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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 21:00

Données de la rando

 

gascgney hohneck-031Départ : Parking de la station du Gaschney (1000m)

Carte IGN ; 3618 OT Hohneck-Gérardmer

Distance : 16kms600

Temps : 4h05 de marche effective + 2h14 d'arrêts cumulés

Dénivelation : + 1005 m

Le parcours : Une belle randonnée alpine, le sentier des névés et la découverte du petit lac de fischboedle, véritable bijou dans son écrin de rochers escarpés. 

 

Album photo de la rando

  vosges---gaschney---Hohneck vosges---gaschney---Hohneck

 

Le fil de la rando

Du parking, nous suivons le chemin carrossable longeant une ferme auberge et nous nous élevons vers la ferme du Schiessroth en cheminant sur le flanc du Petit Hohneck. Nous rejoignons le GR 5 (balisage rectangle rouge) en direction du col du Schaeferthal (1228m). Nous contournons le hohneck par le sentier des couloirs jusqu'au col de Falimont. Ce sentier qui borde la falaise nous offre une vue imprenable sur le Frankental et sur les rochers de la Martinswand. Mais le vent souffle fort ici. Mieux vaut être bien couvert.

Nous gagnons ensuite le sommet du hohneck (1366m)  où nous profitons de la vue dégagée sur le massif vosgien.

Nous prenons la direction du col du Wormspel (balisé Rouge, Blanc, Rouge). Nous profitons plus bas d'une très belle vue sur le lac de Schiessrothried que nous rejoindrons plus tard. Un beau petit sentier balisé triangle bleu traverse d'ailleurs la combe du Wormspel pour rejoindre directement le lac. Nous optons, en ce qui nous concerne, pour le sentier triangle jaune : le sentier des névés (tour de la bresse). j'ai bien envie de tenter la traversée de l'arête rocheuse des Spitzkoepfe mais benja me dissuade dès lors que je lui fait part de la difficulté du projet. Prudents, nous contournons l'arête découpée en dents de scie par le paisible sentier croix jaune et profitons à distance de ces pics qui nous rappellent les Alpes en miniature. Le sentier croix jaune noous mène jusqu'à Kastelberwasen. Nous descendons et prenons en face le chemin rectangle bleu pour atteindre une petite épaule herbeuse portant le chalet Kerbholz (1070m). Nous suivons maintenant le sentier croix bleue qui nous ramène en forêt et débouche comme par magie sur le petit lac de Fischboedle : un véritable bijou dans son écrin de roches. Nous nous attardons quelques instants au bord de petit lac tranquille et enchanteur. Il émet de très beaux reflets qui scintillent. Une pure merveille ! Un régal pour les yeux !

Nous poursuivons la rando en direction du lac de Schiessrothried par un chemin qui s'élève en lacets à travers la forêt. A certains endroits, le chemin devient ruisseau et certains passages sont très glissants. Nous atteignons finalement le lac de Schiessrothried. Nous avons déjà parcouru 14kms200 en 3h36 de marche effective et 803m de dénivelée positive.

J'ai besoin d'exercice physique et j'ai bien envie de regagner Gaschney en remontant la sente jusqu'à Schiessroth. Benja en a plein les pattes. Elle préfère terminer la rando plus tranquilement par le chemin rectangle bleu. Chacun suit son chemin. Je m'élance dans l'ascension vers Schiessroth à grande enjambée. 1km100, 203 m de dénivelée positive et 15 minutes plus tard, j'atteins la ferme de Schiessroth et regagne gaschney. Benja n'est pas à la voiture. Je décide de faire le chemin rectangle bleu à l'envers pour aller à sa rencontre. Après 20 minutes de marche, je rebrousse chemin et repart au parking. benja m'attend à la voiture. Elle a bifurquée sur un autre sentier en fin de rando. Oups !

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 20:00

Données de la rando

 

Circuit troislacs-028Départ : Parking du lac noir (Accès par le col du calvaire (D48II)

Carte IGN : 3718OT

Distance : 14 kms (3h06 de marche effective - 1h30 d'arrêts cumulés)

Dénivelation : + 650m

Point le plus bas : 950m

Point le plus haut : 1302m

Parcours très variés

 

Album photos

  Vosges---circuit-des-trois-lacs Vosges---circuit-des-trois-lacs

 

Le fil de la rando

 

Le brouillard est dense ce matin. Nous ne distinguons pas grand chose de la sombre forêt de sapins qui borde le lac noir.

Nous nous sommes garés au parking et nous empruntons à gauche, le chemin qui effectue le tour du lac (balisage chevalet jaune). Le sentier s'élève en forêt au dessus du lac et passe au dessus de l'usine hydroélectrique. Nous traversons quelques éboulis de roches et rejoignons l'itinéraire marqué d'un disque bleu qui prend la direction de l'observatoire Belmont. Cent mètres après un virage à gauche, nous croisons un chemin carrossable que nous empruntons pour rejoindre le sentier cornelius au balisage rectangle jaune qui mène jusqu'au lac blanc encastré dans les rochers et dominé par  un impressionnant promontoir : le rocher Hans.

Le brouillard commence à se lever et nous commençons à distinguer quelques parties de ciel bleu. Mais le vent nous refroidit.. Nous ne nous attardons pas au bord du lac. Nous attaquons l'ascension vers le rocher Hans par l'itinéraire cercle rouge. Le sentier devient très escarpé et grimpe au milieu de gros blocs rocheux. Certaines parties vertigineuses sont sécurisées par une main courante metallique. L'ascension est rude, sans répit, mais le jeu en vaut la chandelle. Devant nous, apparaît le piton du Rocher Hans surmonté d'une statue de la vierge. Superbe panorama. Ce rocher de granit offre quelques voies d'escalade et il n'est pas rare d'y voir évoluer des grimpeurs sur sa paroi très travaillée. Le sentier se faufile maintenant à travers un passage étroit dans un couloir ascendant, un escalier taillé dans la roche. Une dernière portion de sentier sur éboulis et nous atteignons le sommet à 1243m d'altitude. Nous surplombons le rocher Hans et le lac blanc et profitons du spectacle.

Nous suivons à présent le sentier croix jaune se dirigeant vers l'observatoire Belmont. De là, nous rejoignons les hautes chaumes du Gazon du Faing (1302m) puis amorçons une descente raide vers le lac des truites (lac du forlet). Le lac des truites situé à 1060m est le plus élevé des lacs vosgiens. Il s'encaisse dans une hate falaise en demi-cercle. Les patûrages et les rochers qui le bordent lui confèrent sans nul doute des allures résolument alpines. En bas, nous rejoignons le chemin qui longe le lac et nous dirigeons vers le barrage. Nous traversons la digue et suivons l'itinéraire disque rouge qui monte jusqu'à un petit col à 1122m et redescendons vers le parking du lac noir.

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 23:00

Profil de la rando

Départ : parking Larcenaire (Bussang)

Balisage : raquettes sur fond orange

Carte IGN 36190T

Boucle de 7kms740

Dénivelée positif : 255m

  Rochelotte-001

Album photos de la rando :

Rochelotte Rochelotte

 

Le fil de la rando

Rochelotte-060Les abondantes chutes de neige de cet automne 2010 résonnent en nous comme un appel à déambuler dans les paysages immmaculés du massif vosgien.

Nous profitons d'un petit week-end familial pour faire découvrir à tous, enfants et adultes, les joies de la marche hivernale. Manon, Morgane, Margot, Matthis, Ophélie, Bénédicte, Benjamine, Gaëlle, Cyril et moi-même partons de bon matin en direction du départ des pistes de ski de fond du domaine de la rochelotte pour une rando raquettes à la journée.

Les fortes chutes de neiges de la veille et de la nuit rendent l'accès au départ de la rando très difficile... Mais nous sommes tous au parking de Larcenaire à 822m d'altitude vers 10H30.Le ciel est très chargé mais il neige pour l'instant faiblement.
Gaëlle constate qu'il manque un rivet à l'une de ses raquettes... Elle tente en vain d'aller louer une autre paire au centre de vacances de larcenaire. Finalement, c'est au gré du rafistolage maison d'une bonne ame qu'elle prend le départ de la rando.

Le sport de raquettes ne nécéssite pas d'apprentissage fastidieux.. Après quelque dizaines de mètres, une petite chute par ci, par là, tout le monde a pris ses repères.. Du parking, nous rejoignons le chalet de départ des pistes de skis de fond. Tout est fermé.

Nous progressons tout d'abord sur une large  piste damée : le chemin de la Rochelotte, entourésde grands sapins poudrés. Matthis profite de l'épaisseur de la neige qui borde le chemin et ne manque pas une occasion pour se jeter violemment dans la poudreuse. Un peu plus loin, il est attiré par la beauté de sculptures éphémères de givre et de glace. Il arrache un stalactite suspendu à une roche..

Notre équipée avance à petits pas en rythme décousu. Les arrêts sont fréquents et l'on entend déjà quelques plaintes en queue de peloton. Après 1kms 200 de marche, nous atteignons le chalet de la Rochelote situé à 953m d'altitude. Un nouvel arrêt, quelques prises de vues et nous empruntons le chemin du Peut Haut. Nous quittons la piste damée pour nous enfoncer dans la forêt. La hauteur de la neige atteint par endroit 60 à 70 cm sur le sentier. Les traces ne sont pas faites, ce qui rend la progression encore plus difficile. Je remotive la troupe. Nous allons maintenant marcher en file indienne. Cyri et moi-même marcherons en tête pour faire les traces et rendre la marche plus facile pour le reste du cortège. Le paysage est féérique. le manteau neigeux  est  nu d'empreintes, les branches des arbres plient sous le poids de l'épaisse couche de chantilly qui les recouvre. J'invite tout le monde à profiter de la quiétude et de la beauté des lieux. Mais l'effort demandé pour progresser l'emporte sur le ravissement que devrait procurer le lieu. Les plaintes se font plus vigoureuses. Margot n'ira pas plus loin. Bénédicte souhaite qu'on s'arrête pour manger. Pour compliquer encore un peu les choses, la neige se met à tomber à gros flocons. Quelques dizaines avant le refuge "Le Heimont", nous prenons la décision de faire demi-tour et de rejoindre le chalet de Rochelotte pour manger nos sandwichs à l'abri. Une petite course en raquettes pour se mettre en appétit... puis à table !

Il fait très froid, le thermomète affiche -7°, Ophélie a les doigts gelés et la neige tombe toujours inténsément. Nous prenons le chemin du retour en ponctuant notre avancée par des petites courses pour nous réchauffer.

J'invite au silence...je me concentre sur le crissement de la neige sous mes pas comme pour m'aider à entrer en méditation et profiter pleinement de l'instant, du bonheur d'être là... mais je n'y arrive pas... et je sens l'angoisse qui monte. Est-ce  que l'amour m'aurait quitté ? je ne sais plus comment ni où le retrouver...

Nous n'avons fait qu'un quart du parcours prévu... je suis un peu frustré même si je sais que les conditions météo n'étaient pas facile et le niveau de la troupe était loin d'être homogène.

En tout cas, bravo à tous pour avoir essayé...

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 23:30

Données de la rando

GazonDuFaingr-023Départ : Hameau du Rudlin- Parking Etang des dames (sur la D23 depuis xonrupt-longemer après le Valtin)

Distance : 16kms

Temps de marche : 4h00

Dénivelée positive : 790m

Point le plus bas : 700 m - Point le plus haut : 1306m

Carte IGN : 1/25000 - 3618 OT

Temps : Nuageux - faibles éclairicies, températures : 6° le matin, 13° l'après midi

Points forts : Découverte de la richesse des prairies d'altitude - Panorma sur le lac blanc er le rocher Hans depuis le sentier des névés et sur le lac des truites depuis le sommet rocheux du taubenklangfelsen

Lien vers l'album photos : Balade sur le Gazon du Faing Balade sur le Gazon du Faing

 

Le fil de la rando

Depuis l'étang des dames, nous empruntons la route forestière du Louschbach. le temps est frais (6°) : la polaire et le coupe-vent ne sont pas de trop. Manon est même emmitouflée dans sa capuche.

Après 650 mètres de marche, juste après un virage, nous quittons la route forestière pour emprunter à notre gauche le sentier du Ruhlock (triangle bleu). Le sentier d'élève en forêt et longe le ruisseau du Louschbach à notre gauche.

La forêt se compose principalement de petits hêtres tortueux. Elle est parsemée de quelques épicéas et de sapins.

Nous débouchons sur la route des crètes que nous traversons et continuons le sentier qui monte vers la crête et les hautes Chaumes. De nombreuses bornes frontières bordent le chemin et témoignent de la frontière franco-allemande d'avant 1914.

Un écriteau nous informe que nous pénétrons dans la réserrve naturelle de Tanet Gazon Faing. Créée en 1988, elle protège, sur 500 hectares, trois ensembles de végétaux : forêt d'altitude, tourbières et hautes chaumes.

Nous marchons au milieu de champs de callunes (fausses bruyères) et de brimbelles (myrtilles.). Quelques pins nains (pinus mugo) peuplent le site.

Un peu plus loin à  une bifurcation, nous suivons le sentier disque rouge (rectangle blanc rouge blanc) à droite. Le sentier panoramique passe en corniche au dessus du lac blanc et nous procure de très belles vues sur le lac et sur le rocher Hans. Morgane repère un petit banc accroché au flanc de la montagne juste sous le sentier. Ce petit coin de nature à la vue imprenable sur le lac est l'endroit idéal pour déjeuner. Nous partageons le pique-nique.

Nous reprenons assez vite la route avant de nous refroidir. Le sentier se sépare plus loin en plusieurs ramifications : à gauche le rocher Hans, à droite les hautes chaumes. Nous poursuivons à droite pour rejoindre la crête et les hautes chaume.

Nous débouchons sur la prairie : le faing. Nous sommes sur le GR5. Morgane dépose une pierre sur un cairn.

En cette saison, les chaumes se parent de belles teintes de blés mûrs et de roux... Après quelques dizaines de mètres, nous nous rendons compte que le sol est de plus en plus spongieux. Pas de doute, nous sommes en pleine tourbière.  Au moindre pas, nous faisons jaillir l'eauGazonDuFaingr-031 sous nos semelles. Je m'amuse à sauter au dessus de quelques rigoles gorgées d'eau... je profite des petits plaisirs de la vie !

Des petits ponts de bois ont été installés pour permettre aux randonneurs de passer des zones les plus marécageuses de la tourbière. Nous sommes au milieu des camarines noires, des touradons et autres souchets gazonnants... "Ca te ferait une belle crinière me lance Manon". Je la prend au mot ! la tête dans un monticule d'herbes hautes, je me transforme quelques instants en un lion sanguinaire... Manon immortalise la scène.

Nous atteignons ensuite le sommet du Gazon du Faing. Un groupe de randonneurs allemand s'attardent devant les panneaux de direction. "Gasson du faite..." indique un allemand avec son accent germanique... Manon s'amusera à l'imiter jusqu'au bout du parcours.

Malgré le temps frais et couvert, les sentiers des hautes chaumes sont très fréquentés. Nous qui nous sentions bien seuls lors de l'ascension en forêt ce matin, nous croisons ici de nombreux groupes de randonneurs.

Nous poursuivons le GR5 jusqu'au sommet rocheux du Taubenklangfelsen (1290m). Une petite grimpette sur le roc et quelques minutes d'arrêt nous permettent de profiter d'une vue plongeante sur le lac des truites ou du Forlet...Puis nous continuons jusqu'à la table d'orientation.

Quelques mètres plus loin, nous bifurquons à droite vers la ferme auberge le gazon du faing (balisage disque vert).

Je pénètre dans l'auberge pour demander le topo-guide concernant le sentier de la grande Gentiane. Ce parcours pédagogique est censé nous faire découvir la flore et l'histoire des hautes chaumes. La serveuse de l'auberge est étonnée par ma demande... "Le parcours, c'est fini, ça ne se fait plus..." me dit-elle et elle repart servir ses clients. Dommage !

De l'auberge, nous traversons la route des crètes et suivons le sentier chevalet rouge qui s'éloigne puis retraverse la route et mène à la roche des fées : un amas de gros blocs de granit où, selon la légende, se rassemblaient les fées. J'ai beau chercher, je ne trouve pas trace de ma pt'ite fée !!

Nous entâmons alors la descente pa un sentier qui zigzague dans les bois pour éviter une trop forte dénivelée. Les pentes sont tout de même assez raides à certains endroits. Nous atteignons la cascade du Rudlin qui chute joliment dans un cadre sauvage.

Un dernier effort, nous terminons la descente jusqu'à l'étang des dames en suivant le chemin chevalet rouge.

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 19:30
hohneck-065Caractériqtiques de la rando
Distance : 9kms
Durée : 3h
Dénivelée : Col de la Schlucht (1139m) - Hohneck (1364 m)
Carte IGN : TOP 25 - 3618 OT
Balisage : rectangle rouge - GR5

Difficulté : assez facile avec précautions (vents et brouillards fréquents, certains sentiers interdits l'hiver pour cause d'éboulements et d'avalanches)


Album photos de la rando
L'ascension du honheck en raquettes à neige L'ascension du honheck en raquettes à neige


Le fil de la rando
11h30... Il a neigé toute la nuit et le brouillard enveloppe le col de La Schlucht mais les prévisions météo locales annoncent le retour du beau temps pour le milieu de la journée.
Nous nous engagons sur le sentier du GR5 (rectangle rouge) qui, près de la chapelle, monte dans le sous-bois à flanc de montagne vers le hohneck.
Nous zigzaguons parmi la hêtraie sommitale. Un écriteau indique un belvédère offrant une vue imprenable sur le Montabey... Il est malheureusement impossible de distinguer quoi que ce soit dans ce brouillard. Nous poursuivons notre chemin et débouchons sur une petite clairière. La neige, qui s'est accumulée là en couche épaisse, nous fait l'effet d'un gros plat de crème chantilly. Nous ne résistons pas à l'envie de nous y plonger.
1,400kms 26' de marche : Nous atteignons, un plus haut, les chaumes des trois fours et longeons une piste de skis de fonds. Nous sommes au plein coeur d'une purée de pois.
Nous poursuivons le GR5 dans un petit bois qui nous mène à la crête. On n'y voit rien. Nous ressentons le froid et le brouillard est de plus en plus épais.
3kms200 52' de marche : Nous croisons un couple d'Alsacien qui préfère renoncer à l'ascension par précaution. Il est vrai que nous n'avons aucune visibilité et que nous devons être très proche  des falaises abruptes de la Martinswand... Là, les corniches de neige ne demandent qu'à céder sous le poids d'un randonneur.
Nous avonçons prudemment en longeant les piquets qui doivent border le chemin. Je me retourne continuellement afin d'apercevoir la silhouette de Céline dans l'épais brouillard.
Nous sommes dans la tourmente. Le vent se déchaîne. Arc-boutés, gelés, cinglés par les rafales qui soulèvent des tourbillons de poussières de neige, nous progressons difficilement sur la crête.
3kms480 1h01' : Nous atteignons le col de Falimont qui culmine à 1297m. Les panneaux indicateurs sont hérissés de banderoles de glaces... Je passe un coup de gant pour faire apparaître la direction du Hohneck.
4kms200 1h12' de marche : La silhouette de l'hôtel du sommet du hohneck apparaît enfin...
Mais le vent ne connait aucun répit. Je peine à atteindre la table d'orientation qui se découvre brusquement.
Le vent et le brouillard accentuent la sensation de froid. Pour éviter l'engourdissement, nous quittons rapidement le sommet avec le regret de ne pas avoir pu profiter du magnifique panorama sur tout le massif des vosges et de ne pas avoir pu observer de chamois nombreux en ce lieu. Ce sera pour une prochaine fois.
6kms 1h48 de marche : le brouillard s'effiloche enfin.... Au loin maintenant, le chalet du hohneck réapparaît pour disparaître de nouveau l'instant d'après. Le ciel se dégage sur l'imposant cirque de Frankenthal ; les rochers et les falaises de la Martinswand apparaissent comme par magie. Nous profitons de cet accalmie du temps pour contempler ce majestueux massif de granit aux parois vertigineuse que les alpinistes abordent avec respect.
Le ciel se pare maintenant de bleu et me donne l'envie de ressortir l'appareil photo. Les sapins royaux couverts de givre et de neige forment des batteries de meringues et apportent une touche de féérie dans le paysage.
Nous regagnons la chaume des trois fours où de nombreux touristes s'adonnent aux plaisirs de la glisse en luge ou en skis de fonds.
Puis nous traversons de nouveau le bois de hêtres en direction de la Schlucht. Nous faisons halte au petit belvédère. Notre regard plonge sur les parois abruptes du Montabey, où s'aggripent des sapins. Au milieu de ces pentes raides s'accroche le plus beau chemin des Vosges, le mythique sentier des Roches.
9kms120 2h40 de marche effective à 3,4km/h de moyenne. nous regagnons le parking du col de la Schlucht.

Un petit livre gratuit : Mille secrets, mille plaisirs, mille précautions
Lien vers un petit livre électronique offert par voges-rando.net avec notamment des conseils et précautions à prendre en montagne
link


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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 19:00
Lacdescorbeaux-065Caractériqtiques de la rando
Départ : Camping 'Le Haut des Bluches" (La bresse)
Destination : le lac des corbeaux et le col de Brabant
Distance : 12kms
Durée : 3h
Dénivelée : 357 m (Point le plus bas : 730 m - point le plus haut : 900 m)
Difficulté : Facile, circuit très sage
Balisage : Raquettes n°5 et n°4

Lien vers l'album photos
Le-lac-des-corbeaux-et-le-col-de-brabant Le-lac-des-corbeaux-et-le-col-de-brabant

Le fil de la rando
C'est un week-end "classé noir" par Bison futé... le plus dense des vacances d'hiver : toutes les zones académiques sont en congés...
Loin de la fièvre des pistes de skis surpeuplées en cette période, chaussés de raquettes à neige, nous partons fouler les sentiers désertés, sauvages, de la forêt vosgienne.
Nous commençons aujourd'hui par un circuit bien sage, histoire de se mettre en jambes.
Céline qui n'aime pas le froid n'a pas fait les choses à moitié : collant, salopette de ski, polaire, veste en Gore-tex avec doublure, écharpe, bonnet, capuche, une paire de gants sous une paire de moufles...
Emmitouflés dans nos vêtements, nous attaquons la randonnée à 12h15. Nous sommes à 730 m d'altitude. Le temps est couvert.
Le chemin s'élève doucement dans la forêt. Il n'a pas neigé ici depuis plusieurs jours. la neige ancienne qui recouvre le sol est verglacée, croûtée,
ce qui procure de moins bonnes sensations que si nous marchions sur de la poudreuse. Les arbres ont perdu leur parure crème chantilly, ce qui enlève un peu de féérie à l'ambiance du décor.
Ma petite fée de l'hiver se débarrasse soudain de son écharpe puis d'un mouffle dans un déhanché qui ne me laisse pas de glace... La balade retrouve toute sa magie.
Nous atteignons le lac des corbeaux au bout de 25 minutes (de marche effective). Sous sa carapace de glace, le lac somnole dans sa torpeur hivernal. Le brouillard nous cache la cime des arbres qui l'entourent. Le lac des corbeaux doit son nom aux sapins qui l'avoisinent aussi noirs que les corbeaux qui hantent, dit-on, l'endroit. Il permet de produire de l'électricité pour La Bresse.
Nous prenons la direction du col du Brabant (circuit n°4).
Nous quittons la forêt. le circuit est plat ; il devrait nous offrir une vue magnifique sur la Bresse, sur la vallée de la vologne et sur les crêtes vosgiennes mais le temps est malheureusement bouché et on n'y voit pas grand chose.
1h de marche (4kms 230 depuis le point de départ). Nous atteignons une partie de route déneigée. nous déchaussons nos raquettes et poursuivons la randonnée. La station de ski alpin du Brabant est en vue. La neige se met à tomber à gros flocons pendant quelques minutes puis nous laisse un peu de répit juste le temps d'avaler nos sandwichs.
Nous prenons le chemin du retour et regagnons le lac des corbeaux sous les chutes de neige (9kms100 en 2h11 de marche).
Un petit "arrêt pipi" dans la cabane WC du lac et nous empruntons le chemin de Séchemer dans la poudreuse.
Nous marchons dans la neige vierge, quittons quelques instants les traces comme si nous inventions notre chemin et nous reposons quelques instants sur le tapis neigeux le temps de quelques prises de vues.
La neige qui tombe fortement nous farde le visage : les yeux ourlés de cils blancs, le nez rouge et la goutte au nez, nous poursuivons le sentier jusqu'à l'étang de Séchemer situé à 862 m d'altitude. Cet endroit est paisible et la neige fraîche qui recouvre maintenant les lieux lui donne un charme tout particulier. Clic, clac... un nouveau coup de déclencheur dans un réflexe photos
Le chemin descend alors pour regagner le haut des Bluches. Nous aurions dû pendre le circuit dans l'autre sens pour le rendre un peu plus physique et nous réchauffer un peu plus.
Nous regagnons la voiture après 2h50 de marche pour 12kms 300 (4,3 km/h de moyenne) et 1h44 d'arrêts cumulés.
Nous gagnons alors la charmante ferme auberge de Liezey pour profiter au coeur de la forêt vosgienne de merveilleux instants de tranquilité aux soupçons de douceur.
Une accueil chaleureux, un cadre extérieur et intérieur très agréable, des assiettes copieuses dans la tradition du terroir qui raviront les gourmands... une adresse à recommander (link)



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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 17:36
Le Circuit prévu
blanchemer-011Une randonnée en raquettes à neige dans le
secteur de Gérardmer / La Bresse
Nous avons repéré notre itinéraire la veille à l'aide de la carte IGN TOP 25 3618OT. Nous partirons du pont de Blanchemer, pour gagner le lac gelé de blanchemer puis nous effectuerons l'ascension du Rainkopf en passant par la ferme auberge de Ferschmuss. Nous irons jusqu'au sommet du RothenbachKopf et regagnerons notre point de départ par la vallée. Un circuit de 9kms (600 m de denivelé) que nous comptons boucler en 3h30, 4h de marche.
 
Le fil de la rando

Lien vers l'album photos : Randonnée raquettes à neige - lac de Blanchemer Randonnée raquettes à neige - lac de Blanchemer

Nous partons de Landreville à l'aube (6h30 du mat.) et nous arrivons à La bresse vers 10h. Nous louons l'équipement de randonnées pour Benja (raquettes, chaussures et bâtons), avalons un petit café et prenons la direction de notre point de départ situé sur la D34d route de vologne, 2 kms avant le domaine skiable de la Bresse.
Nous garons la voiture sur un petit parking en bord de route et enfilons notre équipement. Cette randonnée est l'occasion pour Benja d'effectuer son baptème en raquettes à neige. Confiante, Benja l'aventurière, spécialiste de la glisse et reine du snowboard me livre sa première pensée : Les raquettes c'est un sport de vieux...

10h55 : Altitude 835 m
Emmitouflés des pieds à la tête, nous démarrons la randonnée par un large sentier bien damé au milieu d'un bois de sapins. L'air est doux, le ciel est bleu, la neige est abondante. Voilà qui présage d'une belle journée.
A peine 250 mètres effectués, Benja perd une raquette mal fixée.

13'21 de marche : 800 m de marche, 908 m d'altitude
Les rayons du soleil nous chauffent le visage et se reflètent sur l'épaisse couverture neigeuse. Nous avons l'impression de progresser sur un épais tapis de diamants scintillants.
L'énergie provoquée par l'effort nous procure une trop grande chaleur : nous retirons nos polaires.

18' de marche : 1km100
Avec le redoux, des amas de neige se détachent et glissent de la cime des arbres de branches en branches entraînant d'autres paquets en une petite avalanche qui se pulvérise dans une pluie de paillettes scintillantes. Nous levons les bras et le visage pour recevoir cette poudre magique avec l'illusion d'être des personnages enfermés dans une boule de neige que dame nature s'amuserait à retourner sans cesse.

24'14 de marche : 1km560 983 m d'altitude
ça grimpe ! Benja est à la traîne. Elle souffre. Nous atteignons une fourche, nous prenons le chemin de gauche direction Rainkopf. Je ralentis le pas.

31'54 de marche : 1km900 1017 m d'altitude
Je rejoins un groupe de randonneurs qui bifurque à gauche pour emprunter le circuit Artimont. Benja a du mal, elle s'arrête souvent... Quand elle arrive à mon niveau, elle a le souffle coupé. Elle prend une bonne bouffée d'air mais peine à articuler : "J'ai le coeur qui va lâcher me lance t'elle. j'arrête, je connais mes limites, je regagne la voiture... " Je l'encourage à poursuivre sur un rythme plus lent. Elle acquiesce d'un geste de la tête et ravise son jugement : la rando raquettes, c'est pas aussi facile qu'on peut le penser.
Nous continuons tout droit direction les chaumes. Le sol n'est plus damé, nos raquettes s'enfoncent profondément de 10 à 15 cm dans la poudreuse ce qui rend notre progression difficile.

42'52 de marche : 2kms290 1044m d'altitude
Le Rainkopf culmine à 1305 m. A ce rythme, on est pas rendu. Benja tente un pas en arrière et chute dans la neige.
Nous décidons de changer notre itinéraire, nous empruntons un petit sentier à droite marqué d'un disque jaune qui redescend sur le lac de Blanchemer.
Benja retrouve le sourire... Elle est dans son élément "Super ça descend ! "  Elle prend la tête de l'expédition. "On dirait une piste de Bobsleigh..." Benja pose ses fesses sur le sentier gelé, elle lève les jambes et s'aide de ses bâtons pour s'élancer... Une bonne rigolade !

51'42 de marche : 2kms670, 984 m d'altitude
Nous atteignons le cirque glaciaire. Le froid et la neige ont transformé le lac en une vaste étendue blanche et lisse.
Nous visitons le petit refuge situé au bord du lac. Nous nous arrêtons déjeuner et profitons du cadre.
Aux abords du lacs, la couche de neige atteind plus d'un mètre. Enfoncé à mi-cuisse, le temps d'une photo, je joue des bâtons mais je n'arrive pas à me dégager. Benja me porte secours.
Après un long moment de détente, nous reprenons la direction du Rainkopf (triangle bleu).

4kms200 de marche:
C'est au prix d'efforts intenses que nous progressons dans l'ascension vers le Rainkopf. Nous nous enfonçons jusqu'aux genoux. Grimper devient vite impossible.
La neige accumulée là nous force à rebrousser chemin.
Nous décidons de faire le tour du lac et de regagner le pont de Blanchemer
Nous marquons un long arrêt sur la rive opposée du lac et jouons dans la neige.
Nous nous inventons un nouvel ami... Nestor, un bonhomme hilare avec qui nous partageons notre aventure... Ce joyeux bonhomme tout blanc connaît bien des secrets. Il nous raconte les histoires du coin.
"Autrefois, les fées étaient nombreuses dans la région" nous dit-il. "Elles se retrouvaient le soir pour danser autour du Honheck. Une légende raconte d'ailleurs la triste aventure d'un paysan qui surprit une fée au bord du lac de blanchemer. Elle avait des vêtements nuit mouchetés d'étoiles. Elle lavait de fins voiles brodés d'or. Interrompue par ce paysan irrespectueux et pervers, elle lui jeta un sort pour le punir de l'avoir importunée. Pris de panique le paysan erra dans la forêt toute la nuit et quand il retrouva sa ferme au matin, elle était réduite en cendres et en ruines".
Nous immortalisons nos échanges avec Nestor par quelques prises de vues, puis nous reprenons la route, laissant notre ami sur le bord du chemin.


5kms430 de marche :
Nous avons contourner le lac, nous empruntons le sentier triangle bleu Pont de blanchemer, un chemin parallèle à celui que nous avons pris à l'aller mais qui serpente dans la forêt. La neige fraiche est craquante comme de la meringue. Nous nous frayons un chemin parmi les arbres.

6kms 500 : 2h de marche à 3,3Km/h de moyenne, 385 m de dénivelé
Nous regagnons le parking et retrouvons à proximité du ruisseau de Blanchemer où nous l'avions laissé au frais bien enfouie sous la neige une bouteille de champagne René Jolly. Nous trinquons à cette belle journée.
Nous n'avons pas atteint le Rainkopf mais nous avons bien profité


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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 20:56
Présentation
Wildenstein (Rocher sauvage) est le dernier village de la haute vallée de la Thur. Le circuit du jour va nous mener du village de Wildenstein vers les hautes crêtes. Nous passerons à proximité de l'Altenberg, rejoindrons le Rainkopf, puis le RothenBachkopf, le schweissel et descendrons jusqu'à la ferme auberge de Schafert pou revenir à Wildenstein. Une très belle randonnée, très variée et un itinéraire long et une dénivelée cumulée importante.

"Ils voient mais ils ne ragardent pas...
Ils entendent mais ils n'écoutent pas...
Ils sentent mais ils n'inhalent pas...
Ils touchent mais ils ne ressentent pas...
Ils goûtent mais ils ne savourent pas."

Cette rando est l'occasion de faire mentir cet adage et d'utiliser au maximum tous mes sens. la magie des paysage, la féérie des couleurs, le bruit du vent, des oiseaux, le crissement des feuilles sous mes pas, la bonne odeur d'humus et des sous-bois. la peau,
tantôt cinglée par le vent glacial, tantôt caressée par les doux rayons du soleil.
Oui, cette rando fut bien la fête des sens !

Les données de la rando

Départ : Parking de la mairie de Wildenstein (altitude 570m)
Distance parcourue : 22kms800
Dénivelée cumulée : 1300 m
Heures de marche : 4h39 (Prévoir 6h pour un marcheur moyen)
Moyenne : 4,9 km/h (une bonne moyenne compte tenu de la dénivélation)
Arrêt : 1h14 d'arrêts cumulés
carte IGN : 3619 OT Bussang - La bresse
Remarques : rando difficile compte tenu de la dénivelée. Prévoir un bon coupe-vent, un bonnet et des gants à cette époque de l'année.
Album photos : Wildenstein tour de la haute vallée de la thur Wildenstein tour de la haute vallée de la thur

L'itinéraire

Je me gare sur le parking de la mairie d'où je démarre à 9h00. Le thermomètre affiche 1°C.
Le balisage part de la mairie. je commence par suivre le chemin triangle Jaune. Après 350 m dans le village, le sentier monte à gauche en suivant un petit ruisseau. J'ouvre une barrière et entrepends la montée dans la forêt.

10 min. de marche, 794 m parcourus... Une nouvelle barrière me permet d'éviter de passer par dessus une clôture électrifiée. Le chemin s'élève sévèrement à travers prés.

1 km 13'46 de marche : L'altimètre de mon GPS affiche 735 m. Je passe une ancienne ferme et rejoins une petite route asphaltée. Je la prends sur la gauche sur 60 m et trouve à droite, au niveau d'un poste de transformation, le sentier triangle jaune qui monte en direction de pourri-Faing.

1km340 17'53 de marche : j'atteins la chapelle Notre Dame de la joie qui m'offre une belle vue sur le village dessiné tout en longueur de Wildenstein. je poursuis le chemin triangle jaune.

1km740 : Un gros chien de Montagne descend le chemin. Il aboie sauvagement et me barre la route. Surpris, je recule.. Il en profite pour aboyer plus fort tout en effectuant des bonds. je ne vois pas son maître. Chacun reste à sa place et dévisage l'autre pendant 2 ou 3 minutes. Je décide finalement d'avancer, il fait de même. Nous nous croisons pas trop rassuré ni l'un ni l'autre.

2 kms : j'entre dans le massif du grand Ventron et continue l'ascension en forêt. Au loin, je distingue l'écho de tronçonneuses.. Le sentier serpente alors dans le bois. Une alternance de pentes douces et de pentes raides jusqu'au col de pourri-faing.

4kms 51'54 de marche : Je suis dans la tourbière de Pourri-faing à 1100 m d'altitude. Déjà 537 m de dénivelée depuis le départ. Bien que de dimension modeste, cette tourbière est classée d'intérêt international pour la qualité de son site et de sa flore (droséra, andromède, linaigrettes). Mais ce n'est pas la bonne période pour les admirer.
Je passe quelques caillebotis et prends maintenant la direction du Col Bramont (chemin rectangle bleu).
Le chemin s'élève su les flancs de l'Altenberg.

4kms380 58' de marche : Je suis le panneau Col bramont direct, sentier de droite. Je monte encore pendant 200m pour atteindre l'altitude 1163m.
Le sentier descend alors rapidement. Il fait plus frais. j'enfile mon coupe-vent que j'avais enlevé pour la montée.

5kms270 1h10' de marche : A une bifurcation deux itinéraires me sont proposés pour atteindre le col de Bramont. J'opte pour celle de droite : "col du Bramont par sentier" (rectangle bleu-blanc-bleu).
Choix judicieux : Le sentier pittoresque descend rapidement dans des passages escarpés dans une ambiance sentier de vertige jusqu'au col de Bramont (956m).

6kms 1h18' de marche : je traverse la route que je viens de rejoindre et prends en face la direction du col de l'Etang (chemin rectangle bleu). je m'élève de nouveau en forêt.

7kms570 1h35' de marche : un beau point de vue sur le village de Wildenstein et le lac de kruth-wildenstein.

8kms 580 1h48' de marche : Je passe un petit abri en forêt et poursuis le chemin recrangle bleu. Le chemin serpente en prente raide.

9kms400 2h01' de marche : Je rejoins la route des américains que je traverse en suivant toujours le chemin rectangle bleu.
300 m plus haut, je prends à droite le sentier qui mène à la source de la Thur (balisage croix verte)

9kms980 2h08' de marche : j'atteins la route des crêtes (1191m d'altitude) Je la longe 5 minutes sur ma droite. Il fait très froid. Le vent me cingle le visage. Mes mains sont gélées. je distingue le haut du Rothenbachkopf qui me fait penser à une grosse meringue givrée.

10kms500 : Face au parking du centre d'initiation nature, je traverse la route et emprunte le sentier rectangle rouge-blanc-rouge qui longe un pré où quelques vaches paissent le patûrage gelé.
Je monte au sommet rocheux du Rothenbachkopf (1316m). Avant de perdre mes oreilles, Je m'entoure la tête d'un foulard et j'accélère le pas pour me rechauffer le corps. Je quitte vite le sommet et retrouve le chemin rectangle rouge-blanc-rouge qui parcours la crête.

12kms800 2h42 de marche : le soleil fait son apparition. Ses rayons qui balaient mon visage m'apportent une pure sensation de chaleur et de bonheur.

13kms800 2h53 : Direction col du Herrenberg (1191 m) (rectangle rouge-blanc-rouge)
Je trouve un peu plus loin un abri randonneur pour me protéger du vent. J'avale un sandwich et une pomme et reprends ma route.

14kms 3h00 de marche : Je traverse deux prés à vaches. Je dérange deux animaux en pleine cabriole sexuelle et prends la direction de Schweisel.

15kms700 3h19' de marche : j'atteins le sommet du Schweisel (1271m) et descend au petit col.

16kms700 3h30' de marche : Altitude 1203 m , je prends le sentier croix jaune direction la ferme auberge de Schafert. Je quitte les crêtes et redescend à travers la forêt.
Je traverse de nouveau la route des crêtes et poursuis la descente sur une croupe herbeuse parmi les vaches.

17kms600 3h41' de marche : Je croise une cabane perchée en haut d'un arbre. Je retrouve mon âme d'enfant et vais m'étendre quelques instants dans la cahute.

17kms900 : Je rejoins la ferme auberge de schafert et peine à trouver le chemin de la Huss. J'ai pris une mauvaise direction. Je dois remonter la route. J'aurais dû longer les batiments. le sentier se trouve à droite de l'auberge.
Je remonte le chemin (rectangle bleu) sur 150 à 200 m et dois trouver d'après la carte, un sentier sur ma gauche triangle rouge). Je cherche mais je ne trouve pas... je poursuis le chemin cercle bleu et reviens finalement sur mes pas. Je vérifie mes coordonnées GPS et me situe sur la carte.
Je retrouve finalement un chemin marqué d'une croix jaune (direction lac Wildenstein et auberge neufeld). C'est ce sentier qui apparaît sur ma carte en triangle rouge. Je prends dons le chemin croix jaune.
je m'aperçois très vite que certaines traces de triangle rouge subsistent sur les arbres. Cette fois, c'est sur le chemin triangle rouge a été remplacé par ce sentier croix jaune. Je suis rassuré.
Je descends un grand chemin forestier, passe quelques ruisseaux et atteins la ferme auberge de Neufeld.

21kms800 : je prends la direction d'un sentier disque rouge direction Wildenstein centre. Je passe un pré et descends une pente raide jonchée de pierres (attention aux chevilles) jusqu'au village. Mes genoux souffrent dans la descente.

22kms800 : le sentier débouche juste en face de la mairie. Je retrouve ma voiture.







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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 11:01
Samedi 4 octobre 2009 - 9h30
La randonnée pédestre démarre du parking du lac d'Alfeld (620m) en amont de Sewen (vallée de la Doller).
Nous partons pour une quinzaine de kilomètres et une dénivélation dépassant les 800 m.

Le lac d'Alfeld est issu du travail d'érosion glaciaire. Les eaux du lac sont retenus par une digue spectaculaire de plus de 30 m de haut. La muraille de chine s'exclame Manon !
Le lac est très peu rempli, mais le peu d'eau qui reste offre déjà un très beau spectacle .La lumière douce du matin offre un miroir iddylique des forêts de feuillus qui l'entourent. J'imagine que le spectacle doit être grandiose quand les conditions sont réunies :  les couleurs flamboyantes de l'automneet le lac plein.

La montée vers le ballon d'Alsace

Nous traversons la digue du lac, puis longeons ce dernier par un petit sentier pierreux , marqué par un disque rouge. Le sentier s'élève et débouche sur la route D466 menant au ballon d'Alsace à proximité de la ferme-auberge Hinteralfeld.
2kms : Nous passons le pont de l'Alfeld et retrouvons le sentier disque rouge à droite. Nous laissons le sentier triangle rouge à gauche et poursuivons avec le sentier disque rouge. Après 700 m de montée, nous débouchons une nouvelle fois sur la route. Nous marchons depuis 38 minutes. Nous traversons la route et empruntons le chemin chevalet rouge en direction du refuge de Boedelen.
51 mn. de marche, 3km800 : Nous atteigons le refuge, prenons quelques prises de vues. Le refuge est fermé à cette époque mais on peut accéder à l'entrée à un abri couvert et à de l'eau potable. Morgane en profite pour remplir une gourde. Nous poursuivons le chemin chevalet rouge en forêt.
56 mn. de marche 4km200 : Nous passons un alpage rempli de bouses séchées attestant la présence de vaches cet été en ce lieu.
4km300 : Le sentier s'élève plus durement dans un environnement sauvage. Manon s'égare dans des flatulences dont les gaz pestilentiels m'irritent les narines.. J'accélère le pas et me place devant-elle. Quelques mètres plus loin, c'est au tour de Morgane de s'abandonner à un pet bruyant qui résonne dans la forêt.
4km970, 1h07 mn. : Après une montée épuisante, nous atteignons la jonction de chemins (1047m). Nous prenons à gauche la direction la chaumière (sentier cercle bleu). Attention, ne pas emprunter le chemin col de la chaumière.
Le sentier chemine horizontalement à flanc de montagne.
5km600 1h17 de marche : Un troupeau de chèvres nous barrrent le chemin. Elles ne paraissent pas affolées ni même surprises à notre approche... Elles s'écartent doucement pour nous laisser poursuivre la randonnée.
5km960 : le chemin s'élève en pente raide. un passge nécessite que nous nous agrippions aux arbres pour ne pas glisser dans la pente.
6 km 1h23 de marche : Nous croisons un beau point de vue sur les lacs d'Alfeld et de Sewen.
6km350 : Nous croisons un panneau indicateur du club vosgien fixé à un arbre. Nous abandonnons le sentier  et prenons en face du panneau une sente non balisée pour rejoindre rapidement la crête que nous distinguons juste au dessus de nous.
6km410 : Nous débouchons sur la crête. un vent frais nous raffraichit le visage et le corps. Nous longeons la route sur notre droite et passons à proximité de la ferme auberge du ballon d'Alsace. Le sentier se termine par des marches que nous montons pour atteindre le sommet.
7km450 1h46mn. de marche : Nous avons atteint le sommet du ballon d'Alsace à une moyenne de 4,2 km/h. Ce sommet domine la plaine d'Alsace et les vosges méridionnales. Il a été un lieu de culte celtique dédié à Bel ou Baal : dieu du soleil. Nous prenons place dans la table d'orientation, nous nous promenons par un sentier de découverte sur le flanc de la montagne et nous nous posons pour pique-niquer. Nous nous arrêtons un peu plus d'une heure, profitons du panorama. Il fait un peu frisquet mais le ciel est d'un magnifique bleu et le soleil brille.
Nous entâmons une séance de sauts de joie pour remercier Baal et pour profilter de ces instants de bonheur.
L'album de nos sauts de joie : Saut-de-joie Saut-de-joie .

La descente  vers le lac d'Alfeld

Nous suivons le sentier rectangle rouge (GR5) situé face à la table d'orientation. Le chemin est très escarpé. Certains passages sont particulièrement glissant malgré les chaussures de rando.
8km900 2h12 de marche : Nous prenons la direction du la chaumière (disque bleu et rectangle rouge)
9km350 2h19 de marche : Nous prenons sur notre doite la direction du lac d'Alfeld (sentier cercle bleu)
9km630 : Nous regagnons une jonction déjà atteinte à la montée. Nous prenons la direction du lac d'Alfeld Sewen (pas par Boedelen - chemin déjà parcouru à la montée). et un peu plus loin (9km970) le sentier pittoresque chevalet rouge.
10km300 2h32 : Alors que nous effetuons la descente dans un chemin forestier au pas de course, un point de vue sur le lac nous stoppe. Un randonneur a perdu ici sa paire de lunette. Nous décidons de l'attacher à un arbre avec de la ficelle et ajoutons une barbe de mousse à ce petit elfe de l'arbre. Si le randonneur repasse par ici, il ne pourra pas louper ses lunettes.
11km600 2h51 demarche : Nous atteignons un abri très récent tout en rondins de bois : l'abri  de Wasserfall. Une feuille de papier retenue par une pierre indique que la peinture est fraiche du 2 octobre. Cet abri chaleureux est perché sur un superbe belvédère donnant sur le lac d'Alfeld et sur Sewen et son lac.
11km800 Nous passons un ruisseau quasiment à sec. Ce ruisseau donne naissance à la cascade de Wasserfall, située plus bas.
12 kms : Nous poursuivons par le chemin chevalet rouge direction Lac d'Alfeld par Wasserfall.... Une échelle attachée à la roche nous mène à la cascade. Stuppeur ! Elle est complètement à sec. Pas une goutte d'eau ne s'écoule sur l'imposant rocher... Nous revenons sur nos pas et terminons la descente vers le lac d'Alfeld.

En résumé :

13kms200 en 3h14 de marche à une moyenne de 4,1 km/h, un peu plus de 2h d'arrêt.
Une dénivélation cumulée de 848 m
Une très belle randonnée, variée qui demande néanmoins une bonne forme physique compte tenu du dénivelé.
Nous avons apprécié la montée vers le ballon d'Alsace et nos instants sur la crête. les petits sentiers forestiers et le belvédère de l'abri de Wasserfall.
Nous avons regretté : la cascade de Wasserfall à sec et le lac d'Alfeld très peu rempi...

Les photos de la randonnée :

Ballon d'alsace Ballon d'alsace

Saut-de-joie Saut-de-joie


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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 23:15
Nous avons tiré l'itinéraire de cette randonnée du livre "Les plus belles randonnées des vosges - Edition Glénat" de Jérôme et Anne Renac
Le col de la Schlucht est l'un des plus fréquentés des cols vosgiens. Il relie les vosges lorraines à l'alsace et a toujours été un axe de passage important. Il marquait autrefois la frontière franco-allemande et il fût emprunté  par de nombreux contrebandiers qui faisiaient transiter café, alcool, bétail d'un côté à l'autre de la frontière. De nombreuses bornes frontières marquées d'un F et d'un D jalonnent d'ailleurs encore la crête.
Alex et moi décollons à 6h précise de Troyes pour rejoindre la Schlucht et revivrece sentier des contrebandiers.
Nous garons la voiture sur le parking du col de la Schlucht et entamons le parcours autour de 10 h. C'est Alex qui nous guide carte et GPS en main.
L'itinéraire débute à droite de l'hôtel-restaurant le Tétras et commence par une rude ascension de 20 minutes. Des monticules de neige parsèment ici et là le chemin pierreux. Nous sommes sur le GR5 balisé rectangle rouge.
En haut de la côte, nous prenons à droite la direction de Hirschsteine par escaliers balisé triangle jaune qui nous mène au belvédère du Spitzenfels et profitons quelques instants de la vue panoramique et des tours rocheuses qui veillent sur le col de la Schlucht.
Nous suivons le sentier triangle jaune (Hirschsteine) sur près d'un kilomètre et entamons la montée vers Hirchsteine. Un curieux passage dans une fissure rocheuse nous donne accès à cette magnifique étendue rocheuse.
Après quelques dizaines de mètres sur un sentier de vertige muni de cables, nous nous retrouvons dans une gorge et entamons l'ascention de l'impressionnant promontoire rocheux des Hirschsteine grâce à un escalier métallique.
En haut, nous abondonnons quelques instants notre sentier pour suivre un flèchage menant à un belvédère. Nous revenons sur nos pas, continuons le chemin triangle jaune qui rejoins un chemin marqué rectangle bleu que nous prenons à droite en direction de refuge de Schupferen. Nous suivons maintenant un balisage disque jaune et longeons la tourbière de Missheimle au pied d'une impressionnate falaise rocheuse.  Le chemin rejoint le col et descend vers le télésiège jusqu'à la ferme auberge de Seestaedtle. Le ciel bien clair jusque là se couvre dangereusement et nous entendons au loin un premier coup de tonnerre.
Nous nous engagons dans la forêt par un petit sentier disque jaune indiquant la direction du lac vert, traversons un ruisselet et rejoignons un large chemin marqué d'un chevalet jaune. Nous prenons à gauche direction Lybruch et nous nous élevons en forêt par un sentier en lacets au dessus du lac vert. C'est tout en haut de la pente que nous profitons d'une vue panoramique sur le lac.
Nous récupérons un chemin de GR balisé rectangle rouge que nous suivons à gauche en forêt. Nous nous arrêtons en ce lieu pour avaler rapidement un sandwich. Le tonnerre gronde. Il se rapproche.
Le sentier débouche du bois sur une sente à gauche qui mène à un belvédère qui nous offre une très belle vue sur le Tanet et le petit ballon. Alex s'allonge quelques instants dans l'herbe tendre à côté d'un petit champ de myrtilles.
Les premières gouttes de pluie se font sentir. Nous prenons le sentier de crête qui longe la tourbière et monte au sommet rocheux du Tanet (1292 m). La pluie devient plus dense. ALex se couvre des pieds à la tête d'un Kway. Nous avançons vers un ancien abri militaire quand le tonnerre se fait plus proche. Nous sommes rattrapés par l'orage !
Nous accélérons le pas. Mieux vaut ne pas s'attarder sur la crête par temps d'orage. Nous rejoigons les Hautes Chaumes. Quatre randonneurs ont adoptés une position de survie en cas d'orage en montagne. Ils ont réduit autant que possible la surface de contact entre le corps et le sol en s'enroulant sur eux-même : Accroupis, la tête rentrée entre les épaules, les genoux fléchis, pieds et jambes joints et mains sur la tête.  Ils ont abandonnés leurs sacs à dos et leurs batons métaliques à quelques mètres de là.
Ils sont un peu trop près l'un de l'autre et n'ont pas isolé leurs pieds du sol ruisselant.
Nous hésitons un instant sur la marche à suivre quand un éclair déchira le ciel et le tonnerre retentit en écho.
Voilà un dilemene : courir sous l'orage n'est pas conseillé (en plus je suis plus grand qu'Alex) mais en même temps, la crête est la plus mauvaise position en cas d'orage, Alex qui a compté les secondes entre l'éclair et le coup de tonnerre m'assure qu'il est à près d'1km derrière nous.
Nous fuyons la crête à grandes enjambées. les pierres sont glissantes, Philo chute lourdement. Bilan deux ématomes à la main gauche et sur le genou droit.
Nous avons rejoins l'ensemble rocheux des Wurzelstein, nous nous sentons plus à l'abri ici. L'orage gronde toujours mais il est toujours derrière nous. Nous terminons le parcours au pas de course et rejoignons le col de la Schlucht.
Nous faisons halte à Gérardmer où nous prenons quelques photos témoignant de la fête des jonquilles de la semaine passée et prenons un rafraichissement en terrasse mais l'orage nous a suivi. Des trombes d'eau et de grêles se déversent sur Gérardmer dans un décor chaotique. La terrasse se transforme en capharnaüm.
Une bonne journée, des décors somptueux, de belles sensations sous l'orage... un seul regret, ne pas avoir pu profiter de quelques moments de repos allongés là haut dans la lande sommitale.

Les données de la rando
distance : 12,5 kms
temps de déplacement : 3h02
temps arrêté : 1h04
Moyenne en déplacement : 4,1 km/h
Vitesse max : 13,2 km/h : pour fuir l'orage !
Altitude max. : 1299 m
Dénivelé : 646 m

Les photos de la rando

Col-de-la-Schlucht Col-de-la-Schlucht

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