts : Des lacs à tous les étages : A l'étage inférieur, des lacs d'alpages entourés de gazons sur le plateau de l'Alpette accessibles aux familles. Au niveau intermédiaire, sur le plateau des petites rousses, pour les bons randonneurs, des lacs d'altitude au coeur d'un univers minéral, c'est la porte de la haute montagne... Enfin, plus haut encore, pour les alpinistes équipés, des lacs glaciaires sur le plateau des rousses.

Album photos de la rando http://www.espritrando-reflexphotos.org/album-photos-refuge-et-lac-de-la-fare.html

Le fil de la rando

8h30 du matin,  parking du lac Besson à proximité de la station de l'Alpe-d'Huez. Il fait à peine plus de 7° ! L'air est un peu frais, le lieu quelque peu désert à cette heure de la journée. Je savoure cet instant libérateur... Des mois que j'attends de renouer avec la randonnée en montagne. La montagne est ma déesse, fouler ses sentiers, ma liturgie. Je prends une grande bouffée d'air, les bras levés vers le ciel sous l'oeil interrogateur et goguenard de Morgane qui m'accompagne.

Let's go... Le chemin bucolique emprunte tout d'abord un sentier de randonnée de pays : la ronde des lacs du plateau de l'alpette entre 2000 et 2100m d'altitude - un parcours familial très prisé - Nous empruntons le sentier aval en surplomp du lac Besson. Quelques pêcheurs matinaux titillent la truite arc-en-ciel et l'omble chevalier au lieu de succomber au péché matinal. Un peu plus haut sur la gauche, nous dominons le lac noir et nous nous goinfrons d'une vue imprenable sur les massifs des Grandes Rousses et de Belledonne.  Miroir, ô mon beau miroir... Et si le lac noir était doué de parole, par réflexion, capable de révêler par l'image les vérités invisibles, les secrets les plus profonds. Partager le rêve d'un poisson espérant son verre à soi, les larmes de désespoir de cette femme lui susurrant que tous les hommes sont égouts, les rires de cet enfant ou la tendresse de ce baiser échangé par ce couple d'amants... Et à quoi rêvent les eaux dormantes du lac ?  Miroir magique, eau de jouvence, dis moi, raconte-moi...

De lac en lac, nous traversons l'ancien alpage. Le lac Faucille entouré de gazon est colonisé par la végétation. Je suis désormais bien trop sage, pour me rouler dans ces herbes folles. Puis, voilà bientôt le lac Carrelet puis l'Alpette, intermédiaire du téléphérique de Vaujany.

Le lieu est chargé d'histoire. Le 14 Août 1944, de violents combats ont opposés les maquisards de l'Oisans et les allemands qui poursuivaient des aviateurs américains et les rescapés de l'hôpital d'Huez. De nombreux éciteaux témoignent de ces faits et permettent de nous souvenir.

Nous prenons à droite, direction du refuge de la Fare. Au début du sentier, une pancarte prévient : " le refuge est fermé suite à d'importants risques de chutes de pierres". De peur que la montagne se rebelle, peu rassurée, Moragne m'encourage à changer d'itinéraire. Je la rassure... Oui, le refuge est fermé, mais nous ne faisons que passer, le risque est calculé... Faisons taire nos craintes et avançons joyeusement. La montée s'amorce, c'est maintenant que ça se corse ! Le sentier traverse un impressionnant pierrier. Ici, le temps, l'érosion ont punis, défigurés la montagne, elle tombe en lambeaux. Des ouvriers travaillent avec des gros engins, grattant la roche un peu plus bas au niveau de l'alpette... Le brouhaha s'élève, se répercute en écho sur la paroi... L'imagination, la peur aidant, Morgane craint l'éboullement à chacun de ses pas. Elle s'est autopersuadée : la montagne va nous tomber sur la tête !

Nous passons quelques vires rocheuses un peu glissantes - il a beaucoup plu le week-end dernier - Heureusement, elles sont équipées de câbles, un côté bien pratique pour ceux qui n'ont pas le pied bouquetin. Après une quarantaine de minutes de belles montées et quelques 250m de de dénivelé positif, nous atteignons le petit refuge de pierres de la Fare. Un panneau commémoratif revient sur les evênements historiques de 1944 et célèbre la victoire qui stoppa l'inhumaine poursuite...

Nous nous posons quelques minutes sur la terrasse du petit refuge, observant le panorama sur la vallée d'Oisans. Les sommets de la chaîne de Belledonne sont quant à eux emmaillotés de nuages. Puis, nous avalons une barre de céréales avant de poursuivre notre ascension vers le lac de la Fare.

Une nouvelle montée engagée au milieu d'innombrables petits ruisseaux. C'est la montagne qui pleure. Des larmes qui dégoulinent sous nos pieds qui tentent, tant bien que mal, de garder l'équilibre. Les rochers sont glissants mais de nombreux passages sont équipés de mains courantes facilitant la progression.  La cascade de la Fare déverse, à son tour, son jet de souffrance. La montagne agonise en sanglots.

Nous atteignons un second plateau au décor beaucoup plus minéral. Nous le traversons en suivant des cairns et des marques "rond bleu" pour déboucher quelques dix minutes plus tard sur notre objectif : le lac de la Fare (2641m) et son petit abri de pierre.

 

Nous n'avons croisé aucun randonneur depuis le matin. Nous profitons égoistement de ce grand espace de montagne. Nous partageons notre pique-nique au bord du lac. Pendant que Morgane se délasse quelques temps, je poursuis le chemin jusqu'au lac du milieu (2679m) puis la rejoint pour prendre un petit café. J'aime ce calme plat des hauteurs. je pourrai musarder longtemps ici, mais très vite, les nuages qui grignotaient les cimes alentours, empiettent maintenant sur le lac et bientôt nous dévorent. Nous redescendons à travers la nébulosité vers le refuge de la Fare. C'est seulement au niveau du plateau de l'Alpette que nous retrouvons le soleil ainsi que la foule. En ce début d'après midi d'été, le sentier des lacs est un sentier foulé, battu. Une multitude de familles se suit en file indienne formant une gigantesque chenille. Un contraste saisissant avec la quiétude et la solitude que nous avions ressenti un peu plus haut en altitude. Nous gagnons le parking bondé du lac Besson en slalomant entre les promeneurs, fuyant l'agitation.

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 21:00

    

Données de la rando

Description : Une randonnée en boucle à cheval sur la Suisse et la France au coeur du massif des Aiguilles rouges au départ du barrage du lac d'Emosson en passant par les refuge des chalets d'alpage de Loriaz, le col de la terrasse, la trace des dinausores et le vallon de Veudale.

Points d'intérêts : Vu panormique sur la chaîne du Mont blanc et les alpes suisses, satisfation d'avoir vaincu la vertigineuse montée pentue du col de la Terrasse. Intérêt géologique : effectuer un petit détour pour aller voir les traces laissées par un troupeau de dinausore il y a 250 millions d'années. Belle descente dans l'étroit vallon de la Veudale.

Distance : 14 kms 600

Dénivelé : 1182 m positif cumulés.

Point le plus bas : 1900m, Point le plus haut : 2645m

Difficulté : Randonneur expérimenté. De nombreux passages sont vertigineux. Mains coutantes présentes sur le tronçon Emosson- Chalet de Loriaz... Absence de mains courantes dans la dernière partie de l'ascension du col de la Terrasse (attention : personnes craignant le vertige).

En début de saison, des névés obligent à prendre crampons et piolet pour le passage du col de la terrasse.

Carte :  TOP 25 IGN 3630 OT

Accès : Parking du barrage du lac d'Emosson. 

Lien vers l'album photoshttp://www.espritrando-reflexphotos.org/album-photos-chamonix-emosson-loriaz-col-de-la-terrasse.html

Fil de la rando

Come, come, come, let us leave, let us leave the Town ... J'écoute une soprano qui chante ce petit air d'opéra de Purcell...Et mon cerveau reprend ce mantra "come, come, come...", comme pour rappeler qu'il est temps de partir ... Quitter les effluves suffocantes de la ville pour l'air revigorant des montagnes et venir y chercher sa dose bienfaisante d'opicaées naturelles... C'est, accompagné de mon pote Frédo,  que je prends la route de Chamonix-Mont Blanc. Programme des heures à venir : Marcher pour essayer de semer le temps, se goinfrer d'horizons, dégôter une naïade ou une petite fée derrière une cascade ou un rocher afin de réenchanter nos vies et..... piaffer de plaisir.

Après une première journée très physique sous la flotte et une belle course en mode trail où nous avons avalé 900m de dénivelé positif puis négatif (Lac blanc par le col des montets), et une courte nuit en refuge, nous prenons la direction de la Suisse pour atteindre le parking du lac d'Emosson, point de départ de cette belle randonnée de montagne.

Il est 8h30, le parking est pour l'instant désert. Nous descendons en direction du barrage.

L'itinéraire emprunte le chemin goudronné qui traverse le mur du barrage. L'ouvrage est impressionnnant : 180 m de haut, 554 m de long.  A droite, le lac d'Emosson, d'un bleu turquoise, reflète la montagne qui nous fait face... Les cimes sont enveloppées de nuages. Le temps est mitigé, même si météo France n'annnonce que de timides éclaircies... Il ne devrait pas pleuvoir avant la fin de la journée.

Peu après la fin de la digue, nous prenons, à gauche, un sentier flèché Col du Passet/Barberine/Refuge de la Loriaz. Le chemin est boueux. Il a beaucoup plus ces derniers jours. Le sentier s'élève à flanc de coteau... Nous sommes dans les nuages. Quelques passages délicats ponctuent notre progression : dalles de pierres glissantes, passages équipés de mains courantes, marches ancrées dans la roche... Le sentier n'est pas de tout repos. Il faut lever les jambes, mettre les mains...ça grimpe fort jusqu'à atteindre la montagne de Barberine. Quelques tuyères servant au déclenchement d'avalanches par détonation de gaz bordent le chemin.

Le sentier balcon chemine maintenant sans grande difficulté. Il est propice au vagabondage, alors nos esprits s'évadent joyeusement.. . Nous ouvrons grand les yeux. La montagne a ce don, elle permet de développer sa capacité d'émerveillement. On traque la beauté partout. A chaque pas, on cueille une émotion, on se gorge de plaisir...Derrière un arbre, une cascade, sous un rocher, nous ressentons la présence enchanteresse de ces êtres invisibles. Frédo, mon pote bouquetin, vient de dégôter une petite fée au détour d'un buisson alors qu'une violette me charme sans raison... la nature colore nos pensées de teintes fantastiques.

De temps à autre, les nuages nous laisse entrevoir la chaîne du Mont Blanc et les glaciers du Trient, du Tour et d'Argentière...Nous approchons des chalets du Loriaz (2020m). L'alpage paraît désert, silencieux... Pas une cloche pour annoncer notre arrivée et nous accueillir en fanfare. Mais qui a volé les vaches Hérens ?

Après une petite pause pour partager quelques fruits secs et recharger nos batteries, nous nous attaquons à la terrible montée du col de la Terrasse.

D'abord confortable, le chemin se faufile entre bruyère et myrtilliers. La montagne doit se parer ici de belles couleurs à la saison d'automne.

Puis, le chemin, marqué d'un rond jaune, s'élève fortement avant d'atteindre un petit replat.  Le sentier engagé serpente maintenant dans éboulis pierreux  du ravin des combes. Nous croisons quelques bouquetins... L'effort est violent, la pente est très raide. Il nous faut maintenant traversé un névé en devers juste avant d'attaquer la dernière partie de l'ascension. La pente s'élève encore au milieu de rochers, les derniers mètres s'apparentent à de l'escalade... Frédo qui souffre de vertige n'est pas très à l'aise dans cette partie finale. mais, rapidement,  il dépasse son trouble, et nous atteignons le sommet situé à  2645m. Quel effort ! Nous savourons la victoire. Ce col ne nous aura pas térrassé.

La vue n'est pas très dégagée sur le col, les nuages se sont passés le mot pour dissimuler la beauté du panorama.. Ils sont là, à grand renfort, masquant un peu la vue afin que l'oeil s'habitue, évitant trop d'éblouissement.

Nous déambulons sur un sol lunaire parsemé de petits lacs et de névés.   Le chemin qui mène au col suspendu (2500m) est peu visible. Il faut suivre les cairns qui permettent de le repérer. Devant nous, se dresse maintenant la chaîne du Cheval Blanc qui domine le lac du vieil Emosson.

Nous profitons d'être ici pour effectuer un petit détour. Un peu plus bas, se trouve le site des traces de dinausores dont nous prenons la direction. Plus de 800 empreintes datant de 250 millions d'années ont été découvertes ici, ce qui en fait le gisement le plus connu d'Europe. Malgré l'érosion, les traces sont vraiment bien visbles. 

Après ce petit détour géologique, nous remontons vers le col suspendu en revenant sur nos pas et suivons la direction du lac d'Emosson.

La longue descente s'effectue en suivant le vallon de la Veudale et son torrent..   Un dernier névé à passer puis, nous cheminons dans la gorge à grandes enjambées avec, en point de mire, le terme de la randonnée : le barrage du lac d'Emosson.

Il est 15h30, le site, désert ce matin, est maintenant bondé... Une horde de touristes a pris possession du lieu. 

 
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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 17:15

Chamonix-RefugeAlbert1er-007Chamonix-RefugeAlbert1er-030Chamonix-RefugeAlbert1er-041Chamonix-RefugeAlbert1er-094Chamonix-RefugeAlbert1er-110

Données de la rando

Accès : Depuis chamonix, rejoindre le village le Tour. Prendre un billet aller Télécabine de Charamillon + télésiège des Autannes.

Altitude mini : 2185 m

Altitude maxi : 2702 m

Dénivelée  positive : 550 m, négative : 1300m

Niveau : moyen, randonneur

Temps de montée : 2h

Temps de descente : 2h

Carte IGN : 3630 OT

Retour : village le tour - parking des remontées mécaniques

Description : Le refuge Albert 1er fait partie des incontournables de Chamonix. Cet itinéraire permet d'approcher le glacier du tour et d'admirer ses crevasses et ses séracs.

Lien vers l'album photos de la rando : Chamonix---Refuge-Albert-1er Chamonix---Refuge-Albert-1er

 

Fil de la rando

Chamonix-RefugeAlbert1er-041J'avais tenté l'ascension vers le refuge Albert 1er en Mai dernier en partant du village le tour, mais j'avais dû renoncer, faute d'équipements. De vastes étendues de neiges et de glaces recouvraient alors l'itinéraire... Je m'étais juré d'y revenir..

C'est chose faite ! Toutefois, pour éviter une trop forte dénivelée positive et faciliter l'ascension de Morgane (près de 1300m à partir du village le tour), j'ai choisi de démarrer à proximité du col de Balme.

Aux caisses des remontées mécaniques du village le tour, nous prenons donc un billet aller Télécabine de Charamillon + télésiège des Autannes. Dans le télécabine, nous surplombons le petit sentier que j'avais emprunté en mai dernier... J'en profite pour le repérer et le montrer aux filles sur la carte IGN... Morgane qui fixe sous ses pieds le chemin pentu, me bénit d'avoir opter pour cette option un peu moins pédestre.

Le télésiège des Autannes nous dépose à quelques dizaines de mètres du col de Balme qui marque la frontière franco-suisse. Nous laissons la direction du col à notre gauche et prenons à droite, le chemin du lac de Charamillon et du refuge Albert 1er.

Nous profitons d'une vue du Mont Blanc sur un angle un peu inhabituel. Nous pénétrons dans un alpage d'altitude ou des vaches d'Hérens paissent paisiblement... elles sont petites, trapues mais costauds ces vaches là... Leurs cous puissants, leurs fronts larges et leurs cornes en guidon de vélo ont vite fait d'impressionner le randonneur.. Manon et Morgane les dépassent à vive allure.

Le chemin balcon est trè tranquille. Au bout d'une 1/2 heure, nous laissons sur la gauche un petit sentier qui monte au lac asséché de Charamillon et rejoignons rapidement une intersection avec sur la droite un chemin qui monte de la gare intermédiaire de charamillon. C'est ce chemin que nous emprunterons au retour. C'est à peu près ici en contrebas que j'avais été bloqué en mai dernier et que j'avais dû rebrousser chemin. Nous continuons sur ce chemin sans dénivelée d'où le paysage se dévoile virage après virage.

C'est au bout d'une heure de marche environ que le glacier du tour fait son apparition. C'est également à partir de cet endroit que la pente s'élève enfin et que les passages deviennent plus escarpés. Des mains courantes assez peu utiles sécurisent d'ailleurs certains passages.

Au bout d'une heure trente, nous rejoignons la moraine du glacier sur laquelle nous allons maintenant progresser. Le décor devient alors totalement minéral et les choses très sérieuses débutent. On domine les séracs et les crevasses du glacier et on aperçoit tout en haut, en point de mire, le refuge Albert 1er. Morgane en fait presque une syncope. "Il faut monter tout ça !!!". Oui... C'est maintenant que commence la rude montée finale sur un sentier caillouteux. Manon a pris la tête du cortège... J'attends Morgane qui fait de nombreuses pauses.  Je suis un peu inquiet : le temps, qui était superbe jusqu'alors, se gâte à grande vitesse. Des nuages noirs recouvrent maintenant le ciel. Je crains que la pluie fasse son apparition bien plus vite que ce qu'annonçaient les prévisions ce matin.

Nous atteignons le refuge après 2h de marche environ. Il fait très froid. J'achète des boissons chaudes aux filles afin qu'elles se réchauffent un peu. Sur la terrasse du refuge, une horde d'alpinisme sévèrement équipée échange autour de leurs périples. Nous faisons figure de novices au milieu de tous ces montagnards. Il faut dire que le refuge Albert 1er est une porte d'entrée vers la haute montagne. Il gît en bas d'un plateau glaciaire, un vaste domaine des randonnées glaciaires vers la Suisse.

Pendant que les filles se réchauffent un peu à l'intérieur du refuge en avalant leur sandwichs, je sors quelques minutes au dessus du refuge en bordure du glacier. La vue est magnifique sur les aiguilles du Tour et du Chardonnet .. Je distingue au loin une cordée d'alpinistes au milieu de l'immensité... Mon esprit s'évade !

Une forte rafale de vent et un froid glacial me ramène à la réalité... Il se met à pleuvoir.. Le ciel est très chargé... Il est temps de redescendre. 1300 m de dénivelée négatif nous attendent encore.

Nous descendons la moraine.. A l'intersectiondu panneau le Tour, nous renonçons à emprunter le sentier qui descend à pic vers le tour en longeant la moraine... Il nous paraît bien trop dangereux sous la pluie. Nous prenons à droite, le chemin pris le matin. A proximité du passage escarpé, nous assistons à un hélitreuillage...

Plus bas, à l'intersection croisée plus tôt le matin, nous prenons le chemin sur la gauche qui descend à travers l'alpage de Balme en direction de Charamillon. Nous descendons alors le petit sentier piéton qui serpente sous le télésiège en évitant la grande piste carrossable.

Nous sommes descendus rapidement... Il faut dire que le temps ne se prette plus à la flânerie...

Une belle journée encore, une belle marche d'approche d'un glacier.

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 13:57

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Données de la rando

Accès : Chamonix - Prendre la direction du parking du téléphérique du Brévent. Prendre un billet pour la Gare intermédiaire de Plampraz d'où débute cette randonnée. Attention ouverture des téléphériques généralement à la mi-juin. 

Altitude mini : Plampraz 1998m

Altitude maxi : 2534m (Lacs noirs)

Dénivelée : 750m (Plus de 1500m de dénivelée si on ne prend pas le téléphérique jusqu'à Plampraz)

Temps de montée : 2h30

Temps descente : 2h30 (1h15 si descente par le téléphérique du Brévent à partir de Plampraz)

Carte IGN : 3630 OT

Retour : Chamonix parking su Brévent

Difficulté : moyen - bonne foeme physique (temps de marche 4 à 6h, dnivelée de 500 à 1000m) 

Description : Une randonnée somptueuse au coeur de la réserve des Aiguilles rouges face au Mont Blanc. Du fait de leur altitude et de leur orientation, les lacs restent bordés de névés même en été.

Lien vers l'album photos de la rando : Chamonix-Lac Cornu et Lacs-noirs Chamonix-Lac Cornu et Lacs-noirs

 

Le fil de la rando

Chamonix-lacsnoirs-1939h... Nous prenons nos billets aux caisses du téléphérique du Brévent, direction la gare intermédiaire de Plampraz. Nous évitons ainsi une grosse partie de dénivelée (sentier à travers bois qui n'apporte pas de réel plaisir d'un point de vue du paysage).

En quittant la télécabine, nous prenons à gauche la piste qui s'élève jusqu'à l'arrivée du télésiège de la Parsa. Derrière nous, le massif du Mont blanc étale toute sa splendeur : l'Aiguille du Midi, le Mont Blanc du Tacul, Le Mont Maudit et le Mont blanc forment un décor grandiose dans le ciel bleu. J'encourage Manon et Morgane à profiter de ces instants magiques... Morgane, qui s'est levée un peu trop tôt, à son goût, peste déjà dans les premières pentes.

A l'intersection des sentiers, nous bifurquons à droite, quelques mètres en direction de la Flégère, puis prenons très vite à gauche un petit sentier fléché "Lac Cornu". Après quelques marches, le sentier peu pentu, s'élève doucement jusqu'au franchissement d'un éboulis. De temps à autres, quelques trainées de brumes nous enveloppent... Puis, comme par magie, le nuage se dissipe et laisse apparaître au fil du chemin des paysages de toute beauté qui font de chaque minute, un médaillon d'éternité.

La pente devient un peu plus raide... Alors que Manon progresse rapidement, captivée par ce spectacle de nature, Morgane, un peu plus bas, avance péniblement, en maugréant quelques imprécations inintelligibles. Je la stimule un peu et l'invite à promener son regard sur le panorama qui nous entoure. Mais ses yeux noirs qui se posent sur moi, n'annoncent rien de doux et bon : Je la soupçonne de vouloir me jeter quelques vilains sorts ;-D

Par une traversée qui coupe une grande combe sous l'Aiguille de Charlanon, le sentier rejoint une petite brèche dans un gros bloc de rochers. Je déclenche au moment du passage de Morgane.

Nous pénétrons alors dans une combe dans laquelle nous traversons quelques névés. Le sentier s'élève en lacets jusqu'au col Cornu (2414m), matérialisé par un immense cairn et un panneau de la réserve des Aiguilles rouges.

A ce niveau, il faut suivre les marques "disque rouge" en progressant sur des blocs de rochers. Nous apercevons maintenant le Lac Cornu en contrebas (2286m)... Nous essayons de rejoindre sa rive, mais il faut traverser de nombreux névés qui persistent tout autour du lac. Un névé en pente raide nous empêche d'aller plus loin. Nous marquons un petit quart d'heure de pause sur un rocher qui surplombe le lac. Nos regards sont une nouvelle fois attirés sur les sommets prestigieux à 360°. Devant nous, la barrière rocheuse des Fiz. Morgane, qui dévore une barrre de céréales, a retrouvé le sourire. Elle éxhibe un beau T shirt souvenir des nuits de champagne, de l'Aube à l'unisson 2010, lorsqu'elle a chanté avec Louis Chedid... Elle me montre le message de louis Chedid qui y figure "On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime, qu'on les aime".... Des trémolos dans la voix, je crie ce message à la montagne pour qu'elle le diffuse en écho. Le bleu du ciel, les nieges éternelles, les lacs gelés, ces sommets de montagnes aussi prestigieux l'un que l'autre : toutes ces choses que nous disons captivantes n'ont finalement de magie que lorsuq'elles gravitent autour des gens qu'on aime...

Après ce petit arrêt, nous remontons jusqu'au Col Cornu que nous avons franchit tout à l'heure, mais suivons cette fois les "disques jaunes" qui marquent l'itinéraire vers les lacs noirs.

Le sentier rejoint le col de la Glière (2461m) par un passage horizontal, en traversant quelques névés tardifs et monte plus sérieusement en direction des lacs. Une véritable ambiance de haute montagne se dégage maintenant : je ne sais plus où donner de la tête tellement le spectacle me ravit : un petit paradis. Je déclenche à tout va ! Une dernier effort et nous atteignons les lacs noirs. Dans leur écrin de neige et de roche, quelques flaques miroitantes d'un bleu turquoise émergent de la glace... le lac noir semble encore endormi... Superbe, inoubliable ! Les efforts sont si bien récompensés.

Nous pique-niquons dans ce cadre idyllique sous l'oeil attentif des chocards, avant de rebrousser chemin par le même itinéraire qu'à l'aller. (Une variante consiste à rejoindre la Flégère à partir des lacs noirs).

Sur le chemin de retour, nous croisons un bouquetin. Il déguste quelques feuilles de buissons et d'arbres qui bordent le sentier et il est bien décidé à terminer son repas avant de nous céder le passage.

Une très belle journée de rando. Un temps magnifique, un décor de haute montagne somptueux pour un effort raisonnable. Un itinéraire à recommander à tous les randonneurs !

 

 Lien vers l'album photos de la rando :Chamonix-Lac Cornu et Lacs-noirs Chamonix-Lac Cornu et Lacs-noirs

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 14:26

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Données de la rando

Accès : depuis chamonix, prendre la direction d'Argentière puis la petite route en direction du village Le tour. Rejoindre le parking devant la télécabine de Charamillon, col de Balme.

Altitude mini : 1459m

Altitude maxi : 2702 m

Dénivelée : près de 1300m

Période : A réaliser en été... (en mai, début juin, prévoir équipements)

Carte IGN : 3630 OT

Description : Approcher le glacier du tour face aux aiguilles de Chardonnet et du Tour avec un panorama sur la chaîne du Mont Blanc, les aiguilles rouges...

Lien vers l'album photo : Chamonix---le-tour Chamonix---le-tour

 

Fil de la rando

Letour-0687h30 du matin... le parking des télécabines de Charamillon est désert. Je suis seul. Marlène, qui a beaucoup souffert dans la rando de la veille, a préféré rester sur chamonix.

Je laisse les caisses des télécabines à ma gauche, pour remonter une piste sur plusieus centaines de mètres avant de réjoindre à main droite, le sentier piétons. Le petit sentier serpente sous les télécabines dans des pentes assez soutenues. Je marche à bon rythme et rejoint le niveau de la station de Charamillon en 34 minutes. J'ai déjà effectué 335m de dénivelée.

De là, je suis la piste qui monte sous le télésiège des Autaines jusqu'aux chalets de Charamillon puis bifurque à droite sur un petit sentier (1965m d'altitude). Mais la neige est encore très présente... et les choses se compliquent assez vite. Je peine à trouver le chemin qui disparaît par endroit sous de grandes plaques de neige. J'ai du mal à tenir debout sur les parties en dévers..Je contourne un important névé en m'agrippant à la végétation alentour (2008 m d'altitude, 550 m de dénivelée en 1h04). J'évite de peu de marcher sur un serpent qui s'échappe dans un buisson.

Je retrouve enfin le sentier un peu plus haut (2052m)... Il est un peu plus pratiquable et monte en pente raide...

2182m d'altitude (663 m de dénivelée 1h25 de marche) : Je suis dans un vaste champ de neige.. Un alpage d'altitude...Je distingue plus haut en balcon, le sentier très prometteur au flanc de Picheu... Je peste contre moi-même : Je regrette de ne pas avoir emporté d'équipements. Sans crampons, je ne peux pas aller plus loin.

Après quelques minutes de repos à contempler le panorama à 360°, je redescends. Je prends un tout petit sentier qui descend en pente raide et surplombe la combe de Vormaine... Mais la continuité du sentier devient plus qu'aléatoire. je suis face au village du Tour et descend à travers la végétation en perdant rapidement de l'altitude... Je m'efforce de faire des lacets dans la descente trop raide, pour éviter la chute. je termine dans un alpage au milieu des vaches. je m'empresse de passer la clôture et retrouver la piste qui mène au parking des télécabines pour retrouver ma voiture.

Chamonix---le-tour Chamonix---le-tour

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 23:00

AiguilleHouches-101AiguilleHouches-021AiguilleHouches-082AiguilleHouches-157AiguilleHouches-165

Données de la rando

Départ : Parking n°2 du Parc animalier de Merlet (commune des Houches)

Altitude min : 1380m

Altitude max : 2285m

Dénivelée : 860m

Temps de montée : 3h30

Temps de descente : 1h45

Difficulté : Moyenne (sentier soutenu, raide, mains courantes, pédales, barres rocheuses... ). Avant mi-Juin, prévoir équipement (crampons et bâtons)

Carte IGN: 3531 ET Saont-Gervais-les-Bains/Massif du Mont-Blanc

Description : Une belle balade située à l'extrème sud des Aiguilles rouges entre la chaîne du Mont Blanc et la chaîne des Fiz qui emprunte une partie du GR du tour du Mont Blanc.

Cette boucle au départ du parc animalier de Merlet rejoint le refuge de Bel Lachat, puis les prairies humides de Carlaveyron, pour monter jusqu'à l'Aiguille des Houches puis revient au parking de Merlet par les chalets de Chailloux.

Lien vers l'album photos : Chamonix---Aiguillette-des-Houches Chamonix---Aiguillette-des-Houches

 

Le fil de la rando

AiguilleHouches-103C'est à l'aube que nous garons notre véhicule sur le parking N°2 du parc Merlet, totalement désert. Nous sommes à 1380m d'altitude et nous nous engageons sur le sentier panneauté "Aiguillette des Houches"  qui s'élève dans la forêt. Marlène, qui m'accompagne dans cette balade, est un peu fébrile : C'est un bel objectif pour elle : c'est sa première véritable expérience de marche en montagne.

Après quelques lacets en forêt, le sentier longe la clôture du parc de Merlet et atteint l'altitude de 1650m à une intersection. A gauche : l'aiguillette par les chalets de chailloux, à droite par le refuge de Bel Lachat. Nous prenons à droite vers Bel Lachat. Nous avons planifié de redescendre de l'Aiguillette par le sentier de gauche au retour. Le sentier s'élève encore un peu plus. Marlène peine dans la pente, je réduis le rythme. Plusieurs trouées dans la forêt ponctuent notre progression et offrent de beaux tableaux sur le massif du mont Blanc et sur la vallée de Chamonix. Le glacier des Bossons, les aiguilles de chamonix, le Mont Blanc..J'invite Marlène à profiter du spectacle qui vaut bien l'effort que nous sommes en train de fournir.

Le bruit du torrent de Lapaz interrompt maintenant le silence de notre marche. Après le franchissement du cours d'eau, le sentier devient plus escarpé et plus vertigineux. Une main courante et des pédales plantées dans la roche glissante facilitent notre progression aux abords du ravin du torrent de Lapaz. Marlène franchit ce passage, non sans craintes. Je la rassure et l'encourage vivement. Le sentier devient encore plus raide et longe maintenant le ravin des Vouillourds. Marlène se plein de fortes contractions douloureuses dans les muscles de ces jambes... Je lui conseille de manger une barre de céréales pour refaire sa réserve en sucre. Je prends son sac à dos pour la soulager dans la montée.

La pente est de plus en plus soutenue et les 200m de dénivelée qui nous séparent du refuge de Bel Lachat se compliquent encore un peu avec le passage de quelques névés qui persistent en cette période de Mai. L'un d'entre eux, situé en devers, est particulièrement difficile à passer... Je fais un premier passage avec les sacs à dos et reviens chercher Marlène qui s'agrippe à moi en marchant dans mes pas. Encore un petit effort... le refuge de Bel Lachat, perché dans le vide, face à la vallée de Chamonix est à vue. C'est à bout de souffle que Marlène rejoint la somptueuse terrasse du chalet. Le refuge est fermé en cette période de l'année. Nous nous installons, seuls, sur la terrasse panoramique pour partager notre pique-nique. Face à nous, la récompense de l'effort : une vue sublime sur les trois Mont-Blanc (le Mont Blanc du Tacul, le Mont Maudit, le Mont Blanc). Un chocard nous rejoint bientôt pour quémander sa part de nourriture.

Après notre déjeuner, nous continuons par un sentier qui s'élève en direction du Brévent par quelques lacets. Nous atteignons assez vite un cairn des aiguilles rouges ... Au loin, les grandes Platières. Nous bifurquons en direction de l'Aiguillette des Houches... Il nous faut alors traverser une vaste étendue de neige pour passer le col de Bel Lachat.. Des bouquetins nous accueillent en haut du col.. Je prends quelques photos des bovidés. AiguilleHouches-143

Mais là, la surprise est de taille. Les prairies de Carlaveyron, où le sentier devrait serpenté entre des petittes gouilles, est totalement recouvert de neige. L'Aiguillette des houches est elle-même encore enneigée... je dois me ranger à l'évidence. La suite du parcours est impratiquable en cette période de l'année sans équipement... Nous profitons tout de même de la vue au loin sur la chaîne des Fiz (Pointe noire de Promenaz, Pointe d'Anterne, Mont Buet) et faisons demi-tour... Nous redescendons vers Bel Lachat puis vers le parc Merlet par le même chemin qu'à l'aller.

C'est au gîte des chamoniard volant que nous passons la nuit.

 

Chamonix---Aiguillette-des-Houches Chamonix---Aiguillette-des-Houches

 

 

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